Après 20 ans d'achetage de temps néo keynésien à grands coups de fausse monnaie, le Japon est arrivé au bout de tous les curseurs permettant de continuer de tricher.
Et la grande négociation sur le rinçage de la fausse épargne investie dans les 200% inremboursables de dette publique n'est plus très loin...
Voilà où ça mène la volonté farouche de garantir par tous les moyens les intérêts de l'alliance tacite des croulants à l'épargne odieuse et de banksters refusant d'assumer leurs bilans pourris....
L'économie nippone traverse un trou d'air
L'Expansion, Elodie Grangié, 02/12/2010 (en Français )
Le Japon va mal. Tous les moteurs de la croissance se grippent. Après la chute des exportations due à l'envolée du yen, c'est au tour de la consommation de flancher.
Mais trop c'est trop. Face aux suppressions d'emplois - le chômage est reparti à la hausse en novembre, aux réductions de salaires et inquiets pour l'avenir, les Japonais hésitent désormais à mettre la main au portefeuille. Du coup, la consommation a baissé de 0,5% en octobre, pour la première fois depuis cinq mois. Le plus solide moteur de la croissance nippone au troisième trimestre est donc en train de flancher.
Et pour l'avenir, il semble que le gouvernement ait déjà joué toutes ses cartes pour relancer la consommation. Le pays du soleil levant affiche déjà la dette la plus élevée au monde avec 225% du PIB. Quant à la politique monétaire, avec un taux directeur de 0,1 % et des taux d'intérêt réels négatifs, elle est déjà très expansionniste. La Banque du Japon ne dispose donc plus d'aucune marge de manœuvre.
Ça devrait plus être long maintenant... On n'échappe pas éternellement à la gravité. Le jet pack n'a plus de carburant...
Perso, je mets un jeton sur un gros rinçage de l'épargne par l'inflation à grands coups de planche à billets (la vraie celle là, pas juste du quantitative easing où la banque centrale utilise dans un environnement déflationniste son M0 comme un bilan de banque classique)... De toutes façons, il semble clair qu'ils préféreront partout ça à une dure renégociation de la dette, qui demanderait à nos dirigeants un courage politique et un sens de la justice sociale qu'ils n'ont pas.
Bref : on voit mal comment privatiser un truc pareil, surtout s’il est … déjà privé.
Maintenant, on peut s’interroger sur les motivations qui pousseraient l’actuel gouvernement à se lancer dans la fin du monopole de la Sécu. Les articles évoquent surtout le « comment » bien plus que le « pourquoi » : en substance, on diminuerait la part collective, et on augmenterait les latitudes pour la part individuelle de l’assurance santé. En pratique, le gouvernement recherche une façon de « diversifier les modes de financement« .
La raison est, finalement, évidente : tout ce foutoir collectif pisse de l’argent par tous ses pores, et les prestations fournies sont de plus en plus médiocres. Pire : les dettes s’accumulant, l’état, à force de les prendre à sa charge, s’enfonce encore plus vite dans le purin dans lequel il barbotait déjà confortablement depuis trois décennies sous les bravos d’une foule heureuse de s’en foutre.
Ce n’est pas comme si le système actuel coûtait un bras, offrait des remboursement médiocres (3€ la paire de lunettes, mes cocos), laissait les pauvres sur le côté ou divergeait rapidement vers une médecine à dix-huit vitesses dans laquelle un ministre ou un cadre supérieur sera effectivement nettement mieux traité qu’un SDF à la CMU.
Là encore, j’entends la petite musique du « Il faut certainement améliorer le système, ce n’est pas le principe qui n’est pas bon, c’est la mise en œuvre » et patati, patata dans le genre « Tous ensemble, on peut y arriver » qui ferait rire si le comique de répétition à ce sujet n’était pas usé jusqu’à la corde : cela fait des dizaines d’années que tous les gouvernements tentent d’améliorer le système, avec des résultats qu’on peut qualifier de minables. Cela fait des décennies que la mise en œuvre foire. Quant au principe de base, il est vicié par nature : un bien gratuit payé par tous, c’est l’assurance que chacun va en tirer le maximum possible pour le minimum d’effort, avec le résultat qu’on observe : trous, gabegies, fraudes.
