mercredi 8 septembre 2010

Interviews BFM (3)

Jean-Michel Steg, Directeur de Blackstone en France
BFM Radio, 30/08/2010 (en Français texte en français )
http://nr.proxycast.org/m/media/254054201588.mp3?c=information&p=BFM&l3=channel13&media_url=http%3A%2F%2Fpodcast.bfmradio.fr%2Fchannel13%2F20100831_gjournal_1.mp3
Un long début sur la nécessité des fusions acquisitions pour continuer à croître. Et ensuite, ça devient intéressant :

Sur le HFT et les banksters qui vampirisent les actionnaires (  ) :
Les marchés equities sont structurellement confrontés à des enjeux extraordinaires de destruction.

Jusqu'à ces dernières années, il y avait un marché à peu près global des titres actions. Aijourd'hui, avec ce qu'on appelle ls dark pools, le trading automatique, on ne sait plus vous et moi, quand on met un ordre de bourse, quel va être le résultat. Les marchés sont repassés sous le contrôles des intermédiaires. Il y a une très très grande déperdition auprès des porteurs d'action.

Et ça ça va etre un problème structurel que les politiques vont devoir adresser.

Sur les USA :
Je crois que pour les USA, il y a une combinaison de facteurs. D'abord, il y a une incertitude politique. Il y a des élections en novembre qui risquent de ne pas très bien se passer pour les gens en place. Et pour sa majorité parlementaire également.

Deuxièmement, on avait un peu sous estimé l'étendue du désastre financier. C'est à dire que le désastre financier aux USA n'est pas uniquement lié aux secteur de l'immobilier, subprime ou prime. Il est lié à plein d'autres choses. Je peux mentionner les cartes de crédit qui sont souvent aux USA un instrument de financement des gens plutôt qu'un instrument de règlement de ces créances. Dont il y a beaucoup de dettes qui ne seront pas remboursés. On peut mentionner le financement des LBO qui sont en difficulté. Et on peut surtout mentionner quelque chose qui est très important aux USA, ce sont les problèmes des États.

Il va y avoir pour les USA la nécessité pour les gens de se désendetter et qui va prendre du temps.

Sur l'Europe et la France :
ce que je constate en Europe et que je trouve relativement important, c'est le retour du politique et d'une forme d'action concertée entre la France, l'Allemagne et l'Angleterre.

Pour la France, je trouve qu'on parle tout de même pour une fois d'une situation qui était relativement moins dégradée que celle de certains de nos voisins. L'endettement individuel des ménages est loin d'être aussi grave que celui des britanniques. Nous partons avec un état des finances publiques moins dégradé que ce que l'on aurait pu craindre.

Mais qu'on se rassure, la France se dépêche de rattraper son retard en terme de surendettement... On va surement faire +10 à +15% de ratio dette totale sur PIB cette année pour un minable 2% de croissance... Bref, tout va bien...

Sur le marché obligataire, et les papy boomers faillis qui ont vécu royalement en surendettant leurs gamins, un passage pour le moins éclairant :
Les emprunteurs et ceux qui leur prêtent se tiennent les uns les autres.
Pendant longtemps les emprunteurs se sont battus pour que les États acceptent de prendre leur argent et leur payer bien entendu les intérêts concomitants, pour tel ou tel projet qu'ils voulaient avancer.
Et puis les États ont prix l'habitude de dépenser tout cet argent et d'en tirer certains avantages politiques. Jusqu'à ce que les emprunteurs se disent finalement : tout ceci qui devait être remboursé, non pas par les gens à qui on prête notre argent mais par leurs enfants, ce qui est le cas dans des endettements structurels d'État (les gens prêtent à 10, 15, 20 ans), peut être que les enfants finalement ne voudront pas nous rembourser. Et là, si j'ose dire, l'équilibre change. Je pense qu'il vaudrait mieux avoir une approche rationnelle des deux côtés.

Et sur ces bonnes paroles, je vous dis à très vite, alors que je m'en vais prendre quelques jours de vacances.   

