mardi 14 décembre 2010

Aujourd'hui, la FED a perdu 8 milliards de $ sur son actif

Et oui, la hausse des taux...

Décidément, on entend beaucoup parler du capital des banques centrales ces derniers jours...

In One Day, Federal Reserve Posts $8 Billion In Unrealized Capital Loses (And Possibly Double That)
ZeroHedge, 14/12/2010 (traduire en Français texte en anglais )
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Today we get a brief glimpse of what will happen to the Fed's balance sheet when rates surge. In the span of one day, the Fed took an $8 billion unrealized loss on its $1.07 trillion in Bonds, TIPS and Agencies. It also likely experienced a comparable loss on its MBS portfolio. It's a good thing the Fed has $57 billion in capital accounts. Which means 4 days like today, and all of the Fed's equity buffer is wiped out. What happens next is up to congress.

12 risques classés selon leur impact et leur probabilité

Presenting The Twelve Things That Keep Niels Jensen Up At Night
ZeroHedge, 14/12/2010 (traduire en Français texte en anglais )
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In summary, the dozen risks are the following:

   1. High yield priced for perfection?
   2. The risk of double dipping
   3. The sinking ship of Japan
   4. Beggar thy neighbour mentality
   5. Capital flows too hot to handle
   6. Chinese inflation out of control?
   7. Food inflation induced civil unrest
   8. Is India an accident waiting to happen?
   9. European contagion and solvency risk
   10. Massive refinancing programme
   11. Premature withdrawal of monetary support
   12. Israel launching a pre-emptive strike on Iran’s nuclear facilities;

The matrix below shows the probability and impact of these 12 possible developments:

Je vous ai mis en gras les 4 en haut à droite...

L'Occident en crise politique

L'Occident en crise politique
France Inter - Géopolitique, Bernard Guetta, 13/12/2010 (en Français texte en français )
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Ce n’est pas seulement la droite qui est en crise en Italie. C’est toute la scène politique mais on aurait tort de croire que cette situation n’est qu’italienne. Elle est européenne et américaine, occidentale en en mot, car des deux côtés de l’Atlantique, un malaise monte, toujours plus inquiétant.

Il y a une crise politique occidentale qui, au-delà des diversités nationales, a bien des causes en commun. Partout, aux États-Unis comme en Europe, le recul industriel, l’ampleur du chômage et la montée des nouvelles puissances économiques et politiques créent le même désarroi des opinions et des classes politiques qui ne savent plus comment enrayer un déclin relatif qu’elles en arrivent à considérer comme inéluctable. Partout, l’endettement des États et les mesures de rigueur qui en résultent mettent à mal les services publics et la protection sociale et ni les gauches ni les droites, nulle part, ne savent proposer de vraies réponses et ouvrir un horizon. Partout, enfin, de nouvelles extrêmes droites, nationalistes, démagogues et xénophobes, s’affirment jour après jour dans ce qui devient une crise de la démocratie.

Le problème ce ne sont pas les émergents pas chers. C'est même une chance...

Le problème c'est surtout tous les goinfres qui essaient de bouffer gratis sur la bête... Le problème justement, c'est ce que la génération faillie a fait de la démocratie, à se vautrer et se complaire dans la fange que dénonçait Tocqueville, et où l'État ne sert qu'aux plus forts (par l'argent, le nombre ou la capacité de nuisance) à poser des octrois sans cesse plus grands sur tout le reste de la population...

Faut pas s'étonner que les pillés commencent à grogner.

Le plus fort dans l'affaire quand même, c'est d'avoir réussi à leur bouffer le cerveau à ce point, de telle sorte qu'ils n'arrivent même plus à voir qui les dépouille ouvertement...

Rien qu'en France, il y a 13 millions de retraités, qui gagnent en moyenne 6% de plus par mois que les actifs, le tout sans enfants à charge ni loyer à payer ou crédit à rembourser. Soit pour un revenu moyen des actifs de 1400€, on a des retraites moyennes à 1500€.

