mercredi 22 septembre 2010

Immobilier US : -3,3% sur un an

U.S. Home Prices Fell 3.3% in July From Year Earlier
Bloomberg, 22/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.bloomberg.com/news/2010-09-22/home-prices-in-u-s-fell-3-3-in-july-from-year-earlier-fhfa-index-shows.html
U.S. home prices dropped 3.3 percent in July from a year earlier, the eighth consecutive decline, as foreclosed properties flooded the market.

Prices fell 0.5 percent from June, the Federal Housing Finance Agency in Washington said in a report today.

Foreclosures are boosting the supply of available properties and reducing prices, even as mortgage rates tumble to record lows. The time it would take to clear the market of homes for sale was 12.5 months in July, the highest in more than a decade of data, according to the National Association of Realtors. Banks seized a record 95,364 properties from delinquent borrowers in August, according to RealtyTrac Inc., an Irvine, California-based seller of housing data.

Europe : une restructuration de la dette inévitable

Debt Restructuring in Euro Zone Inevitable
CNBC, 22/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.cnbc.com/id/39302086
Demand may be strong for bonds issued by periphery euro-zone countries but those countries must restructure their debt at some point because yields are unsustainably high, two economists told CNBC Wednesday.

"But the fact is that people are very nervous about the ability of those economies to bear this kind of debt burden," he added.

"I don't see any way that continuation of this, at these interest rates, can go on without some sort of restructuring… the math is very simple: it can't happen," Stelzer said.

The latest European bond auctions on Tuesday enjoyed strong demand, but yields were higher compared with previous similar tenders.

"Yes, you are able to sell bonds at a certain price but sometime you will have to pay this money back," Par Magnusson, chief Nordic economist at RBS told CNBC.

"For instance, how on Earth is Greece ever going to repay 11 percent interest rate with 100 percent debt-to-GDP? That's 12.5 percent of GDP in interest payments alone, had they not been funded by the European facility," Magnusson said.

Heureux propriétaires d'assurances vie en euros, priez pour que la BCE monétise tout ça... Histoire de bien profiter d'un gras rendement sans jamais en assumer le risque. Bienvenue dans le Ponzi capitalisme...

Le Brésil construit un port gigantesque, surnommé « l’autoroute vers la Chine »

Le Brésil construit un port gigantesque, surnommé « l’autoroute vers la Chine » - des enfants de la région veulent apprendre le Mandarin
guardian via ContreInfo, 22/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=9764
a gigantic concrete pier that juts nearly two miles out into the South Atlantic and boasts an unusual nickname: the Highway to China.

Dotted with orange-clad construction workers and propped up by dozens of 38-tonne pillars, this vast concrete structure is part of the Superporto do Acu, a £1.6bn port and industrial complex that is being erected on the Rio coastline, on an area equivalent to 12,000 football pitches.

When Acu opens for business in 2012, its 10-berth pier will play host to a globetrotting armada of cargo ships, among them the 380-metre long Chinamax – the largest vessel of its type, capable of ferrying 400,000 tonnes of cargo.

Millions of tonnes of iron ore, grain, soy and millions of barrels of oil are expected to pass along the "Highway" each year on their way east, where they will alleviate China's seemingly unquenchable thirst for natural resources.

"This project marks a new phase in relations between Brazil and China,"

The surge in China's South American spending is not just a Brazilian phenomenon. Ecuador has already signed around $5bn of bilateral deals with China this year, including $1.7bn to help build a hydro-electric dam and $1bn investments for oil exploration and infrastructure projects. That compared with Chinese investment of just $56m in 2009.

Chinese companies have sunk $1.4bn into mining operations in Peru this year, while in April Hugo Chávez announced that the Chinese, already major sponsors of Venezuelan oil exploration, had agreed to open a $20bn credit-line for the "Bolivarian revolution".

"The Chinese authorities understand that to sustain the country's continued growth, they will have to ensure that its industries are provided with adequate supplies of energy, minerals, and other basic raw materials," he said. But the "going out" strategy went far beyond business transactions, he added.

"They seek to fashion a multipolar world in which no single power – read the United States – plays an overwhelmingly dominant role. To this end, they seek to bolster ties with rising regional powers like Brazil and South Africa."

Tout ça commence à ressembler fortement à une révolte des émergents contre l'occident qui les a enfoncés si longtemps. Visiblement, ils ont décidé de se passer de nous désormais.