En réalité, tout l’édifice de Sécurité Sociale, colosse aux pieds d’argile, n’a jamais été pensé pour être équilibré ; le but était purement politique : offrir une impression de soins gratuits. C’est important, l’impression, c’est avec ça qu’on se fait élire. Et ça a marché tant que la croissance (démographique et économique) a camouflé les trous. Et ça a merdé grand format dès qu’il n’en fut plus question : les trous existaient toujours, mais il n’y avait plus l’argent des autres gratuit pour les cacher.
La réalité, toute crue, c’est que le gouvernement est à court de solutions pour rafistoler ce bordel. Fin du monopole ? Privatisation ? Libéralisation ? Pensez-vous sérieusement que la Sécu survivrait à la faillite de la France ?
La question de la fin du monopole ne se posera pas dans ces termes : le trou est de plus en plus gros (et les rafistolages ou ponctions nouvelles n’y changent rien), et l’argent est de plus en plus difficile à trouver.
En général, lorsque le trou est assez grand, on file un dernier coup de pelle, bien vigoureux, sur la nuque, et on recouvre le cadavre…
A voir comment fonctionne un système privé de soins aux USA, ça ne fait franchement pas envie. Une part gigantesque du PIB consacrée aux soins, des gens affreusement mal soignés, une espérance de vie bientôt en baisse...
Mais c'est clair que si l'Etat, aux mains des moustachistes divers, n'est pas capable de s'appliquer un minimum à lui même les principes élémentaires de la destruction créatrice, et si les assurés ne sont pas forcés à devenir responsables, c'est clairement vers ça qu'on se dirige, une fois le système actuel mis en faillite...
L'autre jour, consultation à l'hôpital pour ma petite, et la pédiatre pneumologue bac + 12, a passé la moitié du temps de la consultation à remplir des papelards... Papelards que l'on prend dans notre poche pour ensuite les donner à la pharmacie, et là, rebelotte, repapelard... zyva que je scanne, que je faxe, que je tamponne, que je bipouille... 15 minutes par patient à la pharmacie...
La petite est en ALD. Et comme on ne paye pas, on a les gusses de la boîte privée qui nous fournit en matos (où le moindre bout de plastoque est facturé 4€), qui nous inondent de produits dont on n'a pas besoin, avec l'air plus ou moins entendu (c'en est à un point que l'on ne nous a même jamais demandé notre avis) qu'on doit accepter vu que nous, on ne débourse rien, et que plus on en a, mieux c'est...
Je vous mets aussi une interview très intéressante sur BFM ce matin. Un gusse qui présente sa PME qui permet de virtualiser et rendre accessible partout les radios. Le tout confidentiellement avec des codes d'accés.
Pourquoi ne pas généraliser l'idée et faire ça avec la carte vitale ? La carte vitale serait associée à un code secret, comme une carte bleue. Quand on passe la carte vitale et qu'on saisit le code, le médecin peut alors accéder à une base de données centrale, et y déposer directement ses prescriptions en quelques clics, sans faire aucun papier. A la pharmacie, rebelote, le pharmacien n'a qu'à bipper les produits qui sont automatiquement débités du compte central... Plus de fraude possible, des gains de productivité incroyables, des tas de postes de gratte papier inutiles qui peuvent être supprimés.
Mais je vois déjà les goinfres moustachistes descendre immédiatement dans la rue pour hurler contre le fait que les 3 administratifs inutiles pour 10 personnels soignants n'auront plus de "travail"... Et à exiger qu'on continue de les payer à creuser des trous le matin pour les reboucher l'après-midi (enfin au moins pour ceux qui font un minimum semblant de faire leur travail inutile).
Je sais pas où on va, mais on y va. Et faute d'arriver à devenir une démocratie responsable comme la Suède a été forcée de le devenir en son temps, on va finir comme tout bon "démocrate" clientéliste... A l'Argentine... Et ça va pas être joli...
