samedi 3 juillet 2010

Le monde vu par le département produits dérivés de Goldman Sachs

Le Too big to Fail expliqué aux enfants...

Ou comment avec les produits dérivés, tout le monde se tient par la barbichette et s'est rendu ainsi too big to fail...   

Explaining Derivatives, And Goldman's Dominance Thereof, In Four Simple Charts
ZeroHedge, 03/07/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.zerohedge.com/article/explaining-derivatives-and-goldmans-dominance-thereof-four-simple-charts

Californie : 200 000 fonctionnaires passent au salaire minimum

Ça y est. Il y a une forte odeur d'URSS. Les américains n'arrivent plus à payer leurs fonctionnaires...

Governor puts 200,000 state workers on minimum wage
The Saramento Bee, 03/07/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.sacbee.com/2010/07/02/2864614/governor-puts-200000-state-workers.html
Roughly 200,000 state workers will receive minimum wage paychecks next month under terms of an order issued Thursday by the Schwarzenegger administration.

According to a letter delivered to Controller John Chiang in late afternoon, July pay for most hourly state employees will be withheld to the minimum allowed by federal law – $7.25 an hour – and then restored once there's a budget.

USA : chômeurs par durée de chômage

On sent bien se constituer le groupe des sacrifiés de la crise...

Duration of Unemployment
Calculated Risk, 03/07/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.calculatedriskblog.com/2010/07/duration-of-unemployment.html

La BCE n'arrive plus à stériliser ses achats d'obligations pourrie

Une nouvelle du 29 juin dernier. Et je ne suis pas sûr de bien comprendre.

Visiblement, la BCE fait des enchères équivalentes au papier gras qu'elle monétise, pour stériliser les achats de dette pourrie qu'elle fait, en immobilisant pour autant de liquidités, moyennant rémunération. Et la dernière enchère n'a pas fonctionné. Elle a attiré moins d'un euro par euro proposé (un bid to cover inférieur à 1).

ECB Reports Failed Sterilization Auction, Demand For Fixed Term Deposits Comes At 0.6 BTC
ZeroHedge, 29/06/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.zerohedge.com/article/breaking-ecb-reports-failed-sterilization-auction-demand-fixed-term-deposits-comes-06-btc


Ce qui signifierait donc (si je comprends bien tout ça) que la monnaie en circulation augmente (même si vus les montants en jeu et la vélocité de la monnaie au fonds du seau, il n'y a vraiment pas de quoi s'inquiéter d'une éventuelle inflation). Mais surtout elle n'augmente donc que depuis cette enchère ratée étant donné que les monétisations précédentes ont toutes été couvertes.

USA : le Congressional Budget Office avertit que la dette glisse vers des niveaux insoutenables

Et ça vient du très officiel Congressional Budget Office...

Il y a déjà eu la démission de Peter Orszag...

Et il commence à y avoir des résistances à l'intérieur de l'appareil politique et chez les aparatchiks eux mêmes, contre les Néron en place à Washington et leur fuite en avant qui ne pourra finir que par l'incendie de Rome...

The CBO Issues Most Dire Warning On US Budget Yet, Warns US Debt Will "Swiftly Be Pushed To Unsustainable Levels"
ZeroHedge, 30/06/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.zerohedge.com/article/cbo-issues-most-dire-warning-us-budget-yet-warns-us-debt-will-swiftly-be-pushed-unsustainabl
CBO : CBO projects, the aging of the population and the rising cost of health care will cause spending on the major mandatory health care programs and Social Security to grow from roughly 10 percent of GDP today to about 16 percent of GDP 25 years from now if current laws are not changed.

CBO : government spending on everything other than the major mandatory health care programs, Social Security, and interest on federal debt—activities such as national defense and a wide variety of domestic programs—would decline to the lowest percentage of GDP since before World War II.

