Pour ce qui est de leur épargne, ces américains, ils ont vraiment l'approche totalement inverse de la notre, petits français...
L'article note que le très déflationniste David Rosenberg pense que les obligations d'État US ont de l'avenir vu les très bas atteints tout en haut de la bulle des actifs risqués en terme d'allocation dans le patrimoine des ménages américains. Et il pense que des américains vieillissants seront désormais beaucoup plus enclins à placer leur épargne en obligations d'État peu rémunératrices, plutôt que de prendre des risques.
Ce serait peu ou prou le chemin du Japon des années 90.
Et c'est globalement ce qui se produit :
La part de l'épargne des américains placée en obligations d'État remonte en flèche. Faudrait faire les calculs mais je doute tout de même que ça suffise à financer les 12% de déficit public...
Maintenant, est-ce que la situation est comparable ? Est-ce que le chemin du Japon est rééditable ?
Le gold bug Jesse du Jesse's cafe, lui, parle de mère de toutes les bulles, sur le dollar, en tant que monnaie de réserve mondiale :
The US dollar as the world's reserve currency, and the unusual period of US prosperity, is an historical artifact of the post World War II era that will not continue indefinitely. When the reversion to the mean occurs, it is likely that the dollar will have to be reissued as 'the new dollar' similar to the rouble in the post-Soviet adjustment. I can think of few better examples of what the US faces than the collapse of the former Soviet Union. For the UK, it looks like Argentina, or Iceland writ large, but with the sharp edge of a police state.
J'ai l'impression que si l'Europe arrive à rassurer en s'engageant dans la rigueur, les marchés auront tôt fait de retourner regarder du côté des 12% de déficit américains...