Je serais vraiment curieux de savoir ce qu'il s'est décidé entre pays des BRIC au sommet d'Ekaterinburg en 2009. Je ne serais pas étonné qu'ils aient fait une sorte de pacte de commerce privilégié où chaque fois qu'il y a le choix, ils privilégient de travailler avec un autre pays des BRIC plutôt qu'avec l'occident.

On l'a pas volé... Qui sème le vent récolte la tempête.

Europe : l'immobilier commercial chancèle

He ben, c'est pas facile de fairez tenir le Ponzi dites donc    Ça rafistole et ça rustine de partout... Mais à lire ces articles, j'ai pas franchement le sentiment que ça va passer :

Immobilier d’entreprise : proche du point de rupture
nouvelobs, Nathalie Giusti, 22/09/2010 (en Français texte en français )
http://immobilier.nouvelobs.com/actualites/france/20100719.CHA6170/immobilier_d_rsquo_entreprise_proche_du_point_de_rupture.html?xtor=RSS-1
Selon le promoteur Constructa Asset Management, le marché de l’immobilier d’entreprise présente une fracture inquiétante qui pourrait le mener à son point de rupture.

les rendements de ces biens « continuent mécaniquement de s’éroder pour avoisiner 5 % (soit encore près de deux points de plus qu’une OAT à 10 ans), contre encore 5,5 % en début d’année »

le taux de vacance atteint désormais 10 % sur Paris (4 millions de mètres carrés), « contre 4,5 % avant la faillite de Lehmann Brothers »

Autre élément inquiétant : les nouvelles normes BBC amplifient cet effet de fracture entre les biens côtés et les autres. Pour autant, « les prix affichés ne reflètent pas encore ce déséquilibre prononcé des fondamentaux du parc », remarque Philippe Couturier. Mais « le marché est au bord de la rupture ». En effet, sur les 970 milliards d’euros de dettes assises sur l’immobilier d’entreprise en Europe, quasiment la moitié arrivera à échéance avant la fin 2012, dont 60 milliards d’euros pour le marché français. « Or sur ce montant, une trentaine de milliards est assise sur des actifs difficiles (i.e achetés au pic du marché, avec des effets de leviers importants, et dont le service de la dette n’est pas assuré par un loyer) », explique le promoteur. De fait, les banques verront bientôt arriver des propriétaires ayant perdu tous leurs fonds propres et ne voulant plus réinvestir dans les opérations.

A terme, le marché devrait être purgé et les valeurs vénales seront corrigées à la baisse : « L’éclatement de la bulle sur l’immobilier de bureaux marquera le point bas de la crise, préalable à son assainissement ».

Immobilier d'entreprise - Les banques ne prennent pas de risque
Reuters, Juliette Rouillon, 22/09/2010 (en Français texte en français )
http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE68K1FP20100922?pageNumber=1&virtualBrandChannel=0
   Risque de bulle spéculative sur ces actifs sécurisés
   L'arrivée à échéance d'une montagne de dette fait peur
   L'activité se concentre sur la renégociation de dettes
   La relance du marché de la titrisation à l'étude

Les banques se cantonnent au financement des actifs ultra-sécurisés sur le marché européen de l'immobilier d'entreprise, contraintes par le durcissement en préparation des règles prudentielles dans le cadre de Bâle III et par leurs difficultés de refinancement.

La prochaine arrivée à échéance d'une montagne de dette immobilière, ainsi que la disparition depuis trois ans du marché de la titrisation, accentuent encore la prudence des banquiers

Le montant de la dette à refinancer sur le marché immobilier en Europe va représenter entre 100 et 150 milliards d'euros par an d'ici 2015, concentré surtout au Royaume-Uni et en Allemagne, les échéances les plus lourdes tombant en 2010-2011

"On a peu de situations 'distressed', le défaut de paiement a été évité"

Pour l'avenir, la remise en route du marché de la titrisation, rendu responsable de la crise financière, pourrait prendre du temps, a estimé Patrick Lesur. "La titrisation a disparu... on ne la voit pas revenir", a-t-il dit.

"Des réflexions sont menées aux Etats-Unis et en Europe pour relancer le marché de la titrisation", a-t-il ajouté, précisant qu'il pourrait s'agir notamment d'imposer aux banques à l'origine des dettes titrisées de garder 5% du montant total.

