Mr. Farkas and his co-conspirators “tried to steal $553 million” through the TARP program, but investigators uncovered the reported conspiracy before the theft could occur, Neil Barofsky, special inspector general for TARP, told a news conference.
Mr. Barofsky called it “an unprecedented scheme.”
Mr. Farkas is charged with conspiracy, bank fraud, wire fraud and securities fraud.
The indictment filed in Virginia asserted that Mr. Farkas and co-conspirators caused Colonial BancGroup to submit false information to the Federal Deposit Insurance Corporation and to the Securities and Exchange Commission when applying for funds from the Troubled Assets Relief Program. Colonial BancGroup later failed and was taken over by BB&T in a sale brokered by the F.D.I.C.
Il s'agit de banksters d'une banque dont le cadavre a déjà été ramassé dans le caniveau par la FDIC (cf fichier maison). Il s'agit de Colonial, une des banques qui a coûté le plus à la FDIC, avec une ligne bien bien rouge dans le tableau, à 2,8 milliards de $ en août 2009.
Total housing starts were at 593 thousand (SAAR) in May, down 10% from the revised April rate of 659,000 (revised down from 672 thousand), and up 24% from the all time record low in April 2009 of 477 thousand (the lowest level since the Census Bureau began tracking housing starts in 1959).
Et un indicateur plus avancé, du nombre d'achats de maison réalisés à crédit :
MBA: Mortgage Purchase Applications increase slightly, near 13 Year Low
Calculated Risk, 16/06/2010 (traduire en Français )
Le chômage ne semble pas atteindre les scores atteints durant la crise des années 90. Même si je serais curieux tout de même de savoir comment la précarité, l'intérim, le temps partiel, qui ont explosé depuis, sont intégrés dans ces calculs...
Inflation : stabilisation, à +1.6% en mai sur un an
On voit la flambée de l'inflation due au pétrole, suivie du choc inverse derrière, et on se rapproche de la core inflation à 2%...
A venir prochainement la répercution des hausses de prix des produits importés avec la remontée des matières premières, la dévaluation de l'euro et la montée des salaires en Asie... Et une inflation du coup, avec des salaires qui ne suivront pas chez nous.
Voila qui ne devrait pas aider les prix des actifs.
Production industrielle : + 7,9% sur un an en avril 2010
Les deux penny stocks qui étaient parmi les préférés des spéculateurs, du High Frequency Trading et de la finance book maker, et avaient parmi les plus gros volumes de trading, vont être sortis de la côte du NYSE. Ils ont perdu quasi 50% sur cette nouvelle, en perdant quasiment leur statut de ticket de loto jouable.
USA : Fannie Mae et Freddie Mac vont se retirer de la cote
CercleFinance.com via boursorama, 16/06/2010 (en Français )
L'agence fédérale américaine de financement immobilier a fait part mercredi du prochain retrait de la cote des deux principaux établissements de financement hypothécaire des États-Unis, à savoir Fannie Mae et Freddie Mac.
Peu rassurés par la perspective d'un retrait de la cote, les investisseurs assommaient aussi bien Fannie Mae (-45% à 50 cents) que Freddie Mac (-47% à 65 cents) aujourd'hui à Wall Street.
La FSA, c'est l'équivalent en Angleterre de la SEC aux USA, de l'AMF en France ou de la Bafin en Allemagne, l'organisme anglais chargé de réguler les marchés et la finance.
UK's New Chancellor Has Abolished The English SEC-Equivalent, The FSA
Financial Times via ZeroHedge, 16/06/2010 (traduire en Français )
George Osborne moved to redress what he described as the spectacular regulatory failure of the City, announcing the abolition of the Financial Services Authority and a sweeping increase in the Bank of England’s powers.
Mervyn King, the Bank’s governor, will become one of the most powerful central bankers in the world, with a new remit to prevent the build-up of risk in the financial system in addition to his monetary policy role.
Mr King told a City audience at Mansion House on Wednesday night that his new role in enforcing financial stability was to “turn down the music when the dancing gets a little too wild”.
Tous ses pouvoirs vont être récupérés par la banque d'Angleterre, qui va devenir seule maître à bord en Angleterre.