CBO : with significantly lower revenues and higher outlays, debt would reach 87 percent of GDP by 2020, CBO projects. After that, the growing imbalance between revenues and noninterest spending, combined with spiraling interest payments, would swiftly push debt to unsustainable levels. Debt as a share of GDP would exceed its historical peak of 109 percent by 2025 and would reach 185 percent in 2035.

CBO : the sooner that long-term changes to spending and revenues are agreed on, and the sooner they are carried out once the economic weakness ends, the smaller will be the damage to the economy from growing federal debt. Earlier action would require more sacrifices by earlier generations to benefit future generations, but it would also permit smaller or more gradual changes and would give people more time to adjust to them.

Alors la rigueur, ça va consister en quoi ? Abandon de la plèbe impériale à son propre sort en coupant le robinet du pain et des jeux, et transformation des USA en Amérique du Sud avec ses ghettos de riches et ses bidonvilles ? Ou bien les patriciens mis devant leurs responsabilités et obligés de payer l'impôt ?

Leap 2020 : Les USA face à l'austérité

L'Amérique à l'heure de regarder la réalité en face.

Les USA, déjà sous le coup de la rigueur locale, ne pourront pas échapper en plus à la rigueur au niveau fédéral.

Je vais juste citer quelques passages parce que je ne vais pas tout mettre non plus mais tout le texte vaut le coup d'œil...

GEAB N°46 "Spécial Eté 2010" est disponible ! Crise systémique globale : Les quatre points individuels de défaillance du système mondial au second semestre 2010
LEAP2020, 15/06/2010 (en Français texte en français )
http://www.leap2020.eu/GEAB-N-46-Special-Ete-2010-est-disponible--Crise-systemique-globale-Les-quatre-points-individuels-de-defaillance-du_a4796.html
Les élections intermédiaires (« mid-term elections ») de Novembre 2010 vont constituer le premier test électoral des Etats-Unis en crise. En effet, l'élection présidentielle de 2008 s'était déroulée dans un contexte marqué par l'effondrement de Wall Street (qui dynamisa le vote pour Barack Obama) mais sans que l'ensemble de la population américaine n'ait encore une vision précise de l'ampleur des dégâts économiques et sociaux qu'elle allait entraîner. Or, sur fond de fuite pétrolière sans fin dans le Golfe du Mexique et d'une grande désillusion sur l'aptitude de l'administration Obama à renverser les tendances négatives à l'œuvre dans le pays (désindustrialisation (6), chute de la classe moyenne dans la classe défavorisée, saisies immobilières, chômage, surendettement des ménages, des collectivités locales et des États, angoisse sur l'ampleur croissante des déficits fédéraux, guerres sans fin en Irak et en Afghanistan, etc…) (7), la situation électorale est particulièrement explosive, comme nous l'avons déjà analysé dans le GEAB N°45, avec la montée en puissance des nouveaux sécessionnistes et du mouvement « Tea-Party». Nous ne reviendrons pas ici sur ces analyses.

En revanche, il nous paraît nécessaire de souligner l'état de délabrement croissant de l'environnement socio-économique d'une grande majorité d'Américains, et ce pour deux raisons :
  d'une part, parce que c'est un facteur qui nous paraît déterminant pour anticiper les votes d'un grand nombre d'Américains en Novembre 2010
  d'autre part, parce que c'est une réalité couverte de manière anecdotique uniquement par la plupart des grands médias américains et presque totalement ignorée par les principaux médias étrangers, notamment occidentaux (8).

Car, contrairement au discours de Washington et Wall Street, l'austérité est en fait déjà là pour la grande majorité des Américains qui n'ont plus de travail, et/ou plus de maisons, et/ou des dettes supérieures à leurs actifs, et qui ne peuvent plus payer l'université, les sorties et/ou les vacances à leurs enfants, sans même parler de la consommation quotidienne. En plus, dans de nombreuses localités (18), ils n'ont plus de ramassage de poubelles fréquents (ou bien ils doivent payer plus de taxes), ils ont perdu une journée de distribution du courrier (19), ils sont moins protégés faute de policiers, ils doivent faire des queues interminables aux guichets des administrations suite au licenciement des fonctionnaires, et leurs enfants ont moins d'enseignants dans des écoles qui offrent moins de services (cantine, ramassage scolaire, …). En terme collectif, ce sont donc les collectivités locales et les États qui mettent de facto en place une politique d'austérité cachée à l'international depuis de nombreux mois déjà, et qui s'accélère.