Allemagne : Hypo Real Estate va transférer 190 milliards d'euros d' "actifs" à une bad bank

J'espère que les actionnaires ont tous été rincés au moins et les directions remplacées... Ça serait vraiment un minimum. Mais vu l'époque, c'est même pas dit...   

Après, y aura pas 100% de perte non plus. Mais j'imagine que ça va surement aller taper dans les 3% de PIB au moins...

Germany's Hypo Real Estate to Transfer $256 Billion of Assets to Bad Bank
Bloomberg, 22/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.bloomberg.com/news/2010-09-22/hypo-real-estate-bad-bank-gets-soffin-fund-s-approval-to-start-next-week.html
Hypo Real Estate Holding AG, which was rescued by the German government following the country’s biggest bank failure since World War II, will transfer 191.1 billion euros ($256 billion) of assets to a bad bank.

The lender, based in Munich and wholly owned by Soffin, applied in January to transfer non-strategic assets to a bad bank. Hypo Real Estate has said it doesn’t expect to return to profit before 2012. It needed a total of 142 billion euros in credit lines and debt guarantees from the state and financial institutions to save it from collapse.

USA : le PDG de Walmart et la version moderne des soupes populaires

Les magasins Walmart font le plein à la fin du mois, à 11heures, juste avant minuit et que les cartes de paiement d'aide de l'État soient abondées :

Wal-Mart's CEO Provides The Starkest Visual Of The Modern Bread Line Yet
ZeroHedge, 22/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.zerohedge.com/article/wal-marts-ceo-provides-starkest-visual-modern-bread-line-yet
I don't need to tell you that our customer remains challenged…You need not go farther than one of our stores on midnight at the end of the month. And it's real interesting to watch, about 11 p.m. customers start to come in and shop, fill their grocery basket with basic items – baby formula, milk, bread, eggs – and continue to shop and mill about the store until midnight when government electronic benefits cards get activated, and then the checkout starts and occurs. And our sales for those first few hours on the first of the month are substantially and significantly higher.

USA : la chambre va voter un texte pressant la Chine de réévaluer le yuan

Ça commence à escalader tout ça...

House panel votes Friday on China currency bill
Reuters, 22/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.reuters.com/article/idUSTRE68L4VR20100922
A key panel in the House of Representatives has scheduled a business meeting on Friday to vote on legislation pressuring China to revalue its currency, according to a committee notice.

The House Ways and Means Committee will meet Friday morning to consider an amendment crafted by House Ways and Means Committee Chairman Sander Levin, the notice said.

"The bill, as considered by the Ways and Means Committee, will modify the original legislation introduced by Representatives Tim Ryan (D-OH) and Tim Murphy (R-PA) to make it fully consistent with World Trade Organization (WTO) rules," Levin said in a statement.

La Chine est-elle notre avenir ?

Un texte intéressant décrivant le processus bien connu de la prise du pouvoir sur la planète par la corporatocratie :

La Chine est-elle notre avenir ?
Le Monde, Gérard Sené, Chef D'entreprise, 02/09/2010 (en Français texte en français )
http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/09/02/la-chine-est-elle-notre-avenir_1406002_3232.html
Pour comprendre la crise, il faut en nommer les causes. L'une d'elles, majeure, tient à l'énorme déséquilibre de pouvoir qui s'est créé en faveur des entreprises globalisées et de leurs actionnaires et au détriment de la démocratie et des citoyens.

Bénéficiaires de ces changements, les fonds financiers, actionnaires et prêteurs, sont devenus les vrais détenteurs du pouvoir, asservissant les grandes entreprises à leur intérêt, c'est-à-dire à l'hégémonie de la rentabilité des capitaux.

Une mutation de l'organisation vers une conception purement mécanique et déshumanisée l'a accompagnée. Face à la complexité de gestion de la globalisation, un modèle simple et ancien a retrouvé sa modernité. Comme une machine, l'organisation a été configurée en une série de process (achats, production, commercial, ressources humaines, etc.), séquences d'opérations standardisées, si possible automatisables et traitables par les systèmes d'information. Le modèle de gestion ainsi privilégié a résolu les problèmes de coopération par le moins de partage du pouvoir et le moins de liberté possibles pour les acteurs locaux en privilégiant une organisation centralisée et très hiérarchique, où les ordres descendent et où le reporting remonte, où la bureaucratie du centre pilote les process, où les équipes de direction ont le monopole de l'intelligence et du pouvoir.

