jeudi 23 septembre 2010

Les prix du coton battent des records

Peak Everything ou bien spéculation ? Surement un peu des deux.

Le coton, nouvelle fibre de luxe ?
RGE Strategy Flash by Shelley Goldberg via ContreInfo, 23/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=9766
Cotton exceeded US$1 per pound this week-the first time since June 1995 and the second time in history.

Demand from textile mills has outpaced supply, diminishing global inventories, as the appetite from emerging markets for shirts, sheets and mattresses escalates.

Les chefs d'entreprise repoussent à 2012 la « vraie » sortie de crise

63% des dirigeants d'entreprise interrogés n'entrevoient pas de sortie de crise avant 2012...

Les chefs d'entreprise repoussent à 2012 la « vraie » sortie de crise
Les Echos, Veronique Le Billon, 23/09/2010 (en Français texte en français )
http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/020808069662-les-chefs-d-entreprise-repoussent-a-2012-la-vraie-sortie-de-crise.htm

BERD: la crise de la dette se fera sentir pendant "une génération"

BERD: la crise de la dette se fera sentir pendant "une génération"
Romandie news, 23/09/2010 (en Français texte en français )
http://www.romandie.com/infos/news/201009232030050AWP.asp
La crise des dettes publiques aura des répercussions "pendant une génération" sur les contribuables des pays occidentaux, a prédit jeudi le président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) Thomas Mirow.

Il a plaidé en conséquence en faveur de politiques budgétaires rigoureuses. Au delà de la pression des marchés financiers, a-t-il expliqué, la réduction des déficits s'impose pour lever un climat d'incertitude "qui mine la confiance des consommateurs" et pèse donc sur la croissance.

Double décennie perdue en vue.

Y a plus qu'à espérer que les efforts soient partagés. Et ça n'en prend pas franchement la direction... Je sens qu'on va finir en génération sacrifiée.

L'Irlande en récession, les PMI européens chutent

Le ralentissement de l'Europe se confirme. Les pays les plus fragiles repartent en récession :

German Economic Contraction Begins As Both Mfg And Services PMI Prints Miss Expectations
ZeroHedge, 23/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.zerohedge.com/article/german-economic-contraction-begins-both-mfg-and-services-pmi-prints-miss-expectations
September flash PMIs show another big decline. The manufacturing PMI came in at 55.3 after 58.2, while the services PMI declined to 54.6 after 57.2.



Le PIB irlandais s'est contracté de 1,2% au deuxième trimestre
La Tribune, 23/09/2010 (en Français texte en français )
http://www.latribune.fr/depeches/reuters/le-pib-irlandais-s-est-contracte-de-12-au-deuxieme-trimestre.html
Le produit intérieur brut (PIB) de l'Irlande a, contre toute attente, reculé de 1,2% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, a annoncé l'Office central de la statistique jeudi.

De toutes façons, il va falloir arrêter de se mentir. On n'a pas la croissance suffisante pour pouvoir ramener les déficits publics à 3% sans passer par une récession...

USA : Stewart et Colbert organisent aussi une manifestation

Jon Stewart et Stephen Colbert organisent une contre manifestation sur le ton comique au dernier rassemblement de Glenn Beck et de Sarah Palin   



Dylan Ratigan sur le départ de Summers

Des quatre de départ, il ne reste plus que Geithner dan l'équipe économique d'Obama...

Summers Over
msnbc, Dylan Ratigan Show, 23/09/2010 (en Anglais texte en anglais )

Visit msnbc.com for breaking news, world news, and news about the economy





Il reste encore le meilleur d'entre tous, avec Geithner, l'ancien directeur de la FED de New York et dont on dit qu'il est très très proche de Goldman Sachs...   

Un commentaire anonyme...