Keen followers of sovereign debt markets are most concerned right now about the PIIGS, particularly Spain and Greece. But according to Scotia Capital, the real sovereign debt problem is lurking in two of the world's biggest economies, the U.S. and Japan. In fact, they rank the U.S. the weakest sovereign for its current debt position.
Et bien si les PIIGS sont en bonne place parmi les pays à risque, les pires sont selon eux Japon et USA...
Europe faces almost inevitable recession next year and years of stagnation as policymakers' response to the euro zone crisis causes a downward spiral, billionaire investor George Soros said on Tuesday.
"That's the real danger of the present situation -- that by imposing fiscal discipline at a time of insufficient demand and a weak banking system, by wanting to have a balanced budget you are actually ... setting in motion a downward spiral," he said.
T'en fais pas George. Ils imprimeront (oups pardon, ils quantitative easeront) tous les billets qu'il faut, à la moindre menace de faillite...
Et juste pour la forme, un article sur la Grèce, qui voit s'effondrer son économie du tourisme, vu que visiblement, les grecs ont décidé de petit-suissider leur économie, entre grèves et blocages divers.
Greece's tourism industry under threat as strikes, riots scare visitors away
CP, Elena Becatoros, 16/06/2010 (traduire en Français )
An angry tourist, sun hat on head and camera dangling from neck, stood in the middle of the open-top double-decker tour bus, hands outstretched in a "thumbs down" sign.
About two dozen striking Greeks were blocking a main avenue in front of parliament, forcing the driver to manoeuvre awkwardly and deprive visitors of their drive-by photos.
It's scenes such as these — road closures, strikes shutting down archeological sites, the blockading of the main port of Piraeus turning away thousands of cruise passengers — that have horrified people in Greece's vital tourism industry as the country struggles to emerge from a vicious debt crisis that brought it to the brink of bankruptcy.
Et j'ai comme dans l'idée qu'ils doivent pas être nombreux à manifester pour qu'on les oblige à les faire payer leurs impôts, pourtant le réel problème de ce pays...
Je sens que ça va devenir sport en Europe, avec une récession dure, et, d'un côté des peuples abrutis après 30 de keynésiannisme irresponsable de fuite dans la dette, et qui vont demander leur fix de bon jus de dette volé à leurs propres enfants. Et de l'autre des riches qui vont refuser de payer le moindre impôt... Le tout sur fond de continuation des délocalisations, désindustrialisation, perte de compétitivité, chômage à 2 chiffres...
Few analysts recall, however, that this is the second, not the first, quantitative easing by U.S. monetary authorities. During 1932, with congressional support, the Fed purchased approximately $1 billion in Treasury securities (half, however, was offset by a decrease in Treasury bills discounted at the Reserve Banks). At the end of 1932, short-term market rates hovered at 50 basis points or less. Quantitative easing continued during 1933-36.”
C'est donc qu'ils ont bien un peu appris de cette époque et qu'ils ne refont pas totalement les mêmes erreurs alors
Mais bon, le mal, c'est durant la montée de la bulle qu'il a eu lieu. Il n'y aura pas de remède miracle qui permettra d'échapper à la purge de cette mauvaise dette/épargne. La seule vraie question, c'est comment elle se purge entre inflation et déflation.
Je crois que c'est comme ça qu'on l'appelle ce ratio. C'est la taille du bilan de la banque divisée par la valeur de ses actifs.
En gros, un levier de 150:1 signifie qu'il suffit que le bilan de la banque perde 1/150 de sa valeur pour que la banque aie crâmé tous ses fonds propres et soit en faillite...
Et les banques les plus fragiles, à ce jeu là, sont incontestablement les banques allemandes. Ce qui fait dire à cet article que c'est la raison pour laquelle les allemands interdisent la vente à découvert sur les actions de leurs entreprises...
Here's Why It's The Germans Pushing For The Euro-Wide Short-Selling Ban
Business Insider, Joe Weisenthal, 16/06/2010 (traduire en Français )
Russia may add the Australian and Canadian dollars to its international reserves for the first time after fluctuations in the U.S. dollar and euro.
U.S. dollars account for 47 percent of Russia’s reserves, while euros make up 41 percent, British pounds 10 percent and Japanese yen 2 percent
Sauf que ces deux monnaies ont déjà fortement monté, et que surtout, c'est sans compter sur leurs 2 énormes bulles immobilières qui n'ont pas encore éclaté...