Pour notre équipe, les contraintes socio-politiques américaines internes convergent ainsi avec les pressions économico-financières externes au cours du second semestre 2010, rendant inévitables la mise en œuvre du premier grand plan d'austérité budgétaire US depuis plus de soixante ans et la plus forte hausse de la pression fiscale depuis cinquante ans.

Niveau de pression fiscale sur les Américains les plus riches (1920 – 2010)

Les conséquences d'une telle (r)évolution sur l'économie US, les échanges commerciaux, les marchés financiers mondiaux, la valeur des actifs libellés en Dollars (au premier rang desquels les Bons du Trésor US) et le Dollar lui-même sont immenses. Nous y revenons dans la partie de ce GEAB N°46 consacrée aux recommandations. Il faut néanmoins garder à l'esprit que depuis 1945 (et peut-être même les années 1930), l'économie et la finance mondiales se sont fondées sur le mythe d'un moteur de croissance américain irrésistible qui, tout en pouvant connaître de courtes baisses de régime, restait néanmoins d'une fiabilité à toute épreuve. Si la faiblesse du filet social a toujours imposé aux États-Unis une forte croissance pour éviter que des millions d'Américains ne s'écrasent dans la pauvreté, nul doute que c'est encore plus vrai pour le système financier et monétaire mondial qui ne bénéficie lui d’aucun filet de secours. Si l'austérité grecque ou espagnole provoque de telles turbulences, imaginez ce qu'il va advenir avec l'austérité US qui devra imposer des coupes budgétaires d'au moins 1.000 Milliards sur 3 à 5 ans (21). Ce type de nouvelles provoquera une remise en cause radicale du principal mythe sur lequel se fondent les marchés internationaux et le système économique et financier des dernières décennies, lui assurant une place éminente parmi les quatre points individuels de défaillance du système global au cours du prochain semestre.

Fiorentino : les projecteurs de nouveau sur les USA

L'édito de Marc Fiorentino
BFM Radio, Marc Fiorentino, 02/07/2010 (en Français texte en français )
http://nr.proxycast.org/m/media/254054201588.mp3?c=information&p=BFM&l3=channel1&media_url=http%3A%2F%2Fpodcast.bfmradio.fr%2Fchannel1%2F20100702_fiorentino_1.mp3
Pour la première fois, un mauvais chiffre américain a fait baisser les indices boursiers, certes. Mais il n'a pas fait baisser l'euro comme d'habitude. Il a fait baisser le dollar.

On a assisté à un phénomène de décorrélation. Des indices boursiers qui baissent, un euro qui monte et des emprunts d'État qui eux, ont peu bougé.

Le vent tourne. On commence à se rendre compte, quand même, enfin, que le rvai problème, ce n'est pas la minuscule Grèce à l'échelle mondiale, ni l'Espagne, ni même l'Europe mais bien les États Unis. Les États Unis sont dans une impasse totale. Et contrairement aux européens qui ont choisi une direction, la rigueur (et seul l'avenir nous dira si c'est une bonne direction), les États Unis sont tout simplement coincés.

On va enfin 'apercevoir que le dollar n'est vraiment pas une valeur refuge, et que les emprunts américains risquent, si l'on ne fait rien, à ressembler dans quelque temps à des emprunts russes.

Ils ne vont pas échapper à la rigueur bien longtemps...

L'Etat de l'Illinois ne paye plus ses factures...

Illinois Stops Paying Its Bills, but Can’t Stop Digging Hole
New York Times, 02/07/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.nytimes.com/2010/07/03/business/economy/03illinois.html?_r=1&ref=business
He picks the papers off his desk and points to a figure in red: $5.01 billion.