Un commentaire anonyme sur ce fil que je vous mets un peu plus en évidence :

Comparons "objectivement" la situation entre les "vieux" nés en 1945 et les "jeunes" nés en 1975, 30 ans plus tard :

- Inflation des diplômes. Les jeunes encaissent (bien plus que) 3 ans d'inflation en termes de diplômes ; une licence vaut à peine un bac de l'époque, un bac +5 n'ouvre pas plus de perspectives qu'une licence d'alors. Cela signifie de nombreux examens, de mois de mai cramés, d'efforts, de non-rémunération... sur lesquels il ne faut pas passer trop vite.

- Sélection accrue. Les jeunes encaissent une sélectivité très accrue par rapport à leurs ainés ; à sélectivité constante, il y aurait 30 000 polytechniciens par an. Ce qui est vrai en haut de la pyramide l'est à tous les étages intermédiaires, à des degrés divers.

- Exclusion de l'emploi. Nombre de jeunes ne trouvent pas d'emploi alors que des cohortes d'aînés moins qualifiés sont en poste. Les jeunes sont la variable d'ajustement de l'économie. Ce n'est pas une simple maxime. C'est une réalité explosive.

- Précarité. Les jeunes encaissent des situations précaires de toutes sortes, depuis le scandale des stages indemnisés 300 euros par mois, les CDD, les temps partiels, les CDI avec 6 mois de période d'essai (et de toute façon cassable à frais limités)

- Jeunes promotions sacrifiées. Les promos sacrifiées des jeunes actuels sont à comparer à la situation d'abondance vécue par les aînés (plusieurs offres par personne), qui ne réalisent globalement pas ce que vivent leurs enfants. Cette génération n'a jamais connu les envois de CV par centaines, voire par milliers, les entretiens par dizaines ou plus, les remises en question à chaque changement de poste, etc.

- Cohabitation forcée. Les jeunes sont confinés à résidence chez leurs parents, ce qui est dans une très vaste majorité de cas une souffrance plus qu'un plaisir. Imagine-t-on les jeunes italiens ou espagnols satisfaits de leur maintien dans l'adolescence ?

- Loyers exorbitants et le piège de l'accession à la propriété. Contrepartie de leurs efforts, les jeunes bénéficient du privilège de payer des loyers proprement exorbitants à la génération ancienne qui a acheté ses biens à l'inflation. Quand les jeunes primo ne sont pas purement et simplement manipulés pour devenir les victimes du ce ce qu'il faut bien appeler le Ponzimmobilier du siècle. Le scandale des loyers étudiants soulevé récemment en atteste également.

- "Pas de retraite". Le sentiment partagé d'une classe d'âge qui pense et qui dit qu'elle n'aura PAS de retraite (du tout) est un signe tout de même ahurissant d'échec de la société française. C'est un signal d'alarme majeur. Tous les jeunes le pensent. Personne n'en parle. Le contrat social est rompu, à fonds perdus.

- Exclusion politique. La moyenne d'âge de la classe politique est pathétique. Peuplée de cheveux gris ou blancs. Le seul indicateur de la moyenne d'âge des politiques ou décideurs français constitue un indicateur avancé de la déliquescence de notre pays, au sein d'un environnement rapide et changeant. Les solutions imaginées au nom des générations futures sont obsolètes. La jeune génération demande... la fibre optique et/ou la 4G, partout et tout le temps, en passant ... Pas des métros ou des autoroutes. Des loyers acceptables. Au passage, il est ahurissant de voir des jeunes se méprendre sur leurs intérêts primaires en défendant un départ à la retraite intervenant tôt... Qui peut expliquer cette aberration ?


Beaucoup de difficultés donc. Pour autant, devons-nous haïr nos parents ? Bien sûr que non. Il ne peut pas exister de comptabilité générationnelle. Eux ont connu la peur des russes et de l'hiver nucléaire, et bien d'autres combats. Les grands parents encore pire et de loin. Les vieux parents sont aussi souvent les victimes des agissements de leur propre génération: ils payent souvent les loyers de leurs enfants, en particulier. Endurent financièrement ces études longues. Beaucoup sont individuellement lucides et compatissants.

