Deux articles intéressants sur l'état de l'opinion en occident...
Tout d'abord, sur les USA et la colère dans les tea parties. Alors que les grands partis et nos "grands" penseurs politologues s'étonnent que les jeunes et les classes moyennes se rebellent contre les politiques des tartufes de la gauche qui en deux ans, dans un contexte d'explosion verticale des inégalités depuis 30 ans, n'ont toujours pas remonté les impôts des riches, mais continuent de surendetter de force leur peuple, font de la "relance" keynésienne, tentent de faire tenir par tous les moyens leur Ponzi et empêcher la déflation.
Les américains veulent juste que les USA arrêtent de péter plus haut que leur cul, et qu'on en finisse avec ce giga Ponzi qu'est devenue l'économie US. Fin du Ponzi qui après quelques années difficiles redonnera leur vrai statut de classes moyennes aux américains plutôt que ce qu'il faut bien appeler désormais une plèbe impériale nourrie au
tittytainment.
Tuer le Ponzi, c'est LE vrai combat de gauche aujourd'hui d'ailleurs. De la vraie gauche, pas de la parodie menée par les tartufes type Krugman et Stiglitz et autres néo keynésiens, qui n'ont rien d'autre à la bouche que de le faire tenir par tous les moyens...
Face à cette incapacité de la gauche à comprendre ces réalités, (et surement même parce que la gauche US ne veut pas d'un pays de classes moyennes et que la plèbe impériale sous tittytainment, ça lui convient surement bien mieux, alors qu'il ne s'agit en fait que de s'assurer que le pillage et le déclassement puissent continuer sans que les pillés ne se révoltent), les américains sont allés chercher leurs réponses là où ils pouvaient. Hélas ces mouvements ont été récupérés par des ploutocrates essayant d'expliquer qu'ils paient trop d'impôt (

), par des Glenn Beck, des Sarah Palin et le mouvement d'origine a été totalement perverti.
Face à cette confusion, cette incohérence, et ce refus de la gauche des tartufes au service de la ploutocratie et des banques de s'emparer du vrai combat de gauche aujourd'hui, ça part dans tous les sens et la confusion et la volatilité sont totales...
Les tenants des Ponzi economics se font gicler les uns après les autres, alors que les croulants faillis néo keynésiens, "debt-is-always-the-solution", se font remplacer par des jeunes :
What on earth is going on ? These days, a grounding in clinical psychology is probably of more use than a PhD in political science in determining the mood of the US voters ahead of November’s mid-term elections. But whether or not the country is experiencing a collective nervous breakdown, last week’s batch of primary results have established one thing beyond doubt - that America’s electorate has never in modern times been angrier, more volatile and less predictable than now.
The most spectacular proof came in the normally inconsequential state of Delaware, where Christine O’Donnell - spectacularly unqualified but blessed by the Tea Party and Saint Sarah and making all the right ultra-conservative noises - defeated Mike Castle, the state’s highly popular former governor, in the Republican primary for the Senate seat long held by Vice-President Joe Biden.
But numbers tell only part of the story. For this is 2010, when even stronger emotions are loose in the land. Americans, as the whole world knows, are mad. They’re mad about the economy, about high unemployment and a recession that feels like it will never end. They’re mad at Wall Street, which got the country into the mess. They’re mad at government, which, for all the colossal deficits it has run up, can’t get them out of the mess. They’re mad at big business for exporting jobs to China, at China which cheats so blatantly on its exchange rate, at unions that can’t deliver for the workers, at the media who tell everything like it isn’t.
And they’re mad at that cool-mannered guy in the White House who appears to feel nobody’s pain. Heck, isn’t he a Muslim, and probably not even a native-born American at all ? Finally, and most relevant to the upcoming election, they’re mad at Congress and all those who sit and squabble there. And since there are more Democrats than Republicans on Capitol Hill, the Democrats stand to suffer the most.
But at this point, if you believe a poll by The New York Times just 24 hours after Ms O’Donnell swept all before her, you must abandon politics-as-usual and reach for the psychiatric manual. According to this poll, voters are fed up with Democrats. But they are even more scornful of Congressional Republicans, whose strategy for the last 18 months has consisted of the single word, "no", to everything President Obama has proposed.
Les américains veulent juste qu'on mette fin au Ponzi !