Infrastructures US : 2200 milliards pour reconstruire

Je ne sais pas trop ce que ça vaut et si c'est un site d'un lobbye ou d'une union. Mais ça correspond pas mal à l'idée que je me fais des infrastructures US...

2,4% du PIB investi dans les infrastructures (contre 5 en Europe et 9 en Chine), le tout alors qu'ils ont une densité de population très faible qui justifierait justement qu'ils dépensent beaucoup plus par habitant :

US Infrastructure Report Card: “D”
The Big Picture, 08/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.ritholtz.com/blog/2010/09/us-infrastructure-report-card-d/


Ce pays est une coquille vide, un peu comme ces décors d'Hollywood où il n'y a que les façades des bâtiments. Un beau show télévisé en continu à l'avant, et tout le reste qui tombe en ruine derrière...

Et c'est pas les 50 milliards d'Obama qui vont y changer grand chose (au passage, c'est étonnant comme il n'y a jamais un rond dès que c'est pour des richesses réelles, quelles qu'elles soient...   )

Olivier Delamarche sur BFM Radio

Olivier Delamarche revient sur les stress tests, suite à l'article du Wall Street Journal qui a fait du bruit, deux mois après la bataille. Il s'étonne de la réaction des marchés à cette pseudo nouvelle du WSJ alors que tout le monde savait que ces stress tests étaient pipo.

Il parle aussi du énième plan de relance d'Obama, sur les infrastructures.

Olivier Delamarche sur BFM Radio
BFM Radio, 07/09/2010 (en Français texte en français )
http://www.dailymotion.com/video/xeqdh7_olivier-delamarche-bfm-radio-7-09-2_news

Le mercredi c'est Dontigny

Dontigny parle de l'ECRI, des PIIGS, et rappelle que malgré toute la propagande, rien n'a changé en terme de situation réelle. Le marché se fout des fondamentaux, ce n'est plus qu'un marché de flash trading, de sentiment et de volatilité...

Opinions volatiles et détérioration économique égalent danger
LesAffaires.com, Paul Dontigny, 08/09/2010 (en Français texte en français )
http://www.lesaffaires.com/videos/chroniques/opinions-volatiles-et-deterioration-economique-egalent-danger/518056

Russes et chinois vont commercer sans dollars

Le dollar continue doucement mais surement de perdre sons statut de monnaie de réserve :

Yuan Trading Against Russian Ruble Said to Start Within Weeks in Shanghai
Bloomberg, Artyom Danielyan and Emma O’brien, 08/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.bloomberg.com/news/2010-09-08/china-russia-push-yuan-ruble-trading-to-diminish-dominance-of-u-s-dollar.html
China and Russia plan to start trading in each other’s currencies as the world’s second-biggest energy consumer and the largest energy supplier seek to diminish the dollar’s role in global trade.

China may start trading its currency against the ruble within weeks, three bankers with knowledge of the matter told Bloomberg, and sent out a document last week allowing lenders to apply for ruble trading licenses, one of them said. Russia’s Micex Stock Exchange is making preparations to trade the ruble against the yuan in an initiative that has the backing of the country’s central bank, Ruben Aganbegyan, the head of the bourse, told reporters at a conference in Moscow today.

USA : crédit à la consommation en baisse

Consumer Credit Declines in July
Calculated Risk, 08/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.calculatedriskblog.com/2010/09/consumer-credit-declines-in-july.html


Et pour changer, le plus gros prêteur de crédit à la consommation, c'est l'État    (oui oui, vous lisez bien) :
Consumer Credit Declines Less Than Expected As Federal Government Is Once Again Biggest Lender
ZeroHedge, 08/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.zerohedge.com/article/consumer-credit-declines-less-expected-federal-government-once-again-biggest-lender

Chine USA : un avant goût d'années 30

China’s young officers and the 1930s syndrome
Telegraph, Ambrose Evans Pritchard, 07/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://blogs.telegraph.co.uk/finance/ambroseevans-pritchard/100007519/china%E2%80%99s-young-officers-and-the-1930s-syndrome/
The young officers are taking control of strategy and it is like young officers in Japan in the 1930s. They are thinking what they can do, not what they should do. This is very dangerous.