Mais vous en faites pas.... Les goinfres (moustachistes raz'gratis, ploutocrates impôt-caca, vioques rentiers nourris à la Ponzi monnaie...), eux, tout ira bien pour eux... Ils ont suffisamment réussi à capturer l'État pour s'assurer que tout le poids de l'ajustement soit à la charge des petits, des jeunes actifs et des sans grades...
Et ça va finir qu'on va venir m'expliquer que mon bébé malade ne pourra plus être soigné pour pouvoir continuer de payer les arrêts maladie de complaisance, les pseudo dépressions de fonctionnaires aux 22 heures effectives payées 40, les profits de la corporatocratie, les 2000€ de retraite par mois en plus des loyers et dividendes des goinfres croulants, la défiscalisation en Scellier, et autres joyeusetés dont le social clientélisme a le secret...
Déjà, à même pas deux mois d'intervalle, on m'a expliqué que les effectifs d'enfants dans la crèche de ma petite allaient quasiment être multipliés par 2, mais qu'en revanche (et là consensus total à gôche comme à droâte) les retraites, elles, fallait surtout pas les baisser...
Ils vont se la manger la révolution et ils ne l'auront pas volée. Et ce jour là, je ne serai pas étonné de voir les masques tomber, avec CGTistes et ploutocrates, main dans la main, pour aller déloger ensemble des insurgés qui refusent de continuer à se faire traire par les goinfres...
Many of the nation's billionaires are on the war path. They want more, more, more. Their greed has no end, and apparently there is very little concern for pour country or for the people of this country if it gets in the way of the accumulation of more and more wealth, and more and more power. Today as the middle class collapses, the top 1% earns 23.5% of all income, more than the bottom 50%. Today, if you can believe it, the top 1/10th of 1% earns about 12 cents of every dollar in America... It is very clear that the people on top are doing extraordinarily well as the poverty is decreasing... Today the crooks on Wall Street, the people whose illegal, reckless actions have resulted in the millions of Americans losing their jobs, their savings, after we bailed them out, the CEOs are making more money than before the bailout. The US now has by far the most unequal distribution of income and wealth of any major country on earth.
USA : Part des revenus allant aux 0,01% les plus riches :
USA : Part des revenus allant aux 0-1%, 1%-5%, 5%-10% les plus riches :
C'est moche la chute de Rome...
Et tiens, au passage... Sur la manière dont les riches deviennent riches par le travail, la compétence et la réussite, comme on se plait à nous le matraquer sans cesse sur BFM...
Nigeria will file charges against former U.S. Vice President Dick Cheney and officials from five foreign companies including Halliburton Co. over a $180 million bribery scandal, a prosecutor at the anti-graft agency said.
Je vous le disais hier qu'après le discours de Trichet, les marchés avaient explosé à la hausse :
Et bien on en sait plus... La BCe a en fait lancé des achats massifs d'obligations irlandaise et portugaises tout de suite après le discours, pour faire exploser les marchés
La BCE aurait racheté plus d'obligations portugaises et irlandaises que prévu
La Banque centrale européenne (BCE) a acheté jeudi plus massivement qu'attendu, par tranches de 100 millions d'euros, des obligations publiques irlandaise et portugaise afin de réduire les taux des emprunts, a affirmé vendredi le Financial Times (FT).
Ces rachats se déroulaient alors même que le patron de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, indiquait sans avancer de montant que son institution allait poursuivre son programme de rachat d'obligations publiques.
"Le programme se poursuit", déclarait laconiquement M. Trichet en refusant de commenter les chiffres, alors que certains médias anglo-saxons ont évoqué des montants allant jusqu'à 1.000 milliards d'euros, voire le double.
Selon le FT, qui cite des traders, les rachats effectués par la BCE se faisaient par tranches de 100 millions d'euros, quatre fois plus que précédemment.
Ces traders précisent que la BCE n'a pas racheté d'obligations espagnoles.
