Nicolas Doze interviewait hier Henri Buzy-Cazeaux, l'ancien président de la FNAIM :

Les prix baissent là où il n'y a pas de tension sur l'offre.

Ce n'est pas tenable économiquement. Il faut une baisse de 10 à 15% des prix de l'immobilier.

Seuls les plus fortunés peuvent acheter désormais, et ce, au prix d'endettement très lourd.

Risque de verrouillage : 120 000 projets immobiliers n'ont pas pu se réaliser.

Les professionnels de l'immobilier pipotent sur les fondamentaux sains, la reprise qui est là, toussa toussa. Ils contribuent aux ambitions intenables des vendeurs.

Quand on est dans un marché de pénurie, toute soit disant aide aux acheteurs, se reporte mécaniquement sur le prix de vente et profite aux vendeurs. "Le PTZ va alimenter, dans un marché de pénurie, la hausse des prix."

Les vendeurs qui vendent pour acheter plus grand ont eux mêmes intérêt à la baisse des prix.

Menace d'augmentation des taux en 2011.

Menace de blocage du marché.

"Ce n'est pas toujours le moment d'acheter à n'importe quel prix." "La question de savoir si c'est le bon prix se pose, quel que soit le niveau des taux."

En 2011, mise en place de l'étiquette énergétique : les épaves thermiques dans l'ancien vont morfler. "La moitié des biens qui se vendent vont être mal classés, en dessous de la lettre C. Ils ne seront pas éligibles aux aides publiques." "On ne mesure pas la révolution qui se met en place au 1er janvier 2011."

"La politique monétaire a soutenu l'augmentation des prix."

"Au niveau de prix actuel, le marché s'arrêtera de fonctionner."

"On ne peut pas se satisfaire d'un marché de besoin qui ne va pas satisfaire une partie aussi importante de la population."

Le logement repasse en tête des préoccupations des ménages.

"Plus vous avez une France de propriétaires, plus vous avez une France de chômeurs."

"Je ne fais pas partie de ceux qui pensent qu'il faut une France de propriétaires."
"On ose le terme de bulle ?" "Les marchés sur lesquels il y a eu ses fortes augmentations, Paris ou les grandes villes, sont des marchés qui sont aujourd'hui sous l'empire d'une spéculation. Après, dans le paradigme, vous pouvez parler de bulle. Mais clairement, il y a de la spéculation et clairement, cela n'est pas sain."
L'obsession de nos ploutocrates au pouvoir désormais ? Sauver la bulle jusqu'en 2012 pour éviter la grande vautre économique qui ne manquera pas de se concrétiser en grande vautre électorale...
Allez courage ! Plus que 18 mois à tenir !