“They are on a collision course with a US-dominated system”.

Harvard Professor Niall Ferguson rattled me even further with a talk warning that the Chimerica marriage of the last generation is “on the rocks”.

China gets 10pc growth: the US gets 10pc unemployment. That doesn’t seem the basis for a happy marriage,” said Prof Fergusson, – who used to sit next to me at the Telegraph as a young leader writer almost 20 years ago, before he went on to become one of the 100 most influential people on the planet (Time magazine).

China’s trade surplus is surging back to near record levels, yet the yuan has barely moved against the dollar since the fixed peg ended in June. It has actually fallen against a trade-weighted basket of currencies.

This is not an accident. The exchange rate is controlled. The yuan must rise – ceteribus paribus – unless the central bank prevents it doing so by purchasing foreign assets.

Let us hope that the Communist hierachy in Beijing can rein in those young officers. But as Dr Huang said, they can no longer control much of anything, least of all the 17m-strong base of the Communist Party.

“The empire has lost control of its officials, which is how Chinese empires have always fallen in history.”

This needs watching, I fear.

Ca commence à ressembler à du Calvin Ball en Irlande

La banque irlandaise qui a fait faillite va être coupée en deux. Les contribuables essuieront le vomi des banquiers pour changer :
Lehman 2: Anglo Irish To Be Split Into A Funding Arm And An Asset Recovery Bank
ZeroHedge, 08/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.zerohedge.com/article/lehman-2-anglo-irish-be-split-funding-arm-and-asset-recovery-bank
News out of the Irish government is that Anglo Irish bank will be split into a funding bank and an asset recovery bank, saying that the bank's "own plan in its current form does not provide the most viable and sustainable solution."

Et un post expliquant que Irish Nationwide émet des obligations pour elle même, afin de rembourser des dettes existantes   
Irish Nationwide Now Engaged In "Micro-Quantitative Easing" As It Issues Bonds To Itself To Repay Interest
ZeroHedge, 08/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.zerohedge.com/article/irish-nationwide-now-engaged-micro-quantitative-easing-it-issues-bonds-itself
A new report in the Irish Times discusses how Irish Nationwide, where incidentally sovereign CDS spreads just hit a fresh all time wide record north of 400 bps, discusses how the insolvent bank, in a supreme example of just how prevalent ponziness has become in the current Central Bank subsidized environment, is now issuing bonds... to itself. In a circular issuance scheme that would make the Greek finance minister blush with envy, "Irish Nationwide has issued €4 billion of Government-guaranteed bonds effectively to itself. It can use the bonds to draw €4 billion in funding from the European Central to help tide it over a key refinancing period later this month." At its core, the scheme is nothing new, having been used repeatedly by Europe's most bankrupt countries, although the small scale in this case, and the blatant inability to even cover up the circularity has many worried that if the ECB needs to step in for such "modest" amounts to preserve bank solvency, it is all pretty much just a matter of time before it is game over for Ireland's banks.

Bien sûr, il va sans dire que c'est avec ce genre de capitalisme de république bananière qu'on va tous devenir riches !

USA : mises en chantier et taux de vacance

Mises en chantier au fond du seau, vacance qui grimpe inexorablement...

Housing Starts and Vacant Units
Calculated Risk, 07/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.calculatedriskblog.com/2010/09/housing-starts-and-vacant-units.html

Evolutions du PER au cours du temps

PER ou P/E Ratio, c'est les profits d'une entreprise rapportée à la capitalisatoin boursière de la dite entreprise. Plus il est élevé, plus une action est chère. En bas de bear market, on atteint souvent des PER en dessous de 10. Et aujourd'hui, avec des PER de 15, les actions sont très chères.