Et en France, le Ponzi, via la bulle immobilière et la dette publique, profite moins clairement aux ploutocrates qu'à essentiellement tout ce qui a plus de 55 ans et sait profiter de la Ponzi monnaie issue de la traite des jeunes qui a été mise en place dans ce pays. La jeunesse se fait piller, et n'a pas d'autre avenir que de se faire traire. Elle se voit voler son droit à se constituer à son tour un patrimoine par des vieux qui possèdent déjà tout.
Les jeunes Français vont mal. "Désabusés, peinant à se projeter dans l'avenir, beaucoup considèrent que les études et les efforts ne paient plus", et que la société ne leur accorde qu'une place médiocre, affirme un sondage Ipsos paru le 20 septembre.
L'angoisse face à l'avenir, liée à un sentiment d'iniquité entre les générations, est enracinée dans la jeunesse française depuis quinze ou vingt ans, mais la crise, que le marché du travail fait payer très cher aux jeunes, contribue encore à l'accentuer. Surtout, ce sentiment devient de plus en plus précoce : observé d'abord chez les jeunes actifs, il s'est manifesté ensuite chez les étudiants. Aujourd'hui, il descend encore dans les âges et apparaît dès le secondaire, chez des jeunes qui manifestent des troubles psychologiques, parfois très graves, liés à une phobie de l'échec scolaire. Ce qui est nouveau, en revanche, dans cette étude, c'est le sentiment de colère qui est mis en évidence.
D'autre part, le modèle social français, "continental" pour reprendre le terme des sociologues, table sur une solidarité "descendante" entre les générations et favorise donc d'abord les plus âgés, ce qui nourrit aujourd'hui un sentiment d'iniquité. De fait, la jeunesse est le point mort de la politique sociale en France.
Haaa la sôlidarité si chère aux moustachus, où les jeunes pauvres donnent tout leur pognon aux vieux riches...
Il ne faut toutefois pas oublier, dans ce débat, que c'est une génération exceptionnellement favorisée, celle des baby-boomers, qui sert de terme de comparaison. Les enfants des baby-boomers veulent tout naturellement vivre aussi bien, sinon mieux, que leurs parents. Cet espoir, déçu, nourrit l'idée de déclassement.
Comme toujours, il est peu probable qu'une génération d'escroqués puisse mieux vivre que celle qui l'escroque...
Dans les pays du Nord, l'insertion dans la vie active est à la fois plus longue et plus souple. Elle laisse un espace important à une détermination progressive du jeune, à son développement personnel. Cela passe par une indépendance très précoce, soutenue par des aides importantes de l'État. Dans les pays du Sud, l'Italie, l'Espagne, la situation est complètement inverse. Les jeunes, confrontés très durement à la crise, vivent une précarité de très longue durée et partent de plus en plus tard de chez leurs parents : 28 ans en moyenne, contre 20 dans les pays scandinaves. Le modèle "libéral", du Royaume-Uni, du Canada, des États-Unis, est, lui, très différent. La jeunesse est beaucoup plus courte : il faut "s'assumer" très tôt et par ses propres moyens, ce qui explique que les études soient souvent bien plus courtes que chez nous. Avec la crise, ces pays voient ainsi des jeunes arriver sur le marché du travail déjà surendettés, et ne trouvant pas d'emploi pour faire face.
On va surement trouver le moyen de cumuler modèle anglo-saxon plus modèle des PIIGS chez nous
Tiens encore hier, un collègue qui me parlait d'un repas de famille où les vieux attablés, tous avec 5 appartements en location, râlaient contre le 5ème locataire qui ne payait pas son loyer... Surement 2000€ de revenu par mois, en plus de la retraite, à profiter d'un patrimoine acquis par le forçage dans la bouche des jeunes de leur Ponzi et de leur dette odieuse...
Le voilà le si merveilleux modèle français...
Ils vont se le manger à leur tour leur mai 68

Mais cette fois ils auront le rôle des vieux cons. Ils l'auront pas volé... Et dire que ce sont les mêmes qui ont chanté
ça en leur temps... Quelle génération d'escrocs
Mais pour ça, faudrait que les jeunes soient foutus d'avoir une pensée par eux mêmes et arrêtent de gober tout cru les conneries des moustachus papy boomers, qui leur vendent la lutte des classes et leur "sôlidarité" unilatérale qui finit toujours dans leurs poches.