L'horizon du XXIe siècle sera-t-il une extension du modèle chinois, d'imbrication de l'État et des entreprises globales et de contrôle politique sévère de la population ? Un jeu pervers et intenable en démocratie s'est mis en place. Les entreprises globales poursuivent l'écrasement des obstacles au profit. Pour les citoyens, ces stratégies signifient plus de laissés-pour-compte et une crainte invasive de déclassement social.

toujours plus de menaces et moins de ressources apportées par les entreprises globales. L'État ne s'en sort que par toujours plus de prélèvements sur les citoyens captifs (particuliers et PME) et le report de dépenses vers les générations futures, asphyxiant progressivement le tissu local.

Le cas de la France est exemplaire : le poids de l'État, mesuré par la dépense publique y est le plus important d'Europe. En même temps, son tissu économique est caractérisé par la part très importante occupée dans son PIB par les entreprises du CAC 40 et les filiales de grands groupes étrangers. Enfin, les PME échouent à y grandir. Osons ce théorème explicatif du paradoxe français : plus l'économie d'un pays dépend des entreprises globales, plus l'État doit dépenser et occuper une place importante dans l'économie pour répondre au chantage à la délocalisation et compenser la casse. Dans le même temps le report des dépenses sur les captifs détruit le tissu industriel des PME et rend les citoyens angoissés, les exclus résignés, la société bloquée. L'État, représentant de l'intérêt collectif, est pris au piège et ne peut résoudre la contradiction à laquelle il est soumis. Pourtant, ses hauts représentants peuvent trouver un fort bénéfice à cette situation. La logique perdante pour l'État n'exclut pas une logique gagnante pour ses dirigeants.

Une sortie durable de la crise n'interviendra que par un nouvel équilibre des pouvoirs, d'une part entre l'État et les entreprises globales et, d'autre part, au sein de celles-ci, entre le capital financier et les autres formes de capital – humain, social et naturel – aujourd'hui totalement oubliées.

Certes certes. Excellent constat, très bien écrit. Maintenant, comment sortir de cette réalité ?

En sortant du moustachisme à tout crin nous expliquant que la retraite par répartition est le bonheur rangé dans une armoire. Ça l'est surtout, sans surprise, pour les vieux d'aujourd'hui qui vont (en moyenne) pouvoir profiter d'une grasse retraite pour laquelle ils n'ont pas cotisé.

Et on se retrouve ainsi aujourd'hui à payer par répartition les retraites de nos vieux moustachus qui nous ont toujours expliqué que les profits, c'est sâââle.

Et dans le même temps, les actifs doivent aussi payer les profits pour les fonds de pension américains, d'entreprises achetées à coup de faux dollars comme l'expliquait De Gaulle.

80 milliards de profits pour le CAC pour une capitalisation de 800 milliards d'€...

La solution est pourtant simple : un fonds de capitalisation national et solidaire, géré par une sorte de caisse des dépôts et consignation plus transparente. Les profits en serviront alors à payer en partie les retraites.

Mais ça va demander un gros effort financier pour acheter la propriété des titres...

2% du PIB par an, c'est 40 milliards. En 15 ans d'effort environ, dividendes réinvestis, le CAC est racheté...

La solution donc : le fonds de réserve des retraites mis en place par Jospin. Il faudrait donc revenir à l'équilibre des finances publiques + trouver 2% du PIB à mettre dedans chaque année...

Normalement, si les papy boomers n'avaient pas été cette génération de tartufes de gôche, jouisseurs égoïstes, ils l'auraient fait pour se prendre en charge eux mêmes, à une époque où les conditions économiques étaient bien meilleures. Mais non, c'était trop leur demander   Et puis on vous l'a dit, la capitalisation, c'est sâââle.

Il faudrait donc maintenant, au pire moment et alors que l'État est ruiné, que tout le monde se serre la ceinture. Mais je veux croire que c'est là un projet pour notre génération et qui en vaudrait réellement la peine...

Voila, c'est pas compliqué. Alors maintenant, soit on continue à ouinouiner comme dans l'article sus-cité, soit on agit...