Et comme l'explique Dontigny, en pleine période de déflation, y a une sacrée marge à la baisse :

P/E Expansion & Contraction
The Big Picture, 08/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.ritholtz.com/blog/2010/09/pe-expansion-contraction/

Fiorentino : la Suisse menacée de déflation par sa monnaie trop forte

Chronique de Marc Fiorentino
BFM Radio, 08/09/2010 (en Français texte en français )
http://nr.proxycast.org/m/media/254054201588.mp3?c=information&p=BFM&l3=channel1&media_url=http%3A%2F%2Fpodcast.bfmradio.fr%2Fchannel1%2F20100908_fiorentino_1.mp3
Les investisseurs qui on le sait, sont inquiets pour la zone euro, et donc sur l'euro et qui sont inquiets pour les États Unis et donc inquiets pour le dollar, et bien se ruent littéralement vers des monnaies qu'ils ont élu de fait comme monnaies refuge. Alors bien sûr le yen qui est ce matin à son plus haut depuis 15 ans contre le dollar. Mais également le franc suisse, depuis que la Banque Nationale Suisse a renoncé à freiner la hausse du franc suisse. C'est tout simplement une envolée spectaculaire. On est déjà à 15% de hausse contre l'euro depuis le début de l'année. Et pour l'instant, il n'y a aucun signe d'essoufflement.

Le franc suisse est devenu un indicateur très fiable de la nervosité des marchés.

L'épargne essaie d'échapper à sa destruction par la déflation :
Il y a de l'argent. Il y a une masse de liquidités considérable. Une masse de liquidités qui refuse pour l'instant tout risque quel qu'il soit mais qui ne sait plus où aller. On ne cherche même plus le rendement. On cherche juste une sorte de coffre où on peut le parquer quelque part.

Et quand les investisseurs achètent le franc suisse, ils ne s'intéressent pas du tout à l'économie suisse ?

Mais pas du tout. Et d'ailleurs, à force de trop aimer le franc suisse, ils vont finir par asphyxier l'économie suisse et ses exportateurs. [...] Mais la hausse du franc suisse pourrait provoquer une déflation en Suisse à la japonaise.

Les Hedge Funds galèrent

3 milliards de $ de retraits, une performance inférieure à celle du S&P 500, les hedge funds patinent... Visiblement, le monde de l'économie planifiée ne leur réussit pas. Il n'y a guère plus que les mafieux initiés qui sont dans les petits papiers du pouvoir (ou l'inverse, "le pouvoir qui est dans les petits papiers des mafieux initiés", on ne sait pas très bien) qui peuvent savoir où la goulotte à fausse monnaie va tomber...

Hedge Funds See $2.9 Billion In Outflows In July, Broadly Underperform S&P YTD; Redemption Requests Imminent
ZeroHedge, 07/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.zerohedge.com/article/hedge-funds-see-29-billion-outflows-july-broadly-underperform-sp-ytd-redemption-requests-imm
First mutual funds, then ETFs, now Hedge Funds. Bloomberg reports that the smartest of the smart money have posted an outflow of $2.9 billion in July, or 0.2% of total assets: the most since January, based on TrimTabs research. "July's number follows an outflow of $2.7 billion in June. The industry has dropped 4 percent since April 2010, according to Trimtabs, which attributed the decline mostly to negative returns in May and June. Flows have now been negative five of the last eight months (see chart, this page), the worst eight-month stretch since the September 2008 to April 2009 period." And for those wondering why hedge funds are counting down each of the remaining 17 trading days with increasing dread, is the following reason from TrimTabs: "Redemptions should resume in September; historically one of the worst months for hedge fund flows. For the year, flows toward hedge funds stand at $1 billion, following redemptions of $172 billion in 2009 and $150 billion in 2008. We believe it is safe to assume this “lost” $320 billion will not come back to the industry any time soon." As is now well known, the July rally was broadly missed by hedge funds which are now underperforming the general market according to the Bloomberg BAIF Hedge Fund Index. The only open question is how many managed to lever into the rally of the first week of September and pull the cord at the very top.

La taxe Tobin en Europe divise

La taxe sur les transactions financières divise les Européens
Les Echos, 07/09/2010 (en Français texte en français )
http://www.lesechos.fr/info/inter/020770638778-la-taxe-sur-les-transactions-financieres-divise-les-europeens.htm
Poussé par la France, l'Allemagne et l'Autriche, le projet de création d'une taxe sur la finance a été vivement critiqué par le Royaume-Uni, les Pays-Bas l'Espagne, ainsi que par la BCE.

