samedi 12 juin 2010

USA : le ratio dette/PIB baisse !

Et ça vient toujours du Market Ticker de Denninger qui analyse le Z1 de la FED :

Saturday Economic Musings
The Market Ticker, Karl Denninger, 12/06/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://market-ticker.org/archives/2398-Saturday-Economic-Musings.html


Le ratio est passé de 370% à 350 %   

La purge de la dette semble se confirmer... L'immobilier français ne tiendra pas indéfiniment, seul contre le reste du monde...

La rigueur en France, ça se précise

Paris vise une réduction des dépenses publiques de 45 milliards
Reuters via Le Point, 12/06/2010 (en Français texte en français )
http://www.lepoint.fr/actualites/2010-06-12/paris-vise-une-reduction-des-depenses-publiques-de-45-milliards/1037/0/466062
"Nous avons pris l'engagement d'ici 2013 de ramener notre déficit de 8% à 3% et tous nos efforts vont se concentrer sur cette priorité. Ça veut dire en gros qu'il faut réduire le déficit de 100 milliards d'ici 2013", a-t-il expliqué.

"Cent milliards que nous allons trouver pour la moitié dans des réductions de dépenses et pour la moitié dans des augmentations de recettes", a-t-il précisé.

Les réductions de dépenses se répartiront ainsi : "45 milliards en réduisant la dépense publique, cinq milliards sur la réduction des niches fiscales".

S'agissant des augmentations de recettes, François Fillon table sur "35 milliards de rattrapage, après la crise, des pertes de recettes conjoncturelles".

Les 15 autres milliards "correspondront à la fin des mesures que nous avons pris pour relancer l'économie et qui n'ont naturellement pas vocation à durer au-delà de cette période de relance", a-t-il dit.

Donc... Voilà ce que ça donnerait sur le budget de l'État français :


J'avoue être sceptique sur les 35 milliards de recettes sensés revenir comme par magie   

Enfin, je note que l'effort demandé aux riches est quasiment nul. Ce qui n'est pas une surprise venant de ce gouvernement d'ex avocats fiscalistes nommé par les ploutocrates du Fouquet's avec comme mandat explicite de faire rattraper à la France le retard qu'elle a pris sur les USA en terme d'inégalités...

Et il reste donc à voir ce qu'ils appellent "baisse des dépenses" et s'il s'agit de réelles économies en introduisant des notions élémentaires de productivité dans certains domaines sinistrés de la fonction publique. Ou bien si c'est du plan d'ajustement structurel du FMI appliqué à l'occident avec dépiotage des services publics par baisse de la qualité de service.

Au passage, ce plan correspond à une baisse de 15% des dépenses de l'Etat. On va le sentir passer...

Et je ne m'explique pas pourquoi, mais j'ai cet article là qui me revient en tête... Surement le coup du passage dans les crèches de 8 enfants par adulte à 12 enfants ou Luc Chatel qui a les écoles maternelles en milieu rural dans le collimateur...

La Grèce préfigure la Tiers-Mondialisation de l’Europe, par Bernard Conte
via ContreInfo, Bernard Conte, 16/03/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3003
La cure d’austérité drastique à laquelle la Grèce est sommée de se soumettre trouve son modèle dans les politiques d’ajustement structurels qui ont été imposées par le FMI aux pays du sud après la crise de la dette déclenchée par la remontée des taux de la Fed en 1982, note l’économiste Bernard Conte. A l’époque, comme aujourd’hui, la véritable difficulté consistait à faire accepter aux peuples de supporter le coût de la crise. Mais depuis lors, les politiques permettant de faire passer ces purges amères ont été peaufinées, prévient-il, rappelant que l’OCDE a rédigé à toutes fins utiles un guide décrivant les stratégies à employer en de telles circonstances. On peut par exemple y lire que « si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement. »


Et donc, ça se précise en France. On va avoir droit au même régime qu'ailleurs. On ne touche pas un cheveu des vieux et des riches. D'ailleurs, la soit disant taxe pour les français les plus riches gagnant plus de 11 000€ net a déjà été enterrée   

Retraites : «les plus de 11.000 euros» pas taxés
Le Figaro, Olivier Auguste, 11/06/2010 (en Français texte en français )
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/06/11/04016-20100611ARTFIG00754-retraites-les-plus-de-11000-euros-pas-taxes.php
La taxe «spéciale» sur les revenus supérieurs à 11 000 euros par mois, pour financer les retraites, a été entérrée.