L’OPEP ne pourra faire face à l’augmentation de la demande

L'OPEP n'arrivera pas à servir de variable d'ajustement à la hausse de la demande et à la baisse de la production des pays non OPEP :

Pétrole : l’OPEP ne pourra faire face à l’augmentation de la demande
Mmegi via ContreInfo, 21/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=9751
Current forecasting models project world oil demand based on variables such as economic growth (or income), oil prices, the price of oil substitutes, and past demand. They also project non-OPEC output using variables such as oil prices, production costs, and past supply. But, after forecasting world demand and non-OPEC supply, these models simply assume that OPEC will supply the rest - without taking into account OPEC behavior or considering that OPEC members might not be willing or able to meet the "residual" demand. For this reason, these models estimate what is known as the "call on OPEC," the difference between estimated world demand and estimated non-OPEC supply.

It is nearly impossible for OPEC members to produce the difference between estimated world demand and non-OPEC supply. For example, in its recent forecast, the EIA’s base-case scenario is that, by 2035, OPEC will add about 11 million barrels of oil a day (mb/d) to its 2010 output. Is this possible when production is declining at a rate of at least 3% ?

Let’s check the math : at a 3% rate of decline, OPEC needs to add an additional 17 mb/d by 2035 just to maintain 2010 production. If the EIA forecasts OPEC production to increase by about 11 mb/d, OPEC needs to add about 28 mb/d in the next 25 years, a feat that it has never accomplished - indeed, current production capacity is similar to that of the mid-1970’s.

The situation gets worse if non-OPEC production declines below forecasts ; oil prices must increase substantially in order to ration demand and reconcile it with lower supply.

Le clavier d'helicopter Ben

Faisez des études qu'on vous dit...

...et à crédit si possible, ça serait mieux si vous pouviez avoir l'obligeance de commencer la vie active endetté

Sur l'inflation des diplômes et l'inutilité croissante des études sinon celle d'exclure ceux qui ne suivent pas le mouvement dans la fuite en avant dans la durée de ces dernières...

Call centres benefit from rise in graduate applicants
guardian, Graham Snowdon, 22/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.guardian.co.uk/money/2010/sep/22/call-centres-rise-graduate-applicants
Despite a reputation for badly paid work, one in three call centre staff is a graduate, as university-educated workers struggle to find suitable employment

One in three call centre workers in the UK now has a degree, according to a new survey, reflecting the problems faced by university-educated workers in finding suitable employment.

The report, conducted by recruitment firm Hays in conjunction with Top 50 Call Centres for Customer Service, said 35% of all call centre workers now have degrees – a 10% increase since last year.

Despite having a reputation for offering repetitive, badly paid work, call centres are an increasingly popular port of call among graduate jobseekers, with 43% of call centre managers reporting a rise in graduate applications.

Sinon, j'imagine aisément aussi qu'un plombier doit gagner deux fois plus qu'un bac + 5...

Le mercredi c'est Dontigny

Dontigny parle du processus de formation du prix :

Le processus de détermination des prix en bourse
LesAffaires.com, Paul Dontigny, 22/09/2010 (en Français texte en français )
http://www.lesaffaires.com/videos/chroniques/le-processus-de-determination-des-prix-en-bourse/518531

Poids de l'immobilier : 20% du PIB français en 2009

Poids de l'immobilier : 20% du PIB français en 2009
Entreprise06.com, Jean Pierre Largillet, 22/09/2010 (en Français texte en français )
http://www.webtimemedias.com/entreprise06/wtm_article56553.fr.htm
Le poids de l'immobilier dans l'économie française ? Il a été mesuré par l’Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière : avec 343 milliards d'euros soit 20% du PIB en 2009, l'immobilier est le premier poste de valeur ajoutée.

Valeur doublée dans le patrimoine en 10 ans... Patrimoine qui a lui même fait +50% en 10 ans alors que le pays s'enfonçait dans la bulle (c'est bien connu qu'on s'enrichit quand toutes les entreprises partent à l'étranger et qu'on se fait larguer   ) :


Et quand je lis qu'un truc a plus que doublé en 10 ans, je ne me dépêche pas pour aller en acheter. Je me dis que c'est très très cher. Mais je dois pas penser comme les autres faut croire...

Sinon, on y apprend aussi que 15% du PIB part aux "activités immobilières" qui regroupent trois types d’activités :
   celle des marchands de biens qui consiste en achat et revente de biens immobiliers propres ;
   la location et l’exploitation de biens immobiliers propres ou loués ;
   les activités immobilières pour compte de tiers qui comprend notamment l’activité des agences immobilières et l’activité d’administration de biens immobiliers.

Le tout pour un ridicule 245 000 emplois...