Outre le Royaume-Uni, qui a mis en garde contre les risques de délocalisation et d'évasion fiscale liés à une telle taxe, la Suède, l'Espagne et les Pays-Bas ont d'emblée prévenu qu'ils y étaient défavorables. « Nous pensons que cela pourrait être nuisible aux recettes fiscales », a ainsi martelé le ministre suédois des Finances, Anders Borg, dont le pays avait introduit une taxe sur les transactions financières en 1987 avant de constater que près de la moitié des courtiers avaient fui pour s'installer à Londres et que les recettes étaient 100 fois moins élevées que prévu. Même scepticisme à la Banque centrale européenne.

« C'est techniquement faisable, difficile pratiquement, souhaitable politiquement et utile financièrement », a soutenu la ministre française.

Sans une certaine forme de contrôle des capitaux, un tel projet ne pourra jamais voir le jour...

Vers la fin de la rigueur salariale en Allemagne ?

On produit d'abord, on distribue ensuite. Les allemands finissent de nous enfoncer...

En France, on avait pourtant trouvé le modèle idéal que le monde entier nous enviait : on endette nos enfants, on fait gonfler la bulle des actifs qu'on possède et on s'en distribue les fruits entre vieux...

On va quand même pas se faire chier à produire des trucs   

Vers la fin de la rigueur salariale en Allemagne ?
Le Monde, Frédéric Lemaître, 06/09/2010 (en Français texte en français )
http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/09/06/vers-la-fin-de-la-rigueur-salariale-en-allemagne_1407343_3234.html
C'est lundi 6 septembre qu'ont démarré les négociations salariales dans la métallurgie allemande qui, traditionnellement, donnent le ton à l'ensemble des branches professionnelles. Le puissant syndicat IG Metall (2,3 millions d'adhérents, un record en Europe) a déjà affiché ses prétentions : 6 % d'augmentations salariales sur douze mois.

Au-delà de la crise, l'Allemagne a connu quasiment une décennie de stagnation salariale. De 2000 à 2008, le coût unitaire de la main-d'oeuvre n'y a augmenté que de 2,7 %, contre 16,5 % en moyenne dans la zone euro (et 17,6 % en France).

Si les salariés de la métallurgie sont rarement à plaindre, l'Allemagne compte 1,4 million de personnes qui travaillent, mais dont les revenus sont insuffisants pour vivre et qui doivent bénéficier d'aides. 18 % des Allemands gagnent moins de 800 euros par mois, ce qui correspond à 60 % du revenu moyen et donc au seuil de pauvreté.
Et ? Il vaut mieux avoir un travail payé 800€ (aides comprises) qu'un RMI à 300€...

Chez nous, c'est tellement plus mieux le modèle français   . On préfère qu'ils soient plus pauvres encore, mais sans travail, intégralement payés par les impôts des autres. J'adore l'angle avec lequel l'article présente la chose   

Sans aller jusqu'aux 6 % d'augmentations, l'économiste Peter Bofinger, qui fait partie du conseil des cinq économistes les plus écoutés du gouvernement, jugeait début août qu'une hausse moyenne des revenus "d'au moins 3 %" serait la bienvenue. Angela Merkel a, le 29 août, abondé en ce sens.

le gouvernement, bien qu'hostile à un salaire minimum national, envisage d'imposer un salaire minimum dans l'intérim.

Le Scellier se fait grignoter

L'État, ruiné, commence à se retrouver des mâchoires... Après le changement au bouclier fiscal, qui deviendrait conditionné à l'investissement dans des PME, les cadeaux aux riches sautent les uns après les autres.

Immobilier et défiscalisation : menace sur le Scellier
La Tribune, 07/09/2010 (en Français texte en français )
http://www.latribune.fr/vos-finances/immobilier/investissement-locatif/20100907trib000546559/immobilier-et-defiscalisation-menace-sur-le-scellier.html
Sur la sellette : la réduction d'impôt liée au dispositif Scellier d'incitation à l'investissement locatif. Elle serait réduite plus que prévu l'an prochain pour être ramenée à 13,5%, selon les Échos. Un autre tour de vis suivrait en 2012 et l'avantage fiscal tomberait à 9%.