Ça vaut ce que ça vaut. Ce n'est que mon avis de petit poypoy, mais pour ma part, je ne pense pas que ce soit le bon plan... De toutes façons, ces banques centrales sont toujours de tous les mauvais plans. Elles achètent toujours les mauvais actifs, quand ils sont les plus chers, et les revendent quand ils sont au minimum...
Jim Cramer : I am calling this a bad rally. This market has now become more depressing than Ethan Frome. Even the good days are now bad days. It's almost as if the whole market is caught between 1st base and 2nd base. So we get an endless rotating short squeeze in oil, in the banks, in tech, in discretionary.... But once the shorts are done getting picked off, we've got no more reason to run. It is a rally that stops that a blast of future selling comes in. It is a rally that stops the moment the buyers just walk away. We used to have fundamentally based rallies - that's not how this market works.
Jim Cramer : This market is stupid. And it is hated for a very good reason. The market seems rapacious, arbitrary, capricious and downright ridiculous. It is a tale told by an idiot, full of sound and fury, signifying nothing.
Les banques espagnoles ont emprunté des montants record le mois dernier à la Banque centrale européenne (BCE), ce qui confirme qu'elles ont les plus grandes difficultés à se financer sur le marché interbancaire, a rapporté mercredi le Financial Times.
Informed emergency planning sources in Florida have informed WMR that the state faces severe fresh water shortages and power blackouts if the thick crude oil from the Deepwater Horizon disaster clogs sea water intakes at the largest seawater desalinisation plant in the United States -- the Tampa Bay Seawater Desalinisation Plant at Apollo Beach in Tampa, Florida.
Et merci de me faire grâce de l'émission d'Alex Jones, qui n'est pas à mon sens une source crédible, même si j'ai vu la vidéo comme tout le monde et que ça m'a laissé
Voici un documentaire de Channel 4, sur la finance et la City, posté en commentaire par bill baroud.
Dispatches - How the Banks Won.2010
Channel 4, 14/06/2010 (en Anglais )
La finance y est très bien décrite pour ce qu'elle est : un corps social parasitaire qui détruit de la richesse plus qu'il n'en produit, qui ne remplit même plus son métier de base de placement de l'épargne des ménages dans les entreprises, qui n'est plus qu'un casino de produits dérivés servant à fabriquer de la fausse valeur et à prélever la dîme sur les travailleurs de l'économie réelle retransformés en serfs.
Sans parler du coût proprement hallucinant de la socialisation des pertes quand ils n'ont pas manqué de privatiser les profits. Et aucun des ces mafieux n'a été le moins du monde inquiété. Ils sont tous là, en place, et continuent de palper comme avant, voire plus. Sauf que cette fois, c'est directement de l'argent de vos impôts, ou alors du nouvel argent de la banque centrale qui dévalue vos salaires, que la bête se nourrit. Et ça ne pose pas du tout le moindre problème de conscience à cette classe parasitaire qui se présentait comme "libérale" tout le temps de la montée de la bulle du sur endettement et de la privatisation des profits, et n'a pas manqué d'aller exiger de pouvoir téter goulument au bon sein de l'argent public dès que la pompe s'est tarie, voire inversée.
Et par le lobbying, la corruption, le noyautage, cette mafia essaie d'empêcher toute réforme.
Il y a vraiment une odeur de privilèges, de noblesse décadente, et un parfum très clair de 1789. Je serais anglais aujourd'hui, j'aurais vraiment des envies de prise de la Bastille...
Encore un exemple dans l'actualité d'à quel point la finance remplit son métier de financement de l'économie et n'est pas du tout un casino :
USA : les contrats à terme sur le box-office américain autorisés
Le régulateur américain des produits dérivés a donné son feu vert au lancement de produits indexés sur les recettes engrangées par un film aux Etats-Unis. Hollywood s'inquiète d'une manipulation du box-office.
Les banquiers ne sont plus que des book makers...
Dans le reportage, il y a d'ailleurs sur la fin une interview de Paul Volcker, qui veut réinstaurer le Glass Steegle Act et forcer à séparer l'activité de financement de l'économie réelle, qui a la garantie implicite de l'État et l'accès au financement de la FED, de celle de casino. Ce serait une loi de bon sens, mais je lui souhaite bien du courage face à la mafia...