Pour que la rente aie à peu près quelque chose de légitime, en prenant en compte comme dit plus haut le fait qu'ils n'ont plus d'enfants à charge ni de frais de logement, et afin que les vieux retouchent le sol et partagent un niveau de vie comparable au reste de la population qu'ils traient, la retraite moyenne devrait être plutôt à 1000€... Et encore, je suis généreux.

Soit 500€ par retraité par mois de volés aux actifs. Et au vu de ce qu'ils ont cotisé, le terme "volés" n'est vraiment pas abusif. Par capitalisation, avec ce qu'ils ont payé, ils n'auraient même pas la moitié de ce qu'ils touchent...

On a donc au bas mot 6 milliards d'euros par mois volés par les vieux. Ou encore 70 milliards par an. Et vu qu'on a un vieux pour deux actifs, en gros, chaque mois, chaque actif se fait voler 250€ par un vieux pour qu'il aille acheter du Scellier avec et ensuite lui louer (vu que le jeune n'a aucune capacité d'épargne vu que le vieux la lui vole)...

Faut pas la chercher plus loin la crise de la ... "démocratie"...

Et avant que tout le monde me saute dessus avec son petit vieux locataire au minimum vieillesse, je parle ici en moyenne...

JP Morgan a réduit sa short position sur l'argent

Water, Meet Blood - JP Morgan Admits To, Reduces Massive Silver Short Position, Proves Millions Of Conspiracy Theorists Correct
Financial Times via ZeroHedge, 13/12/2010 (traduire en Français texte en anglais )
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JPMorgan has quietly reduced a large position in the US silver futures market which had been at the centre of a controversy about its impact on global prices for the precious metal.

"the decision by JPMorgan was an attempt to deflect public criticism of the bank’s dealings in silver, a person familiar with the matter said. The person added that the bank’s position in silver would from now on be “materially smaller” than in the past." Of course, the latter is pure and total bullshit: as Bart Chilton indicated over the weekend, it is JP Morgan who at one point or another (and possibly very recently) controlled as much as 40% of the silver market, via a massive short.

The CFTC’s Bank Participation Report shows that one or more US banks held a gross short silver futures position equal to 19.1 per cent of the total number of outstanding contracts in early December. In January the share was 30.2 per cent.

JPMorgan has invested nearly $3bn over the past two years in its commodities business led by Blythe Masters.

France : la traite des jeunes à peine voilée

Roland Tripard : Président du directoire du groupe SeLoger
BFM Business, 14/12/2010 (en Français texte en français )
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En fait, ceux qui ont un logement, ce sont ceux qui ont acheté il y a longtemps ? Ça rejoint la question des prix avec tout le blocage pour les jeunes.
Absolument, et la fracture qu'on constate de ce fait dans l'âge des gens. La fracture, on la voit, elle est entre 35 et 49 ans. Les gens qui sont propriétaires aujourd'hui, ils sont globalement peu nombreux en France, et ce sont essentiellement des gens qui ont passé 50 ans.

Pour 58% des français, transmettre le logement principal, c'est une préoccupation clé. Et c'est même une préoccupation clé pour 78% des propriétaires.

Quelques constats en vrac :
   1) Les vieux ont squatté tout le foncier pour y poser leurs pavillons merdiques sur 500m² d'empreinte au sol. Et désormais, vu qu'ils n'ont que ça à foutre, ils squattent tous les niveaux du politique local et national pour empêcher de construire sur le peu qu'il reste...
   2) Ils se font payer les 30 ans d'espérance de vie à la retraite qu'ils se sont promis à eux mêmes, pour lesquelles ils n'ont rien cotisé, le tout pour 40 ans de travail. Retraites désormais plus élevées que les revenus des actifs...
   3) Ces retraites indues, ils les épargnent en grande partie, et volent ainsi le droit à se constituer un patrimoine des jeunes méritants pour ensuite le léguer sans droits de succession à leurs médiocres rejetons bien nés.
   4) Je passe sur la dette publique qu'ils ont creusé pour eux mêmes, et pour laquelle ils exigent des jeunes qu'ils leur payent des intérêts dessus, sur les impôts qu'ils ont préféré épargner plutôt que de les payer...