Le gouvernement cherche donc une autre façon de faire contribuer les hauts revenus.

Parmi les possibilités, figure une tranche d'impôt sur le revenu supplémentaire.

Ces joueurs de flute  

Et donc l'occident est sensé s'en sortir en sacrifiant ses jeunes et son avenir pour sauver jusqu'au bout le rythme de vie doré de ses vieux et de sa ploutocratie    C'est pathétique...

La productivité de l'occident décline

Merci à kosmo.

C'est Natixis qui le dit :



Surement comme un problème de motivation maintenant que les rêves de croissance et les ambitions de carrière de tout le monde s'effondrent.

Les entreprises ont forcé tout le monde à cravacher en leur faisant miroiter des pseudo perspectives qui ne se concrétiseront jamais. Maintenant que tous les travailleurs occidentaux ont compris l'arnaque, tout le monde s'est relâché.

La carotte était inatteignable, et ne servait qu'à faire avancer l'âne...

Et je suis prêt à parier que les jeux du genre Loto n'ont jamais collecté autant d'argent... (d'ailleurs, je file vérifier si j'ai gagné au loto de ce soir   )

Sale temps pour les keynésiens (2)

Et c'est dans le très très démocrate Huffington Post...

Enfin un programme qui tient la route et qui propose autre chose que juste fuir dans la dette pour pouvoir continuer à vivre au dessus de ses moyens, histoire pour les politiques de bien rester au pouvoir en satisfaisant les deux populations clés des idiocraties occidentales, avec plein d'allocations pour les pauvres et aucun impôt pour les riches...  Le tout en faisant payer les plus faibles d'entre tous : les jeunes et les pas encore nés, en dépensant aujourd'hui le travail qu'ils devront réaliser demain.

Au moins ce programme là annonce clairement les choses. Ça ne sert à rien de fuir dans la dette. On ne coupera pas à un vilain déclin... Tout ce qu'on peut faire, c'est essayer de se reconstruire un avenir...

Time to Plan for a Post-Keynesian Era
Huffington Post, Jeffrey Sachs, 11/06/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.huffingtonpost.com/jeffrey-sachs/time-to-plan-for-post-key_b_609473.html
Mainstream Keynesian economics is facing its last hurrah. The global fiscal stimulus championed last year by the Obama administration is coming undone, repudiated by the same Group of 20 that endorsed it last year. Now, against a backdrop of a widening sovereign debt crises, we need to abandon short-term thinking in favor of the long-term investments needed for sustained recovery.

In fact, the ubiquitous references last year to the Great Depression were glib; the policymakers had panicked. Adroit central banking could and would prevent depression. The hastily assembled stimulus packages were a throwback to naive Keynesianism. The relevant fact was that the US, UK, Ireland, Spain, Greece and others had over-borrowed for a decade, so a decline in consumption after 2007 was not an anomaly to be fought but an adjustment to be accepted.

Now we face a world economy with weak aggregate demand in the US and Europe, bulging budget deficits, sovereign debt downgrading and consumers unwilling to borrow. Governments are fighting for market credibility via draconian cuts in spending. This too is the wrong approach. We should avoid a simplistic austerity to follow the simplistic stimulus of last year.

  First, governments should work within a medium-term budget framework of five years, and within a decade-long strategy on economic transformation. Deficit cutting should start now, not later, to achieve manageable debt-to-GDP ratios before 2015.

  Second, governments should explain, and the public should learn, that there is little that economic policy can do to create high-quality jobs in the short term. Good jobs result from good education, cutting-edge technology, reliable infrastructure and adequate outlays of private capital, and thus are the outcome of years of sustained public and private investments. Governments need actively to promote post-secondary education.

  Third, governments must of course also ensure social safety nets: income support for the poor, universal access to basic health care and education, a scaling up of job training programs and promotion of higher education.

  Fourth, governments should steer their economies towards needed long-term structural transformation. External-deficit countries such as the US and UK will need to promote exports over the next few years, while all countries must promote clean energy and new transport infrastructure.

  Fifth, governments and the public should insist that the rich pay more in income and wealth taxes - indeed, a lot more. The upward re-distribution of the past 25 years has made our economies into extravagant playgrounds for the super-wealthy. Politicians of both the mainstream left and right in the US and UK have fawned over those who pay their campaign bills in return for low taxation. Even playgrounds should collect tolls -- when it is billionaires in the sandpit.