“This is what the state owes right now to schools, rehabilitation centers, child care, the state university — and it’s getting worse every single day,” he says in his downtown office.

Mr. Hynes shakes his head. “This is not some esoteric budget issue; we are not paying bills for absolutely essential services,” he says. “That is obscene.”

Now Illinois has shouldered to the fore, as its dysfunctional political class refuses to pay the state’s bills and refuses to take the painful steps — cuts and tax increases — to close a deficit of at least $12 billion, equal to nearly half the state’s budget.

States cannot go bankrupt, technically, but signs of fiscal crackup are easy to see. Legislators left the capital this month without deciding how to pay 26 percent of the state budget. The governor proposes to borrow $3.5 billion to cover a year’s worth of pension payments, a step that would cost about $1 billion in interest. And every major rating agency has downgraded the state; Illinois now pays millions of dollars more to insure its debt than any other state in the nation.

  

Misère de l'économie

La nécessité d'une troisième voie commence à faire son chemin dans la tête des élites. C'est la première fois que je lis que la solution ne sera ni hayekienne, ni keynésienne, et qu'il faut trouver autre chose...

Surtout de la part de Le Boucher, pourtant, très très libéral d'habitude...

Misère de l'économie
Les Echos, Eric Le Boucher, 02/07/2010 (en Français texte en français )
http://www.lesechos.fr/info/analyses/020641284647-misere-de-l-economie.htm
En 2010, quatre-vingts années après la Grande Crise et des millions de pages savantes écrites sur le réglage de la conjoncture, la macro-économie est toujours incapable de répondre autrement que par des « convictions », keynésiennes pour les uns, ricardiennes pour les autres. Le G20 du week-end dernier a dû se conclure par un aveu d'ignorance : « faites comme vous voulez ». Chaque gouvernement a été renvoyé à lui-même c'est-à-dire au tâtonnement, à la conduite au feeling, au « encore un peu de relance mais déjà de l'austérité et on verra en septembre ce qu'il en est ». Bref, la politique est face à la misère de l'économie.

Du coup, les marchés ont dicté leur volonté : ce sont eux qui imposent la rigueur, à la Grèce, au Portugal, à toute l'Europe et, demain, à M. Obama. Ces marchés « savent-ils » mieux ? Que nenni : un jour ils montent les taux pour forcer à l'austérité et le lendemain, comme s'effrayant eux-mêmes, ils craignent que le trop d'austérité ne casse la croissance. Et voilà que les Bourses s'effondrent. Bref, les marchés sont aussi peu dignes de confiance que les économistes.

Le problème est connu : l'instabilité. Quelle s'observe sous la forme des bulles financières, des précarités dans l'emploi ou des divorces familiaux. Les solutions ? On ne sait pas. Ce dont on est sûr, c'est que les réponses d'hier ne correspondent plus. Il faut inventer autre chose. Par exemple le « retour de l'État » est une rigolade : les précarités ont grimpé avec les dépenses sociales publiques. Vouloir revenir à l'emploi stable toute la vie est une hérésie mais laisser faire aussi, puisque cela conduit à la fin des classes moyennes, aux troubles sociaux et à une remise en cause populiste de la démocratie.

Il faut trouver à donner une sécurité dans l'instabilité et donc refonder tout le modèle social autour de cette question. En réalité, des économistes ont travaillé sur beaucoup de ces sujets, à commencer par Amartya Sen. Les politiques devraient commencer à moins écouter les anciens élèves manichéens de Keynes ou de Ricardo.

J'aurais bien quelques idées à proposer pour ma part.