Pas de haine donc tant que la solidarité existe. Tant qu'un semblant de justice générationnelle sera recherchée. Encore faut-il que cette justice ou cette solidarité soit (justement) proportionnée. Et c'est là que tout se joue. L'équilibre est actuellement très discutable... L'équilibre est bien précaire et la situation déjà déséquilibrée saurait devenir explosive assez facilement. Ce qui est insupportable, c'est de taper toujours sur les mêmes.

Il semble assez clair que la prise de conscience de la part des aînés n'est pas réellement effective, loin s'en faut. Sans parler du politique, croulant et électoraliste, qui continue année après année de prendre ses décisions de spoliation, sans aucun état d'âme. Études de plus en plus difficiles, loyers non encadrés, contrats précaires, endettement massif, soins amoindris, ... Rien ou presque ne va dans le sens du futur. Les médias français sont étonnamment silencieux sur le sujet, pourtant majeur. Qu'en est-il en Espagne ou en Grèce ? Merci à ce blog de pointer les chiffres de pauvreté comparés des différentes classes d'âge. Peu de Chauvel aussi pour étudier le fond.

Le choix de privilégier d'abord les générations âgées, sans doute explicable par l'urgence et la facilité, néglige sans doute le fait que lesdits temps d'exclusion de la jeunesse, supposées être temporaires ?, ne se rattrapent pas. Un décrochage complet de pans entiers de la population se produit dans tous les sous-ensembles de la jeunesse. Même les élites sur-diplômées réfléchissent désormais en mercenaires, puisque traités de façon froide. Ceci est nouveau : les territoires de demain, les pays qui souhaiteront équilibrer leur population (et en fait tout simplement présenter des ratios actifs/retraités tenables) pourraient bien changer la donne. Que fera la France quand ses cadres décideront "en masse" d'aller en Australie, au Canada ou dans les pays jeunes type Brésil (qui adoptent des politiques volontaristes en la matière) ? Si même un quart de cette population motrice désertait -à juste droit-, qui paierait donc les retraites des vieux français égoïstes ? La dynamique de l'équation n'est pas du tout figée ! Des basculements complets peuvent se dérouler très rapidement. L'attractivité du pays France ne concerne pas les seuls investissements étrangers. Il concerne aussi et surtout ses propres forces vives! Les boomers ont-ils donc une confiance aveugle dans un mutisme perdurant de leurs enfants ?

Quelques esquisses de solutions franches: revenu étudiant minimal, loyers plafonnés à des niveaux raisonnables, politique massive de formation par apprentissage, stage au Smic, priorités aux politiques de la petite enfance, imposition allégée pour les jeunes ménages, suppression pure et simple des filières professionnelles absconses, plan fibre et 4G absolument massif (développement des usages), interdiction faite aux séniors de faire les courses ou d'aller à La Poste le samedi matin, etc. Contrepartie et financement: taxer plus les plus âgés, retraite tardive et minorée, mettre le service public d'équerre (y autoriser les licenciements pour embaucher des jeunes compétents en remplacement), revenir sur les retraites anticipées, etc, etc. Plus sérieusement : arrêter de taper encore et toujours sur les mêmes.

Une justice inter-générationnelle minimale est impérative pour éviter des chocs immenses. La jeune génération est éduquée, mobile, lucide, vive. Tout l'arsenal statistique est disponible pour parvenir à une justice élémentaire de base. Les "vieux" doivent agir dès à présent, avant que n'émerge et ne se structure une défense voire une révolte radicale des jeunes.

Je ne partage pas trop les solutions proposées qui ne sont encore que des subventions de plus dans le tas de rustines infâme qu'est devenue la France.

Mais sur le constat, je ne peux qu'abonder...

Petit calcul à la louche de la traite des jeunes

Juste comme ça...

Petit calcul, à la très grosse louche...