Le tout bien sûr en se félicitant de la bonne démographie du pays alors que le chômage des jeunes est à 20% et que les conditions de logement deviennent vraiment critiques...

Le pillage se porte bien chez les goinfres de la génération faillie...

Et c'est en restaurant l'ancien régime et la médiocratie des bien nés que la génération de la révolution "libérale" de 68 compte faire la croissance qui paiera leurs promesses de rentes débiles... Ils vont vite comprendre qu'on va tomber sur un os   

Irlande : reportage dans les lotissements fantômes

Irlande : reportage dans les lotissements fantômes
Euronews, 14/12/2010 (en Français texte en français )
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C’est ce que l’on appelle un lotissement fantôme. Un quartier aux logements vides, qui rappelle la descente aux enfers de l’Irlande.

Aujourd’hui, le plan de sauvetage de l’Union européenne et du FMI pour remettre sur pied le Tigre celtique s’accompagne d’une controverse et d’incertitudes sur l’avenir de l’euro.



Fiouuuu... Tous ces ouineurs de l'immobilier, c'est impressionnant...

Et j'adore la conclusion avec les jeunes qui s'enfuient...  

La boucherie continue aussi sur le marché obligataire US

Alors, ici, il ne s'agit pas des taux des obligations, mais de leur valeur sur le marché secondaire (valeur actuarisée dont on peut déduire les taux, et inversement). Et donc, là, c'est un peu comme le cours d'une action. Et quand ça baisse, ça signifie que les taux montent :


US Treasury Bloodbath Is Back: 30 Year Passes 4.50%, As 10 Year Prepares To Take Out 3.40%
ZeroHedge, 14/12/2010 (traduire en Français texte en anglais )
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  10 ans :


  30 ans :


-6% sur le 10 ans depuis son plus haut, et -12% sur le 30 ans...

Standard & Poor's place la note de la Belgique sous perspective négative

Bon ben en plus d'un F, va falloir trouver à caser un B dans PIIGS...
La notation de la Belgique sous perspective "négative"
la libre.be, 14/12/2010 (en Français texte en français )
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L'agence de notation Standard & Poor's (S&P) a revu sa perspective relative à la note financière de la Belgique de "stable" à "négatif", a-t-elle annoncé mardi.

L'agence de notation justifie sa décision par "l'incertitude politique" qui touche la Belgique. "Nous pensons que l'incertitude politique prolongée de la Belgique présente des risques pour la réputation de solvabilité de son gouvernement, particulièrement étant donné les conditions de marché difficiles auxquelles de nombreux gouvernements de la zone euro font face", explique l'agence de notation, alors que la Belgique ne dispose toujours pas d'un gouvernement fédéral de plein exercice six mois après les élections législatives du 13 juin.

Et donc en plus de l'Espagne qui se remet à battre des records, la Belgique va pas très fort...

Grèce
Irlande
Portugal
Espagne
Belgique
Italie
France
Allemagne

Olivier Delamarche sur BFM Business

Delamarche sur les prévisions des analystes...

On nous remet une couche à 15%. De toutes façons, ils ne savent pas faire autrement. C'est 15% tous les ans.

Et ça parle beaucoup de hausse des taux et de déficit public...

Les USA vont se retrouver à la fin de l'année avec plus de 100% du PIB en endettement.

Les espagnols se sont pris un point et demi en à peine un mois.

Olivier Delamarche sur BFM Business
BFM Business, Olivier Delamarche, 14/12/2010 (en Français texte en français )

Fiorentino sur le capital de la BCE

L'édito de Marc Fiorentino
BFM Business, Marc Fiorentino, 14/12/2010 (en Français texte en français )
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La BCE a racheté près de 3 milliards de dettes, probablement irlandaises, portugaises et espagnoles, pour calmer le jeu, la semaine dernière. Et ce n'est pas près de s'arrêter d'ailleurs. Donc en prévision de probables nouvelles interventions en début d'année, il y a eu des rumeurs hier que la banque centrale allait même procéder à une augmentation de son propre capital.