En premier lieu une refonte totale du tas de rustines innommable qu'est le système fiscal et redistributif, axée sur 3 axes que sont simplicité, justice et impossibilité de contourner :
  Côté redistribution, un revenu d'existence pour tous remplace tout le tas de rustines social. De toutes façons, ce dernier fait grosso modo en sorte que tout le monde touche un revenu minimum. Alors autant l'acter une bonne fois pour toutes.
  Côté imposition, deux impôts : TVA et impôt sur le revenu progressif (revenu des entreprises et des particuliers), avec dans un monde ouvert, bascule de l'impôt vers la consommation. Le tout sans passe droit, ni possibilité d'y échapper, et avec le rétablissement d'une forte progressivité, histoire que les plus aisés ne puissent pas fuir leur responsabilité vis à vis de la société.

Enfin, il faut en finir avec les niches fiscales et autres passe droits pour ploutocrates, afin de restaurer l'acceptabilité de l'impôt. En effet, la richesse c'est relatif. Et vu qu'être riche, comme j'ai pu le lire, c'est "posséder plus d'argent que son beau frère", si j'ai la conviction que mon beau frère est soumis aux même règles que moi et que je ne suis pas handicapé dans la course à la réussite, alors l'impôt gagne énormément en acceptabilité...

Tout ça, automatisé, avec un compte personnel consultable simplement via Internet, sans effets de seuil, et avec un calcul sur une fenêtre glissante de 12 mois...

Et enfin, l'idée d'un système socialisé de crédit de Lordon me semblerait une excellente expérience à tenter, histoire de supprimer ce néo clergé bancaire inutile, qui prélève une rente indécente sur l'économie, et alloue de manière déplorable le capital...

J'y rajouterais volontiers, histoire de retrouver un capitalisme à peu près digne de ce nom, avec une épargne qui sert à financer les investissements productifs :
  la création de livrets d'épargne accessibles à tous (comme le livret A) mais avec pour vocation explicite d'orienter l'épargne vers les entreprises, et en premier lieu les PME...
  la redéfinition de règles claires de faillite, et application de ces dernières. Histoire d'en finir avec le n'importe quoi actuel. En cas de risque systémique, l'État ne pourrait intervenir qu'en achetant des actions (et donc en nationalisant), comme pour une émission de capital (avec le bon goût de rincer les actionnaires et de les mettre face à leurs responsabilités).
  suppression progressive du crédit à la consommation et réapprentissage de l'épargne (notamment histoire de reresponsabiliser le débat fiscal et d'arrêter de se cacher derrière la dette).

Me viennent ensuite des tas d'autres choses diverses et variées :
  réelle indépendance de la justice,
  responsabilisation des individus,
  mise en avant de l'excellence plutôt que de se satisfaire de l'égalisation par le bas dans la médiocrité,
  utilisation massive d'Internet et de l'informatique pour réduire les dépenses et améliorer le service de l'État (création d'une SS2I publique au passage),
  mise à disposition d'enseignements officiels sur Internet, validables simplement, histoire que chacun puisse continuer à se former simplement toute sa vie,
  création d'un parlement Internet, un peu sur le mode d'organisation d'un forum (la remise en avant de l'écrit sur l'oral, permettrait d'avoir un vrai débat démocratique construit avec arguments et idées, plutôt que cette mauvaise parodie de démocratie et cette joute oratoire grotesque entre ce que le pays compte de pires bonimenteurs),

... les possibilités sont immenses si on enlève les freins à la croissance et les cliquets que ploutocrates faillis et moustachus des syndicats ont mis partout pour figer la société et s'assurer du maintien de leurs positions avantageuses respectives dans la pyramide alimentaire, de vieux papy boomers entretenus... Ils se rendent d'ailleurs la pareille dans une danse savamment chorégraphiée, et qui vise à tuer la méritocratie, à maintenir le pillage de la jeunesse, et à lui voler son droit à se construire un avenir.

Bref de quoi faire passer l'Humanité dans le 21ème siècle. Parce que là, avec les technologies de l'information et Internet, j'ai l'impression qu'on a atteint des possibilités extraordinaires en terme d'organisation de nos sociétés.