Toutes proportions gardées, notre génération va être amenée à reconstruire nos pays et leur économie, et apurer la dette, comme l'ont fait nos grands parents de la génération d'après guerre, une fois fini l'hiver de Kondratieff de 1929-1945.

Nous ne couperons pas aux années difficiles.

USA : fin de la prime immobilière

Ça tourne vraiment au grotesque tout ça   

C'est vraiment du groucho marxisme...

Builders Rush to Complete Houses by U.S. Tax Credit Deadline
Bloomberg, 11/06/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601109&sid=akZGcJglxUaY&pos=12
Avec la prime immobilière de 8000$ qui se finit fin juin, les constructeurs travaillent cmme des fous pour finir un amximum de maisons avant cette date limite :
Construction crews for LGI Homes begin work at 4 a.m., pouring concrete slabs for houses before the heat of a Texas day. They don’t stop until 6 p.m., and usually work six days a week.

U.S. builders such as LGI Homes are on a tight deadline to finish houses by the end of June so purchasers can get a federal tax credit of as much as $8,000. Buyers had to sign a contract by April 30 and must complete the transaction by July 1 to qualify. That’s speeding up a construction process that for some builders can take five to six months.

La Californie, pourtant ruinée, préfère fermer ses écoles et ses hôpitaux, pour sauver les banques et empêcher les prix de l'immobilier de redevenir abordables :
In California, the federal tax benefit has been eclipsed by a $10,000 state tax credit for real estate purchased between May 1 and the end of the year. The credit applies to people who buy a new home and first-time homebuyers who purchase either a new or existing property.

Et naturellement ce genre de mesures ne fait qui ruiner un peu plus l'État et pousser en avant la demande. Derrière, une fois la prime immobilière arrêtée, tout le monde s'attend logiquement à un marasme sans nom , et le shoot d'embauches dû à la prime va se transformer en orgie de licenciements :
“The federal tax credit got people off the fence and pulled a lot of sales forward,” Burns said. “We’re now entering a period where we’ll see the U.S. new-home market trending down.”

Et pourtant à voir les départs de chantiers, ça n'est franchement déjà pas le Pérou...
Housing Starts April 2010
Calculated Risk, 18/05/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://calculatedriskimages.blogspot.com/2010/05/housing-starts-april-2010.html


C'est vraiment grotesque. Tout ça pour empêcher le prix de l'immobilier de baisser et sauver les banksters  

Et derrière, ils vont annoncer la rigueur pour rembourser ces conneries...

La politique anti-crise expliquée aux enfants
Le Monde, Martin Vidberg, 11/05/2010 (en Français texte en français )
http://vidberg.blog.lemonde.fr/2010/05/11/la-politique-anti-crise-expliquee-aux-enfants/

USA : Les lendemains qui déchantent

Quel avenir pour l'Amérique avec cette "reprise" (  ) sans emploi...

Les lendemains qui déchantent
Le Monde, Sylvain Cypel, 12/06/2010 (en Français texte en français )
http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/06/08/les-lendemains-qui-dechantent_1369519_3232.html

  Criminalité en baisse :
Autre questionnement : comment expliquer que la criminalité a fortement décliné depuis le début de la crise aux Etats-Unis ? Moins 5,5 % en 2009 selon le dernier rapport du FBI. Et cela, alors que les prisons se sont vidées, les États, pour cause de coupes claires dans leurs budgets, se délestant de leurs prisonniers (libération pour les petits délinquants, peines réduites pour les grands).
  Ca, j'aurais jamais misé là dessus. Une prise de conscience d'une Amérique dans la difficulté qui quitterait le statut de plèbe impériale nourrie de pain et de jeux, et qui retrouverait sa dignité ?

  Chômage durablement élevé :
Mais le thème le plus étudié, parce que perçu comme le plus frappant, touche à l'emploi. Les Etats-Unis s'"européanisent"-t-ils ? Traduire : s'acheminent-ils vers un taux de chômage minimal bien plus élevé qu'avant la crise ? Pour mémoire, ce taux naviguait encore au premier semestre 2008 aux alentours de 5 %-5,5 %.