Ça n'a aucune importance et c'est purement psychologique. Car le capital de la BCE est aujourd'hui très bas (moins de 6 milliards d'euros), alors qu'elle a près de 150 milliards d'euros sur son bilan. Et il faut s'arrêter quelques secondes sur ces chiffres pour comprendre à quel point les banques centrales jouent aujourd'hui aux apprentis sorciers. Elles achètent des dizaines de milliards d'euros ou de dollars d'emprunts d'État pour injecter des liquidités mais elles n'ont pas le moindre euro pour le faire. [...] Elles interviennent avec de l'argent qu'elles n'ont pas et qu'elles n'auront jamais.
Levier de 30, sur du papier gras qui ne vaut rien   

Deux différences notables entre la BCE et la FED tout de même. Les actionnaires de la FED sont des banques privées. Ceux de la BCE sont des États. Et la FED, elle, n'a pour l'instant que du AAA à son bilan. Elle ne s'est pas encore risquée sur la dette pourrave. La FED fait gaffe à préserver son bilan. Et c'est bien pour ça qu'elle ne veut pas (encore) aller sur le terrain de la dette des collectivités locales US.

Ça s'appelle de la cavalerie. Alors la question qu'il faut se poser quand même, c'est que se passe-t'il si la valeur des emprunts que la BCE achète baisse ? Et c'est là que ça devient intéressant ou plutôt effrayant. Si jusqu'à présent, on était dans le virtuel, et bien quand les emprunts achetés par la BCE ou par la FED baissent, on rentre dans le réel. Car la perte elle devient bien réelle. Et aucune banque centrale n'a les moyens de supporter une perte sur son portefeuille d'emprunts d'État. Vous imaginez bien qu'avec ses 6 petits milliards d'€ de capital, la BCE peut à peine couvrir quelques minuscules pourcents de baisse de son portefeuille massif d'emprunts de dette périphériques. Et même si elle augmente son capital cela n'y changera rien. Les banques centrales sont entrées dans une spirale infernale, une fuite en avant, avec une seule alternative, un seul mot d'ordre : ça passe ou ça casse. Alors je vous le dis tout de suite, il vaut mieux pour nous tous que ça passe.

C'est la croissance qui fera que ça passe...

C'est ce que j'essayais d'expliquer ici sur le quantitative easing. Le quantitative easing n'est pas de la planche à billets. C'est juste la banque centrale qui leviérise à mort son bilan et sert de banque en dernier recours. Mais il n'y a pas création de monnaie. Il y a juste création de crédit.

Ils essaient juste de faire tenir le château de cartes de dettes par tous les moyens et refusent tout recul de la quantité de dette de l'économie.

Et leur seul espoir désormais, comme dit en conclusion de la chronique, c'est d'avoir de la croissance pour que la capacité de l'économie à supporter de la dette augmente et pouvoir continuer leur ascension exponentielle de l'endettement. Il faut imaginer une éponge qui peut absorber une certaine quantité d'eau (la dette). Aujourd'hui, l'éponge est trop pleine et l'eau commence à ruisseler (défaut de paiement sur la dette). Le plus simple pour que l'eau reste dans l'éponge, c'est alors de faire grossir l'éponge.