   Loyers : quelque chose comme 180 milliards d'€ par an dont une bonne moitié est bullesque = 90 milliards par an
   Intérêts de la dette : 40 milliards d'€ par an
   Profits du CAC40 : 80 milliards d'€ par an (pour le seul CAC40, et dont plus de 40% est détenu par des étrangers)

Quelque chose donc comme 200 milliards d'€ par an de rente par capitalisation à payer + la retraite par répartition... 10% du PIB payé en capitalisation chaque année...

Dans les années 60, quand le papy boom était jeune :
  Loyers : raisonnables
  Intérêts de la dette : nada
  Profits du CAC40 : négligeables

Sans parler des cotisations retraite ridicules qu'ils payaient...

Mais sinon, à part ça, les papy boomers défilent tous aux infos et à la télé pour nous expliquer qu'il n'y a pas du tout de conflit de générations   

  

Ploutocratie US

Rien de bien nouveau, juste une piqure de rappel :

Bill Gates Tops Forbes 400 Ranking of Richest Americans With $54 Billion
Bloomberg via ContreInfo, 23/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.bloomberg.com/news/2010-09-22/bill-gates-tops-forbes-400-ranking-of-richest-americans-with-54-billion.html
Bill Gates, the co-founder of Microsoft Corp., remains the richest American with estimated assets of $54 billion, according to Forbes magazine’s annual ranking of the 400 wealthiest Americans.

Warren Buffett, the chief executive officer of Berkshire Hathaway Inc., ranks second in the U.S. with $45 billion, according to the list published yesterday. Gates, 54, and Buffett, 80, were Nos. 1 and 2 last year.

The total worth of the 400 rose by 8 percent to $1.37 trillion, still below the 2008 total of $1.57 trillion.

The Importance of the 1970s
The Baseline Scenario, James Kwak, 23/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://baselinescenario.com/2010/09/13/the-importance-of-the-1970s/
In Third World America, Arianna Huffington cited Tocqueville’s observation that democracy should promote the interests of “the greatest possible number” ; as I pointed out, this is clearly no longer true in America (if it ever was).

To the former question, their argument is simple : business interests in all sectors organized a takeover of political power that pushed organized labor and other groups protecting middle-class interests to the sidelines and made possible decades of policies that have enriched the super-rich at the expense of everyone else, including the merely affluent. Finance was simply the biggest and most profitable of these sectors-and, we would emphasize, the one best able to hold the government hostage in a financial and economic crisis.

What has shifted is that Congressmen are now much more receptive to the opinions of the rich, and there is actually a negative correlation between their positions and the preferences of their poor constituents (p. 111).

That shift occurred in the 1970s because businesses and the super-rich began a process of political organization in the early 1970s that enabled them to pool their wealth and contacts to achieve dominant political influence (described in Chapter 5). To take one of the many statistics they provide, the number of companies with registered lobbyists in Washington grew from 175 in 1971 to nearly 2,500 in 1982 (p. 118). Money pouring into lobbying firms, political campaigns, and ideological think tanks created the organizational muscle that gave the Republicans a formidable institutional advantage by the 1980s. The Democrats have only reduced that advantage in the past two decades by becoming more like Republicans-more business-friendly, more anti-tax, and more dependent on money from the super-rich. And that dependency has severely limited both their ability and their desire to fight back on behalf of the middle class (let alone the poor), which has few defenders in Washington.

Et sinon, les USA font toujours 12% de déficit. Et les riches hurlent à toute idée de supprimer les tax cuts de Bush   

Pour l'instant, les tea parties ont été totalement détournées de leur but originel. Mais la colère reste intacte. Les USA ont réellement besoin d'une véritable alternance alors qu'ils n'ont plus le choix qu'entre deux partis de ploutocrates...

Ça va mal finir tout ça...