Enfin, je n'en suis pas sûr mais j'ai quand même le sentiment que ces produits dérivés sont une nouvelle classe d'actifs, en ce sens où ce sont des produits d'assurance détournés de leur rôle premier pour en faire des produits de book makers. Ils auraient ainsi permis de transformer les paris sur tout et n'importe quoi en de la nouvelle monnaie et permis ainsi de stocker et figer une énorme part de la fausse monnaie créée durant la bulle (croissance du M3 à plus de 10% par an, à tel point que la FED a arrêté de le publier) dans de la fausse richesse financière et ainsi d'empêcher l'inflation. Un peu sur le même mécanisme que pour le prix de l'or, mais étendu à toute l'économie, où la création d'or papier a permis d'en augmenter artificiellement la quantité.
Et en gros, la principale production de l'occident aujourd'hui, c'est de produire de la dette et de la fausse valeur financière. Qu'on arrête tout ceci ou qu'on y mette un frein (c'est à dire qu'on revienne en arrière sur le mouvement de leviérisation générale du système bancaire), et ce ne sont pas que les banquiers qui vont souffrir. C'est la quantité de dette et donc de monnaie en circulation au sens large qui va diminuer, avec un occident forcé de reconnaître qu'il n'a pas la capacité de supporter de tels niveaux d'endettement sans faire faillite dessus.
C'est d'ailleurs tout le sens des réformes de Bâle III et de Solvency II et qui font hurler tous les financiers, comme quoi on va perdre 4% de croissance annuelle, pour avoir limité fortement le levier des banques, afin de rerendre leurs bilans supportables dans le temps. Naturellement, ce qui fait hurler la finance, ce n'est pas la croissance, mais le fait qu'ayant le droit d'émettre moins de jus de dette, elle ne pourra pas palper autant.
Et alors, la monnaie s'asséchant chez nous, c'est bien tout l'occident qui va devoir réapprendre à travailler et à produire de vrais trucs, et pas seulement les banques. Il va falloir que les peuples apprennent à redevenir une classe moyenne digne plutôt qu'une plèbe impériale nourrie de pain et de jeux et des miettes du tribut prélevé sur la planète et que veut bien leur laisser la caste des patriciens.
C'est le chemin de la déflation que l'Europe semble avoir décidé de prendre en acceptant de s'appauvrir volontairement pour se redonner de la robustesse. Les USA, eux, sont toujours dans le déni le plus total. La chute n'en sera que plus grande.
En tous cas, pour ce qui est des marchés et du casino, blâmer les banques de faire ce qu'elles font n'a pas de sens en soi. Comme l'explique Lordon, il faut s'attaquer aux conditions de possibilité plutôt qu'à ceux qui profitent de ces conditions (car il se trouvera toujours quelqu'un pour les remplacer), même si en l'état, ceux qui profitent des conditions de possibilité, sont aussi souvent ceux là mêmes qui ont mis en place les dites conditions. Et il y a en gros deux approches pour faire en sorte d'arrêter le prélèvement de la dîme par ce néo clergé des money junkies (comme les appelle Celente). Une première consisterait à tellement démocratiser les marchés que la rente reçue par un opérateur deviendrait trop petite pour qu'elle permette de s'enrichir réellement. Mais la complexité de la gestion de l'information assure que les petits serviront quasiment systématiquement de repas aux gros. Reste donc la position plus dure mais réaliste (celle de Lordon par exemple) qui renoue avec l'interdiction de certaines pratiques, la nationalisation des bourses, l'interdiction du gré à gré et l'obligation de passer par des chambres de compensation, la simplification et la standardisation des produits, l'interdiction des black pools, l'interdiction du délit d'initié permanent que constitue le high frequecy trading...
Enfin, juste un point pour finir, la principale matière première sur laquelle travaille cette mafia, c'est en gros, votre esclavage volontaire quand vous signez une reconnaissance de dettes, une promesse de rembourser plus tard de l'argent que vous n'avez pas encore gagné... Alors, faudrait peut être juste penser à arrêter de les alimenter...
Puis quelques pièces d'or ou du cash à la banque, c'est toujours ça de fonds propres en moins qu'elles ne pourront pas prêter