L'essentiel de tout ceci ce sont les loyers qui ont l'air d'avoir grimpé de quelque chose comme 60% quand les prix ont fait plus de +100%.

On y apprend aussi que 186 milliards de loyers ont été versés, soit quasiment 9% du PIB qui part des locataires aux bailleurs.

Comment la bulle immobilière française crée du "PIB" bidon :
En 1999, la valeur ajoutée créée par le secteur immobilier représentait 196,5 milliards d’euros dont 74,2 % par les « activités immobilières2 ». Dix ans plus tard, elle représente 343,1 milliards d’euros.
Y a personne pour se dire que grosso modo, par rapport à il y a 10 ans, ça n'a pas foncièrement changé et que si la même chose vaut le double, c'est que ce n'est pas de la croissance ?

C'est même plutôt inquiétant si avec l'ajout de toute cette fausse richesse bidon, on n'arrive à faire que 1 à 2% de croissance. C'est qu'en vrai, on est déjà en récession depuis un bon moment alors... Voilà qui expliquerait bien des choses... Ce n'est pas franchement une surprise, plutôt une confirmation.

Et je vous raconte pas l'atterrissage quand tout ceci va faire pfuit. Il se pourrait bien qu'on trouve la situation des américains enviable.

Voila qui répond aussi à la gôche qui explique qu'on n'a jamais autant fabriqué de richesses qu'aujourd'hui. Faut voir ce que c'est que la dite "richesse"... Et encore, faudrait aussi y rajouter les joyeusetés statistiques comme les imputations, ou les ajustement hédoniques...

Patriciens US

Petit tour des députés et sénateurs les plus riches des deux chambres du congrès US :

The Richest Members of the US Congress 2010
CNBC, 22/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.cnbc.com/id/39287818

Voilà surement qui explique cette volonté farouche des deux bords de l'échiquier politique de sauver le Ponzi par tous les moyens...

Patrimoine en millions de dollars (D- pour démocrate ou R- pour républicain) :
  Sen. John Kerry (D-Mass.) : Minimum net worth: $188.37 million
  Rep. Darrell Issa (R-Calif.) : Minimum net worth: $160.05 million
  Rep. Jane Harman (D-Calif.) : Minimum net worth: $152.62 million
  Sen. Jay Rockefeller (D-W.Va.) : Minimum net worth: $81.50 million
  Rep. Michael McCaul (R-Texas) : Minimum net worth: $73.75 million
  Sen. Mark Warner (D-Va.) : Minimum net worth: $70.19 million
  Rep. Jared Polis (D-Colo.) : Minimum net worth: $56.49 million
  Rep. Vern Buchanan (R-Fla.) : Minimum net worth: $55.47 million
  Sen. Frank Lautenberg (D-N.J.) : Minimum net worth: $49.70 million
  Sen. Dianne Feinstein (D-Calif.) : Minimum net worth: $46.07 million
  Rep. Alan Grayson (D-Fla.) : Minimum net worth: $31.41 million
  Rep. Nancy Pelosi (D-Calif.) : Minimum net worth: $21.74 million
  Rep. Rodney Frelinghuysen (R-N.J.) : Minimum net worth: $19.90 million
  Sen. James Risch (R-Idaho) : Minimum net worth: $19.69 million
  Rep. Gary Miller (R-Calif.) : Minimum net worth: $19.37 million

Même si être riche n'est pas un crime en soi, on note une concentration de riches et de millionnaires dans les chambres US très très loin de représenter la réalité de la population.

Visiblement, ça a l'air de très bien aller également pour les démocrates. Et on comprend beaucoup mieux, après deux ans de la gôche au pouvoir, dans une crise historique, alors que les inégalités ont explosé depuis 30 ans, pourquoi les impôts des riches n'ont toujours pas été augmentés.

Tout ceci me fait furieusement penser à la classe des patriciens de l'empire romain. Et qui dit patriciens, dit plèbe impériale...

Des classes moyennes mais surtout des jeunes désabusés

Deux articles intéressants sur l'état de l'opinion en occident...

Tout d'abord, sur les USA et la colère dans les tea parties. Alors que les grands partis et nos "grands" penseurs politologues s'étonnent que les jeunes et les classes moyennes se rebellent contre les politiques des tartufes de la gauche qui en deux ans, dans un contexte d'explosion verticale des inégalités depuis 30 ans, n'ont toujours pas remonté les impôts des riches, mais continuent de surendetter de force leur peuple, font de la "relance" keynésienne, tentent de faire tenir par tous les moyens leur Ponzi et empêcher la déflation.