Interviews BFM

Petite grappe d'interviews intéressantes sur BFM, en vrac :

Le témoignage d'un ex p'tit gars de Access International qui bossait beaucoup avec Madoff, et dont le dirigeant a fini par se suicider :
Hugues Armand-Delille, auteur de Madoff et moi
BFM Radio, 15/09/2010 (en Français texte en français )
http://nr.proxycast.org/m/media/254054201588.mp3?c=information&p=BFM&l3=channel6&media_url=http%3A%2F%2Fpodcast.bfmradio.fr%2Fchannel6%2F20100915_int1215_3.mp3

Interview de Marc Roche sur son livre "Comment Goldman Sachs dirige le monde" :
Marc Roche, Correspondant du Monde à Londres, auteur de La Banque. Comment Goldman Sachs dirige le monde
BFM Radio, 17/09/2010 (en Français texte en français )
http://nr.proxycast.org/m/media/254054201588.mp3?c=information&p=BFM&l3=channel6&media_url=http%3A%2F%2Fpodcast.bfmradio.fr%2Fchannel6%2F20100917_int1215_4.mp3

Charles de Courson, Député Nouveau Centre, veut faire voter un amendement actant comme le propose Arthuis la suppression du bouclier fiscal, la suppression de l'ISF et la création d'une nouvelle tranche d'imposition sur le revenu. Ça va clairement dans le bon sens :
Charles de Courson, Député Nouveau Centre de la Marne
BFM Radio, 17/09/2010 (en Français texte en français )
http://nr.proxycast.org/m/media/254054201588.mp3?c=information&p=BFM&l3=channel13&media_url=http%3A%2F%2Fpodcast.bfmradio.fr%2Fchannel13%2F20100918_gjournal_1.mp3

Georges Pauget, Ancien directeur général du Crédit Agricole, sur Bâle III :
Georges Pauget, Ancien directeur général du Crédit Agricole
BFM Radio, 13/09/2010 (en Français texte en français )
http://nr.proxycast.org/m/media/254054201588.mp3?c=information&p=BFM&l3=channel6&media_url=http%3A%2F%2Fpodcast.bfmradio.fr%2Fchannel6%2F20100913_int1215_2.mp3

Georges Ugeux sur son livre "la trahison de la finance" :
George Ugeux, Président Directeur Général de Galileo Global Advisors, ancien vice-Président de la bourse de New-York et auteur de la trahison de la finance
BFM Radio, 16/09/2010 (en Français texte en français )
http://nr.proxycast.org/m/media/254054201588.mp3?c=information&p=BFM&l3=channel13&media_url=http%3A%2F%2Fpodcast.bfmradio.fr%2Fchannel13%2F20100917_gjournal_2.mp3

Valérie Plagnol sur la lente deliquescence du Japon :
Valérie Plagnol, Directrice de la stratégie CIC Banque Privée
BFM Radio, 25/08/2010 (en Français texte en français )
http://nr.proxycast.org/m/media/254054201588.mp3?c=information&p=BFM&l3=channel11&media_url=http%3A%2F%2Fpodcast.bfmradio.fr%2Fchannel11%2F20100825_interview_1.mp3

Jean-Pierre Petit au sujet d'un scénario déflationniste à la japonaise pour l'occident :
Jean-Pierre Petit, stratégiste marchés
BFM Radio, 31/08/2010 (en Français texte en français )
http://nr.proxycast.org/m/media/254054201588.mp3?c=information&p=BFM&l3=channel11&media_url=http%3A%2F%2Fpodcast.bfmradio.fr%2Fchannel11%2F20100831_interview_4.mp3

Michel Pebereau,Président de BNP Paribas, sur les retraites et le déficit public, et sur Bâle III :
Michel Pebereau, Président de BNP Paribas
BFM Radio, 07/09/2010 (en Français texte en français )
http://nr.proxycast.org/m/media/254054201588.mp3?c=information&p=BFM&l3=channel11&media_url=http%3A%2F%2Fpodcast.bfmradio.fr%2Fchannel11%2F20100907_interview_2.mp3