Le dispositif Scellier prévoit actuellement le remboursement par l'État, sur une période de neuf ans, de 25% du prix d'achat d'un bien immobilier neuf destiné à la location. Les observateurs s'accordaient jusqu'ici à dire que l'avantage fiscal intégral serait maintenu l'an prochain pour les logements basse consommation, mais qu'il serait ramené à 15% pour les autres.

Et c'est reparti pour le show

Les spreads de taux avec l'Allemagne, de l'Irlande et du Portugal battent des records, l'or bat également un record historique :

Stocks, Irish Bonds Drop, Gold, Yen Rally on Europe Concern
Bloomberg, 07/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://noir.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive&sid=aY5BYIZFHhGI
Stocks slid, while Greek, Portuguese and Irish bonds tumbled, gold rose to a record and the yen surged to a 15-year high versus the dollar on concern Europe’s debt crisis will worsen. U.S. and German bonds rallied.

The rally in gold, Treasuries and the yen came as investors sought assets perceived as the safest. Even after a 750 billion euro ($960 billion) bailout for the weaker economies in the euro zone, investors are skittish about sovereign debt of some nations -- and about the banks that hold the region’s government bonds. A default by Greece could trigger the collapse of banks with large sovereign-bond holdings, says Konrad Becker, an analyst at Merck Finck & Co. in Munich.

  10 ans Portugais :   10 ans Irlandais :

Michael Burry : de l'or et des champs

Michael Burry que l'on a pu voir à l'occasion de la sortie très médiatique du livre The Big Short de Michael Lewis, et qui avait misé avant tout le monde sur l'effondrement de l'immobilier aux USA, a fermé son Hedge Fund et investit désormais pour lui même l'argent qu'il a gagné : il achète de l'or et des champs...

Michael Burry Is Long Farmable Land, And Agrees With Paulson On Gold (But Not The Other "Recovery" Themes)
Bloomberg via ZeroHedge, 07/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.zerohedge.com/article/michael-burry-long-farmable-land-and-agrees-paulson-gold-not-other-recovery-themes


“I believe that agriculture land -- productive agricultural land with water on site -- will be very valuable in the future. I’ve put a good amount of money into that.”

"Paulson's big in gold, and that's something that is interesting to me given how I see the world playing out, but other than gold I haven't really bought into any of the other theses."


Et sur l'immobilier :

Bâle III : les banques allemandes auraient besoin de 135 milliards de $

Autant dire que dans de telles conditions, Bâle III ne passera pas... Il coûte bien trop cher. Ça promet un enterrement de première classe.

German Banks May Need to Raise $135 Billion on Rule Changes, Group Says
Bloomberg, 06/09/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.bloomberg.com/news/2010-09-06/german-banks-may-need-to-raise-135-billion-due-to-rule-changes-bdb-says.html
Germany’s 10 biggest lenders, including Deutsche Bank AG and Commerzbank AG, may need about 105 billion euros ($135 billion) in fresh capital because of new regulation, the Association of German Banks said.

The Basel Committee last month rebuffed complaints from banks that the proposed regulations may damage economic growth, saying the impact would be “modest.” The committee estimated in an Aug. 18 report the new rules would trim 0.38 percent from gross domestic product in the U.S., the euro area and Japan after 4 1/2 years. That’s below the 3.1 percent cut foreseen by the Institute of International Finance, an industry lobby group, over five years.

The so-called Basel III reforms will probably cost European banks 149 billion euros in higher capital requirements, capital deductions and loss of earnings, Credit Suisse Group AG analysts, including Daniel Davies in London, wrote in a report published Aug. 31. That’s below the brokerage’s previous forecast of 244 billion euros.

Naturellement, toutes ces estimations et jérémiades proviennent des banquiers eux mêmes, qui refusent toute régulation. Et il n'y a aucun moyen d'en vérifier la véracité... Le comité de Bâle parle lui de réduction du PIB de 0,38%.