Sauf qu'avec le peak everything et le peak oil qui nous viennent dessus, je n'y crois pas une seconde... Il ne va leur rester que peu d'options :
  on fait grossir l'éponge : dans le dilemme "croissance contre prospérité", ils vont tenter de sacrifier la prospérité pour avoir de la croissance (immigration massive, 60h par semaine, retraite à 70 ans...). Le tout afin de garantir la valeur des créances et d'empêcher l'effondrement du château de cartes en augmentant la capacité d'endettement de l'économie.
  on réduit la quantité d'eau : noyer la dette existante tout ça dans de la vraie inflation, en augmentant la part de fiat monnaie dans le total "fiat monnaie + monnaie crédit" (aujourd'hui 5% fiat, 95% crédit). C'est pas pour rien qu'on parle de la "planche à billets"... C'est parce qu'on imprime des billets. Aujourd'hui, il n'y a pas de planche à billets. Ils ne font juste qu'empiler toujours plus de dette, en farcissant au taquet le bilan de tout ce qui a une capacité d'absorption de jus de dettes.
  on laisse l'eau ruisseler et fuir de l'éponge : ce qui revient à accepter la déflation... L'hôôôrreur absolue bien évidemment   Vu que ça forcerait toute la mafia bancaire actuelle à disparaître, et surement la banque centrale avec, alors qu'elle ferait défaut sur son bilan.

Sachant qu'en plus, le débit d'eau qui arrive dans l'éponge a un effet sur la taille de l'éponge elle même. Dans une société qui s'endette massivement et où la monnaie crédit est abondante, la capacité à rembourser de nouveaux emprunts se voit boostée par l'inflation due à l'afflux de nouvelle monnaie dette.

Bref, le système de banque centrale à réserve fractionnaire joue peut-être là ses dernières cartes... Et des 3 options, il apparaît de plus en plus clair que face à l'impossibilité de s'en sortir par la première, ils finiront surement par choisir la deuxième.

Mais on n'y est pas encore... (Et quand ce jour là arrivera, vous allez voir la tronche des taux...)

On dirait bien que l'expertise de Benny B. sur la déflation était pipeau

Quelle surprise...

Depuis l'annonce du QE2 qui devait faire baisser les taux longs... Et bien devinez quoi... Les taux longs explosent    'L'est fort le Benny B. !   

Unintended Consequences
The Big Picture, John Mauldin, 13/12/2010 (traduire en Français texte en anglais )
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Correct me if I’m wrong, but I seem to remember that one of the reasons for QE2 was to lower rates on the longer end of the US yield curve. Clearly, that has not happened?



Partout, les taux à long terme remontent...

Le club des maîtres chanteurs
Blog de Paul Jorion, François Leclerc, 13/12/2010 (en Français texte en français )
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McKinsey, le consultant financier international, vient à point nommé de publier une étude prévoyant la fin de trois décades de faibles taux d’intérêt. Tant en raison de la demande grandissante en capitaux des pays émergents que du vieillissement de la population qui a, selon l’étude, pour conséquence une baisse de l’épargne. Une hausse progressive du coût de l’argent dans les cinq années à venir, qui pourra atteindre 1,5 % en plus du taux actuel, va résulter de l’insuffisance des capitaux disponibles qui en découlera.


Le marché obligataire est-il en train de céder ?
La Chronique Agora, Bill Bonner, 13/12/2010 (en Français texte en anglais )
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Eh bien, il se pourrait que le marché obligataire soit finalement en train de céder.

"Les gens se retirent, choqués par la vitesse de la hausse des rendements", déclare un "stratégiste" cité dans le Financial Times.

Les acheteurs obligataires fuient la scène du crime de Bernanke. Ils font leurs valises et déménagent.

Le rendement du bon du Trésor US à 10 ans a atteint les 3,33% mercredi dernier... soit un point de pourcentage de plus que son plancher d'octobre.

Oh la la. Le marché obligataire est le marché le plus grand et le plus important de la planète. Qu'est-ce qui peut causer une évolution de 25% en si peu de temps ?

Bernanke s'est engagé à maintenir les rendements obligataires au plancher (c'est-à-dire à augmenter les prix des obligations) en août. Il a déclaré qu'il achèterait pour 600 milliards d'obligations gouvernementales US avec de l'argent qu'il allait imprimer tout spécialement dans ce but. Et 250 milliards supplémentaires avec de l'argent obtenu grâce à la vente des monstres adossés aux créances hypothécaires acquis durant la Panique de 2008-2009.