Les américains veulent juste que les USA arrêtent de péter plus haut que leur cul, et qu'on en finisse avec ce giga Ponzi qu'est devenue l'économie US. Fin du Ponzi qui après quelques années difficiles redonnera leur vrai statut de classes moyennes aux américains plutôt que ce qu'il faut bien appeler désormais une plèbe impériale nourrie au tittytainment.

Tuer le Ponzi, c'est LE vrai combat de gauche aujourd'hui d'ailleurs. De la vraie gauche, pas de la parodie menée par les tartufes type Krugman et Stiglitz et autres néo keynésiens, qui n'ont rien d'autre à la bouche que de le faire tenir par tous les moyens...

Face à cette incapacité de la gauche à comprendre ces réalités, (et surement même parce que la gauche US ne veut pas d'un pays de classes moyennes et que la plèbe impériale sous tittytainment, ça lui convient surement bien mieux, alors qu'il ne s'agit en fait que de s'assurer que le pillage et le déclassement puissent continuer sans que les pillés ne se révoltent), les américains sont allés chercher leurs réponses là où ils pouvaient. Hélas ces mouvements ont été récupérés par des ploutocrates essayant d'expliquer qu'ils paient trop d'impôt (  ), par des Glenn Beck, des Sarah Palin et le mouvement d'origine a été totalement perverti.

Face à cette confusion, cette incohérence, et ce refus de la gauche des tartufes au service de la ploutocratie et des banques de s'emparer du vrai combat de gauche aujourd'hui, ça part dans tous les sens et la confusion et la volatilité sont totales...

Rupert Cornwell: Has America gone mad?
The Independent via ContreInfo, 22/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.independent.co.uk/opinion/commentators/rupert-cornwell/rupert-cornwell-has-america-gone-mad-2083294.html
Les tenants des Ponzi economics se font gicler les uns après les autres, alors que les croulants faillis néo keynésiens, "debt-is-always-the-solution", se font remplacer par des jeunes :

What on earth is going on ? These days, a grounding in clinical psychology is probably of more use than a PhD in political science in determining the mood of the US voters ahead of November’s mid-term elections. But whether or not the country is experiencing a collective nervous breakdown, last week’s batch of primary results have established one thing beyond doubt - that America’s electorate has never in modern times been angrier, more volatile and less predictable than now.

The most spectacular proof came in the normally inconsequential state of Delaware, where Christine O’Donnell - spectacularly unqualified but blessed by the Tea Party and Saint Sarah and making all the right ultra-conservative noises - defeated Mike Castle, the state’s highly popular former governor, in the Republican primary for the Senate seat long held by Vice-President Joe Biden.

But numbers tell only part of the story. For this is 2010, when even stronger emotions are loose in the land. Americans, as the whole world knows, are mad. They’re mad about the economy, about high unemployment and a recession that feels like it will never end. They’re mad at Wall Street, which got the country into the mess. They’re mad at government, which, for all the colossal deficits it has run up, can’t get them out of the mess. They’re mad at big business for exporting jobs to China, at China which cheats so blatantly on its exchange rate, at unions that can’t deliver for the workers, at the media who tell everything like it isn’t.

And they’re mad at that cool-mannered guy in the White House who appears to feel nobody’s pain. Heck, isn’t he a Muslim, and probably not even a native-born American at all ? Finally, and most relevant to the upcoming election, they’re mad at Congress and all those who sit and squabble there. And since there are more Democrats than Republicans on Capitol Hill, the Democrats stand to suffer the most.

But at this point, if you believe a poll by The New York Times just 24 hours after Ms O’Donnell swept all before her, you must abandon politics-as-usual and reach for the psychiatric manual. According to this poll, voters are fed up with Democrats. But they are even more scornful of Congressional Republicans, whose strategy for the last 18 months has consisted of the single word, "no", to everything President Obama has proposed.

Les américains veulent juste qu'on mette fin au Ponzi !


Et en France, le Ponzi, via la bulle immobilière et la dette publique, profite moins clairement aux ploutocrates qu'à essentiellement tout ce qui a plus de 55 ans et sait profiter de la Ponzi monnaie issue de la traite des jeunes qui a été mise en place dans ce pays. La jeunesse se fait piller, et n'a pas d'autre avenir que de se faire traire. Elle se voit voler son droit à se constituer à son tour un patrimoine par des vieux qui possèdent déjà tout.