Sinon, autre point intéressant, Allemagne et France veulent une harmonisation en Europe de la fiscalité des entreprises. Et aux dernières nouvelles, les pays scandinaves et l'Espagne sont d'accord aussi :
Paris et Berlin veulent harmoniser l'impôt sur les sociétés en Europe
L'Allemagne et la France veulent créer un "club" de pays européens adoptant la même assiette fiscale pour l'impôt sur les sociétés. Leur modèle ? Les accords de Schengen.
Paris et Berlin travaillent à une initiative commune pour harmoniser l'impôt sur les sociétés en Europe. Après le débat ouvert sur le bas niveau d'imposition des bénéfices en Irlande (12,5 % contre 30 % en Allemagne) considéré comme une concurrence fiscale déloyale des deux côtés du Rhin, l'Allemagne et la France comptent faire ratifier par un groupe de pays de l'Union européenne (UE) un accord sur une même assiette fiscale pour taxer les sociétés dans ces pays.
Hormis la France et l'Allemagne, l'Espagne, les pays scandinaves (Danemark, Suède et Finlande) ainsi que certains pays d'Europe de l'Est devraient participer à cet accord.
Et sans surprise, les toujours mêmes parasites, en mode trickle down economics, refusent d'en être :
En revanche l'Irlande, la Grande-Bretagne et la Slovaquie seraient clairement hostiles à une telle harmonisation de l'assiette fiscale des entreprises.
Je vous rappelle une petite plaisanterie qui circulait dans les salles de marché après la quasi faillite de l'Islande : "Quelle est la différence entre l'Islande et l'Irlande ?". Et bien la réponse était "une lettre et 6 mois".
Et c'est vrai que ces deux pays ont connu le même boom de croissance pendant la période d'euphorie. Une euphorie pendant laquelle les banques ont pris des risques insensés dans les deux pays, dépassant largement leurs possibilités. Résultat, on le connaît, dans les deux pays, le système bancaire a tout simplement sauté. Mais c'est là que la comparaison s'arrête. L'Islande elle a laissé ses banques faire faillite et n'a pas utilisé l'argent des contribuables pour sauver les banques. L'Irlande elle, on le sait, a nationalisé les dettes des banques en difficulté et de fait a subi les attaques et la crise que l'on connaît.
Et bien l'Islande se porte bien, merci pour elle. C'est là la surprise. Son budget sera excédentaire en 2012, son chômage régresse et sa croissance va s'aligner sur celle des nouveaux dragons (alors les nouveaux dragons, ils sont plus celtiques mais nordiques), de l'Europe.
Le gouverneur de la banque centrale s'est même permis hier de donner une leçon aux pays de la zone euro expliquant qu'il était tout simplement aberrant que les gouvernements garantissent les emprunts des banques qui ont fait des erreurs et tant pis pour les investisseurs.
L'Islande a pu dévaluer sa monnaie de près de 30%.
Mais il faut rappeler quand même que les États sont aujourd'hui en grande difficulté parce qu'ils ont pris la décision en 2008 et dans les mois qui ont suivi, de prendre à leur charge totalement les erreurs des banques. 2 ans après, les banques font des bénéfices et les États sont attaqués.
Difficile tout de même aujourd'hui de demander à des contribuables de payer plus d'impôts, de recevoir moins de services publics, à cause des spéculations de banques qui aujourd'hui continuent à spéculer, vont distribuer des bonus record en 2010 et des dividendes à leurs actionnaires. Alors entre l'Islande et l'Irlande, il y a finalement bien sûr plus qu'une lettre de différence.
Mais bon... Dans le cas de l'Islande, rappelons quand même que là encore, les connards de ouineurs hollandais et anglais qui étaient allé mettre leur pognon en Islande pour gagner 2% de plus, n'ont jamais assumé le risque et ont été intégralement remboursés par leurs États respectifs.
C'est beau le Ponzi capitalisme tout de même... C'est libéral quand ça arrange la rente. Et dès que celle ci doit assumer les risques pour lesquels elle exige d'être grassement rémunérée, tout le monde redevient keynésien... Quelle escroquerie...