Mais avec tous ces papy boomers faillis qui squattent partout avec leur vision surannée issue des années 70, on est condamné à végéter au temps de la diligence...

Une bonne guerre pour faire accepter la rigueur...

Retour vers le futur... Dylan Grice de la Société Générale nous parle de Thatcher, de rigueur, d'impopularité et de guerre des Malouines...

Will Austerity Be The Catalyst For War?
ZeroHedge, 03/07/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.zerohedge.com/article/will-austerity-be-catalyst-war
Popularité de Thatcher :


The Thatcher experience shows how fragile support for painful economic policies can be even when the democratic mandate for those polices has been won.

Like the Canadian and Scandinavian austerity experience in the 1990s, the painful programs adopted succeeded as much by luck as by political bravery. And this is what worries me. It's not that I'm ideologically wedded to one side or the other, it's that the precedents just aren't encouraging. The Weberists are right to worry exactly because the Krugmanites are right that the required austerity will be so deeply painful and politically risky. Policymakers won't make it happen, so the bond market will make it happen instead.

Ou comment là démocratie est tout de même bien plus faite pour partager les fruits de la croissance que pour partager le poids du déclin...

Et sinon, toute ressemblance avec la situation en Iran serait purement fortuite. Confère Marc Faber qui ne cesse de dire qu'ils vont aller en guerre pour faire diversion...

Le protectionnisme progresse parmi les pays membres du G20

Le protectionnisme progresse parmi les pays membres du G20
Les Echos, 02/07/2010 (en Français texte en français )
http://www.lesechos.fr/info/inter/020644332589-le-protectionnisme-progresse-parmi-les-pays-membres-du-g20.htm
Une étude commandée par la Chambre de commerce internationale montre que les gouvernements du G20, malgré les discours, recourent à des protections commerciales. Les risques d'une guerre commerciale se sont accrus.

La charge du patron de General Electric, Jeffrey Immelt, vendredi dans le « Financial Times », accusant la Chine de se montrer hostile à l'égard des groupes étrangers et critiquant le protectionnisme croissant du pays témoigne sans doute d'un état d'esprit grandissant parmi la communauté des affaires.

« Tous les pays du G20 ont mis en place des mesures de protection commerciales au cours de ces deux dernières années, sans provoquer, toutefois, jusqu'à aujourd'hui un cycle global de rétorsion qui fût si destructeur sur le plan de l'emploi et du commerce pendant la Grande Dépression des années 1930 », indique l'étude.


Classement des pays les plus protectionnistes :

Mouais...  Quoi qu'ils en disent, j'ai pas eu l'impression qu'ils avaient mis en place des droits de douane massifs. On reste largement ouvert à tous les vents...

Quand on commencera à entendre parler de contrôle des capitaux, là, ça commencera à m'intéresser...

Howard Davidowitz : L'économie US est un désastre complet

Obama et ses plans de "relance" délirants commencent à apparaître pour ce qu'ils sont. Il n'a fait que ruiner encore un peu plus l'Amérique.

Une interview de Davidovitz sur le Tech Ticker de Yahoo (lui n'a jamais cru à la V shape recovery que nous ont vendu les vendeurs de papier gras) :

Howard Davidowitz: U.S. Economy "Is a Complete Disaster"
Yahoo Tech Ticker, 01/07/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://finance.yahoo.com/tech-ticker/howard-davidowitz-us-economy-is-a-complete-disaster-yftt_514505.html


Obama "Mr. Mass Destruction"

Davidowitz says that the key to Obama's success is his ability to sell his policies to the public. He can confidently read from a teleprompter and appear competent and in control, when in reality, "it's one big bag of empty words," Davidowitz says of Obama's messages.

Davidowitz contends that the President's spending, including the health-care bill, is creating massive deficits that will take the U.S. years to dig itself out of. "He is Mr. Mass Destruction," Davidowitz says of Obama. "I mean he is a human destroyer. This guy has spent his way into oblivion and we don't have a budget. He is surrounded by a bunch of complete incompetents, led by himself. "

The Future a Massive Struggle

Asked whether he thought the U.S. would experience another Great Depression, Davidowitz said the coming years will look more like Japan today vs. the U.S. in the 1930s.