Cécile Van de Velde : "La peur de l'avenir est de plus en plus précoce chez les jeunes Français"
Le Point, Marion Cocquet, 21/09/2010 (en Français texte en français )
http://www.lepoint.fr/societe/malaise-des-jeunes-cecile-van-de-velde-la-peur-de-l-avenir-est-de-plus-en-plus-precoce-chez-les-jeunes-francais-21-09-2010-1239072_23.php
Les jeunes Français vont mal. "Désabusés, peinant à se projeter dans l'avenir, beaucoup considèrent que les études et les efforts ne paient plus", et que la société ne leur accorde qu'une place médiocre, affirme un sondage Ipsos paru le 20 septembre.

L'angoisse face à l'avenir, liée à un sentiment d'iniquité entre les générations, est enracinée dans la jeunesse française depuis quinze ou vingt ans, mais la crise, que le marché du travail fait payer très cher aux jeunes, contribue encore à l'accentuer. Surtout, ce sentiment devient de plus en plus précoce : observé d'abord chez les jeunes actifs, il s'est manifesté ensuite chez les étudiants. Aujourd'hui, il descend encore dans les âges et apparaît dès le secondaire, chez des jeunes qui manifestent des troubles psychologiques, parfois très graves, liés à une phobie de l'échec scolaire. Ce qui est nouveau, en revanche, dans cette étude, c'est le sentiment de colère qui est mis en évidence.

D'autre part, le modèle social français, "continental" pour reprendre le terme des sociologues, table sur une solidarité "descendante" entre les générations et favorise donc d'abord les plus âgés, ce qui nourrit aujourd'hui un sentiment d'iniquité. De fait, la jeunesse est le point mort de la politique sociale en France.
Haaa la sôlidarité si chère aux moustachus, où les jeunes pauvres donnent tout leur pognon aux vieux riches...

Il ne faut toutefois pas oublier, dans ce débat, que c'est une génération exceptionnellement favorisée, celle des baby-boomers, qui sert de terme de comparaison. Les enfants des baby-boomers veulent tout naturellement vivre aussi bien, sinon mieux, que leurs parents. Cet espoir, déçu, nourrit l'idée de déclassement.
Comme toujours, il est peu probable qu'une génération d'escroqués puisse mieux vivre que celle qui l'escroque...

Dans les pays du Nord, l'insertion dans la vie active est à la fois plus longue et plus souple. Elle laisse un espace important à une détermination progressive du jeune, à son développement personnel. Cela passe par une indépendance très précoce, soutenue par des aides importantes de l'État. Dans les pays du Sud, l'Italie, l'Espagne, la situation est complètement inverse. Les jeunes, confrontés très durement à la crise, vivent une précarité de très longue durée et partent de plus en plus tard de chez leurs parents : 28 ans en moyenne, contre 20 dans les pays scandinaves. Le modèle "libéral", du Royaume-Uni, du Canada, des États-Unis, est, lui, très différent. La jeunesse est beaucoup plus courte : il faut "s'assumer" très tôt et par ses propres moyens, ce qui explique que les études soient souvent bien plus courtes que chez nous. Avec la crise, ces pays voient ainsi des jeunes arriver sur le marché du travail déjà surendettés, et ne trouvant pas d'emploi pour faire face.
On va surement trouver le moyen de cumuler modèle anglo-saxon plus modèle des PIIGS chez nous   

Tiens encore hier, un collègue qui me parlait d'un repas de famille où les vieux attablés, tous avec 5 appartements en location, râlaient contre le 5ème locataire qui ne payait pas son loyer... Surement 2000€ de revenu par mois, en plus de la retraite, à profiter d'un patrimoine acquis par le forçage dans la bouche des jeunes de leur Ponzi et de leur dette odieuse...

Le voilà le si merveilleux modèle français...

Ils vont se le manger à leur tour leur mai 68   Mais cette fois ils auront le rôle des vieux cons. Ils l'auront pas volé... Et dire que ce sont les mêmes qui ont chanté ça en leur temps... Quelle génération d'escrocs   

Mais pour ça, faudrait que les jeunes soient foutus d'avoir une pensée par eux mêmes et arrêtent de gober tout cru les conneries des moustachus papy boomers, qui leur vendent la lutte des classes et leur "sôlidarité" unilatérale qui finit toujours dans leurs poches.