Un marché complètement truqué

Les différents grands manitous de l'immobilier ne savent plus quoi prôner pour maintenir le soufflé du Ponzi immobilier tenu à bouts de bras à grand renfort d'argent public. Il faut aider là où c'est cher mais pas là où il y a pénurie. Il ne faut pas que les aides finissent dans les poches des vendeurs en hausses de prix, mais il faut plus d'aides...   

Nos nostalgiques des soviets et autres profiteurs immobiliers nourris aux juteuses mamelles de la subvention publique commencent à s'emmêler les pinceaux dans leurs propres contradictions... Ça devient burlesque.

Je vous laisse apprécier la prose...

Réforme des aides à l'accession : faut-il aider l'ancien ?
Capital, 07/09/2010 (en Français texte en français )
http://buzycazaux.blog.capital.fr/index.php?action=article&id_article=426239&voir_commentaire=oui#comments
A contrario, les zones tendues correspondent à des marchés dits « spéculatifs » par les économistes, et dans ces marchés on sait que, depuis près d’un an, les prix de l’ancien ont augmenté de l’ordre de 8.5% en moyenne, cachant des accès à 15% à Paris, et entre 10 et 15% dans quelques villes à fort attrait économique ou touristique. Il n’est pas imaginable, moralement d’abord, en termes budgétaires ensuite, en l’état actuel des finances de l’État, que l’aide publique vienne – péniblement – compenser des augmentations de prix. Pour le dire autrement, l’aide serait récupérée par le producteur, c’est-à-dire le vendeur du logement, dont elle ne ferait qu’atténuer les effets de l’attitude spéculative.

Avec en commentaire :
cela fait plusieurs fois que je vous lis et à chaque fois vous dites que dans le neuf il n'y a pas de spéculation ou captage d'aide de l'état, que le prix du neuf est "mécanique". C'est absolument faux et montre - je crois - une totale méconnaissance du domaine de la vente du neuf.

J'ai d'abord travaillé dans des bureaux techniques d'études où nous développions les plans des PN pour des grands promoteurs. Je travaille désormais chez un grand promoteur, au secteur "financier". Pour chaque étude de PN on calcule le revenu moyen de l'acheteur potentiel et l'on y inclut bien sur les aides de l'état moyennant un coefficient car tout le monde n'y a pas droit. Nous avons des abaques très précis.

Pour résumer nous calculons le prix de vente par rapport au prix du terrain auquel nous pensons pouvoir l'obtenir, nous rajoutons le prix de la construction et on adapte le prix final au revenu moyen. Au final plus il y a d'aides à l'achat possibles plus le prix augmente et notre marge également.

"La politique menée par l'Etat détraque totalement le marché du logement"
Capital, Guillaume Chazouillères, 06/09/2010 (en Français texte en français )
http://www.capital.fr/immobilier/interviews/la-politique-menee-par-l-etat-detraque-totalement-le-marche-du-logement-527592
Alors que la pénurie de logements s'accroit dans les grandes villes, une trentaine de départements sont saturés, alerte Jean Perrin, président de l’Union nationale de la propriété immobilière et de Clameur.

Depuis des années, l’État mène une politique désastreuse qui détraque totalement le marché du logement. Le gouvernement doit prendre conscience de la nécessité d’adapter sa politique – aides à la pierre, incitations fiscales pour les investisseurs achetant pour louer - à la réalité de chaque zone géographique

Capital.fr : Face aux difficultés qu’ont de plus en plus de locataires à se loger, les mesures d’aide du gouvernement sont-elles suffisantes ?
Jean Perrin : Non

Il faut plus d'aides, mais uniquement là où il y a pénurie, de sorte que les aides partent intégralement en hausse des prix pour les vendeurs. Et il faut aussi que l'État se porte garant pour les mauvais locataires... Au moins c'est clair. On sait les intérêts de qui il sert celui là   

Naturellement, alors que la France est le dernier pays à soutenir des prix immobiliers aussi débiles, tout ça ne pourra finir que dans le sang et la déflation. Mais tant que les insiders peuvent gratter un ou deux ans de plus à se faire croire qu'ils sont riches, dans ce beau pays qui ne produit plus que des jeunes chômeurs et de la dette...