On pourrait penser qu'un homme ayant 850 milliards de dollars en poche serait capable de fixer ses propres conditions. Mais les planificateurs centraux semblent terminer systématiquement dans le fossé -- même lorsqu'ils conduisent les yeux grand ouverts et le GPS sous le nez.

Oh, l'humiliation ! La honte !

Pour autant que nous puissions en juger, le désendettement a encore du chemin à parcourir. Beaucoup de chemin. Disons sept ans ?

Peut-être plus. C'est le temps qu'il faudrait pour extraire toute la dette du système.

Mais M. Bernanke, le cafard sus-mentionné, rend les choses beaucoup plus difficiles. A mesure que le secteur privé se débarrasse de ses dettes, M. Bernanke en réinjecte. Voilà pourquoi nous voyons des anomalies aussi insensées.


Et sur la dette des collectivités locales, ça continue de ne pas aller très fort non plus...

Time to Kill Build America Bonds (BABs)
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 13/12/2010 (traduire en Français texte en anglais )
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I received an email from a former municipal bond trader "FMBT" for one of the largest municipal bond issuers in the US stating many reasons why it's vital to put an end to Build America Bonds (BABs)

From "FBMT" on Killing BABs

Hello Mish,

I have been an avid reader of your blog for over 3 years now, and was a municipal bond trader for over 5 years. I wanted to write to you today about the about the need to contact pour representatives and block any extension of Build America Bonds. These bonds were sold to us as a "costless" way to help municipalities get financing. Well, there are two major problems with that logic:

1. They are extremely costly.

The logic suggested when BABs were first introduced was that the federal government would pay 35% of the coupon, and investors would be taxed 35% ordinary income so the subsidy would be a wash. In theory, this makes sense. However, in practice, the large majority of these bonds have been sold to tax-exempt and overseas investors, who pay no US taxes.

Many overseas investors view municipal debt as a diversifying asset class, but until BABs it was very difficult for them to gain exposure to the market. Articles have been written on Bloomberg and the Wall Street Journal about how BABs have opened up the municipal market to overseas investors, quoting many municipalities and brokerages who underwrote the debt so this is a point that cannot be argued against

Assuming that a majority of the investors are tax-exempt and taking the following facts into account:

a. Roughly $250 Billion of BABs have been created
b. Most of the BABs are long-dated obligations so the value of the bonds is mostly in the coupon, not the principal
c. The Federal Government provides 35% of the coupon
d. This program has cost US Taxpayers as much as $250*35%=$87.5 Billion over the past year-and-a half. IT IS NOT A WASH.

2. These Bonds are assumed to have an implicit guarantee in the Municipal Market.

BABs are the first time that the federal government was directly responsible for payments from a state or local government. Municipal market professionals will argue (and the letter of the law would suggest) that only the municipality is the only credit on the hook in the case of bankruptcy, not the federal government.

We have heard this before with the implicit guarantee of GSE debt. Fannie and Freddie will end up costing US taxpayers $100s of billions if not trillions.

The end game is the same for many municipalities. They are bankrupt, they are broke, and BABs is the first step towards federalizing that debt. How many municipal professionals sell these bonds to their overseas clients on the basis of "there is no way the federal government will not step in"? The moral hazard in these instruments is very high.

We must contact pour representatives and tell them to kill any attempt to add BABs to the tax agreement. These instruments are dangerous, unnecessary, costly, and a threat to pour system. This is an issue of utmost importance, and I'm glad you are one of the few who understands what is at risk.


CBO Recommendation to Munis – Default!
ZeroHedge, Bruce Krasting, 13/12/2010 (traduire en Français texte en anglais )
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CBO, c'est pour Congressional Budget Office...   

  Revenus de l'Etat fédéral et des collectivités locales :


Et les taux de ces 300 milliards d'obligations pour les collectivités locales continuent de grimper :
Oh Yeah, BABs...
ZeroHedge, 13/12/2010 (traduire en Français texte en anglais )
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Y'a comme une odeur de krach obligataire en préparation...

Et z'allez voir la tronche de l'immo en France quand les taux de crédit vont se prendre 100 bp