People will be making and spending less money and the nation as a whole will be dealing with the consequences of the deficit, he says. "We are in a struggle, day by day it's ugly. At the core, when we look at our debt, we are going to have to deal with it."

A few months ago, while other analysts claimed that the economy would continue to follow a V-shaped recovery path, Davidowitz seemed out of step by insisting the nation's problems were still dire. Regardless of what you think of his message or style, Davidowitz's doom and gloom outlook now appears much more credible.

La rigueur approche à grands pas des USA. Les psychopathes en place ne vont pas pouvoir continuer très longtemps leur entreprise de ruine du pays, pour continuer d'acheter du temps, préserver le status quo d'une ploutocratie qui s'engraisse à l'excès et maintenir vaguement à flot la plèbe.

La question de l'impôt va devoir finir par se poser... Et pas qu'un peu...  

L'ECRI se rapproche encore un peu plus des -10...

Pour rappel, historiquement, sur 42 ans de données, quand l'ECRI a atteint à -10, on a eu 100% des fois une récession aux USA...

ECRI Weekly Leading Indicator Ever Closer To The -10% Threshold, Drops To -7.7; Leads To Another Leg Lower In Stocks
ZeroHedge, 02/07/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.zerohedge.com/article/ecri-weekly-leading-indicator-ever-closer-10-threshold-drops-77-leads-another-leg-lower-stoc

USA : l'idiocratie dans toute sa splendeur

Un employeur de la région de Cleveland qui propose 100 jobs à 31 000$ par an. Il demande des connaissances de base en mathématiques. Sur 3600 CV, il arrive difficilement à trouver 47 personnes embauchables...

Il est promis à un bel avenir cet occident qui se contente de distribuer du pain et des jeux à une plèbe impériale abrutie, où règne l'idiocratie, où l'élitisme et l'excellence sont une honte, où l'école est vue comme un calvaire, où savoir faire quelque chose de ses neurones est perçu comme être un looser...

On le sent bien là, l'avantage comparatif de l'occident qui justifie qu'on aie un niveau de vie sans comparaison aucune avec l'ouvrier chinois  

This Manufacturer Can't Find 100 Unemployed Americans With Basic Math Skills To Hire
New York Times via Business Insider, 02/07/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.businessinsider.com/company-is-dying-to-hire-unemployed-americans-with-the-right-skills-cant-find-any-2010-7#ixzz0sWZVbpjY
Here in this suburb of Cleveland, supervisors at Ben Venue Laboratories, a contract drug maker for pharmaceutical companies, have reviewed 3,600 job applications this year and found only 47 people to hire at $13 to $15 an hour, or about $31,000 a year.

All candidates at Ben Venue must pass a basic skills test showing they can read and understand math at a ninth-grade level. A significant portion of recent applicants failed, and the company has been disappointed by the quality of graduates from local training programs. It is now struggling to fill 100 positions.

“You would think in tough economic times that you would have your pick of people,” said Thomas J. Murphy, chief executive of Ben Venue.

  

Banques : Visualisation des forces

Visualisation des plus gros vaisseaux (destroyers et porte-avions) des différentes flottes de combat financières mondiales :

Visualizing Why The Future Of Europe's Financial System Hangs By A Thread
ZeroHedge, 03/07/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.zerohedge.com/article/visualizing-why-future-europes-financial-system-hangs-thread


La France a une force de frappe financière parmi les premières au monde. La concentration de ses banques, un taux d'épargne des français à 15%, et la gestion de la rente d'un passé historique important nous permettent encore d'être parmi les plus gros.

On y voit bien aussi que la capitalisation des banques européennes est vraiment vraiment limite... Faudrait avoir le même genre de graphique avec uniquement la capitalisation en fait (les points noirs).