Allez, pour le plaisir... Petit décodage du discours tartufesque des néo keynésiens plus-de-dette-et-de-relance-c'est-toujours-la-solution...
Krugman y analyse les mesures de Cameron en Angleterre, en expliquant que l'Angleterre va au devant d'un nouveau 1929...
Au printemps 2010, la rigueur fiscale est devenue une mode. J'utilise le terme en connaissance de cause : le soudain consensus des Gens Très Sérieux autour du fait que tout le monde devait équilibrer les budgets là maintenant tout de suite n'était basé sur aucune espèce d'analyse sérieuse.
C'était plutôt une lubie, un truc que tout le monde prétendait croire parce que c'était ce que disaient les gens en vue.
La Grande-Bretagne, comme les États-Unis, souffre des conséquences de la bulle immobilière et de la bulle de la dette.
Que va-t-il se passer maintenant ? Peut-être que la Grande-Bretagne aura de la chance, et que quelque chose viendra sauver l'économie. Mais il est plus que probable que la Grande-Bretagne de 2011 ressemblera à celle de 1931, ou aux États-Unis de 1937, ou au Japon de 1997. C'est-à-dire, que l'austérité entraînera une nouvelle récession économique. Comme toujours, ceux qui refusent de tirer les leçons du passé sont condamnés à le reproduire.
Discours qui n'a ni queue ni tête.
J'aimerais bien que vous cerniez la fausse dialectique que la tartuferie néo keynésienne essaie d'imposer :

d'un côté, celui de la fausse gôche qui travaille pour la rente et la disparition des classes moyennes : "continuez à faire n'importe quoi et à vous sur-endetter, la rigueur c'est mal" tout en dénonçant dans le même article la "bulle de la dette"

de l'autre, la rigueur à la Laval, où on tape sur les faibles et les petits...
Comme si on ne pouvait choisir qu'entre ces deux voies...
Naturellement, la vraie solution est autre. Il s'agit de faire émerger une troisième voie : celle de la rigueur, mais dont le poids de l'effort est porté par ceux qui se sont goinfrés de fausse monnaie durant la montée de la bulle.
Quant à se remanger une récession, et bien oui, c'est juste mathématique. Sauf à trouver des gisements insoupçonnés de croissance, c'est une évidence... Comment voulez vous qu'il en soit autrement quand vous enlevez de votre économie autour de 10% de PIB par an d'endettement vis à vis de l'étranger...
La seule vraie question, c'est qui doit en supporter l'effort.
Quant à l'avenir... Honnêtement, vu comme les américains ont tout bien fait comme ces tartufes demandent, pour empêcher coûte que coûte toute remise en cause du status quo de la traite des gueux par la kleptocratie, perso, je ne miserais pas une cahouette sur ce pays du futur Néo Tiers Monde...