  Retour des inégalités raciales :
En 1985, il y a une génération, alors que le taux de chômage moyen atteignait 7,2 %, celui des Blancs était de 6 % et celui chez les Noirs de 15,1 %, soit 2,5 fois plus. Ce différentiel s'est progressivement réduit jusqu'en 2007. La crise l'a brutalement ramené aux anciennes normes : la proportion de chômeurs parmi les Noirs est à nouveau deux fois supérieure.

Comme le dit Dontigny dans la chronique postée plus bas, rapport au Dow Jones à 5000, ce pays n'a plus de ressort et n'a plus la capacité de croissance qu'il a eue...

Ça fait même 15 ans déjà que la croissance de l'occident n'est plus qu'une fuite dans la dette...

Et encore, l'article est gentil. Il n'y a encore pas eu le moindre signe de rigueur aux USA. Ils ont 12% de PIB de déficit public, des banques toutes ruinées si on comptait en mark to market, des collectivités locales à l'agonie...

On n'a encore rien vu à mon avis...

Third World America

Arianna Huffington du Huffington Post était l'invitée du Yahoo Tech Ticker et parle des inégalités qui explosent aux USA :


Part de tous les revenus qui va aux 0,1% les plus riches
Third World America?
Yahoo Tech ticker via ZeroHedge, 09/06/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.zerohedge.com/article/third-world-america
Rattner rattles off some shocking stats in the piece:
  “Incomes of the average American worker (after adjustment for inflation) was lower in 2008 (let alone 2009) than it was in 1999.”
  "30,000 Americans command a full 6% of income in this country (a higher percentage than at even the end of the Roaring '20s)"

Strategic default ? Non non ma ptite dame. C'est réservé aux banksters ça.

Aux USA, depuis quelque temps, de plus en plus de gens arrêtent simplement de rembourser leur hypothèque sur leur maison, et attendent gentiment leur foreclosure, vu qu'ils sont très largement en negative equity.

Le tout le plus légalement du monde.

Mais Yves Smith de naked capitalism note qu'une campagne est en préparation à Washington pour fustiger les petits poypoys qui font ça, alors que les grandes banques, elles mêmes, ne se gênent pas pour faire la même chose.

PR Push Against Strategic Defaulters Underway (Is There a Debtors’ Prison in Your Future?)
naked capitalism, 12/06/2010 (traduire en Français texte en anglais )
http://www.nakedcapitalism.com/2010/06/pr-push-against-strategic-defaulters-underway-is-there-a-debtors-prison-in-your-future.html
One of my good Washington DC contacts told me that a public relations/media push to demonize those who decide to walk away from mortgages they can still afford to pay (aka “strategic defaulters”) is underway. Expect to see a good bit of moral fervor as those who choose to cut their losses are attacked as immoral, irresponsible, and abusive.

Et on parle même de mettre les serfs qui ne peuvent pas rembourser en prison :
But it might be more straightforward to restore debtors’ prison. David Walker of the Peterson Institute seems fond of them:


"We need people to be accountable when they do imprudent things"

Moi, ça me fait de plus en plus penser à ça :

mémo de l'American Bankers Association de 1891 : On September 1st 1894 we will not renew our loans under any consideration. On September 1st we will demand our money.

We will foreclose and become mortgages in possession. We can take two-thirds of the farms west of the Mississippi, and thousands of them east of the Mississippi as well, at our own price...Then the farmers will become tenants as in England...,"
1891 American Bankers Association, as printed in the Congressional Record of April 29, 1913.

Les poypoys qui ont gobé les rêves de classes moyennes accédant à la propriété par le surendettement, rêves vendus par le marketting impeccable et omniprésent des banques de la ploutocratie qui les dirige, vont devoir boire le calice de la dette jusqu'à la lie...

Et qu'on force les gens à payer leurs dettes. Pourquoi pas. Ça me semble même de bon sens. Tout est allé trop loin dans l'irresponsabilité et l'infantilisation. Mais alors que ce soit le cas pour tout le monde. Il y a vraiment deux poids deux mesures selon qu'on est un bankster ou non... Et surtout, leurs contrats leur permettent légalement de faire ce qu'ils font. Et quand il s'est agi d'honorer les contrats de paris de bookmakers d'AIG envers les banksters, avec l'argent des contribuables américains, là, le droit des contrats, il était sacré...

Comme dit Seb Musset, va peut être juste falloir arrêter de faire confiance. Parce que tout là haut, chez nos dirigeants, l'idée en vogue c'est plutôt "Si Dieu ne voulait pas qu'on les tonde, pourquoi en a-t-il fait des moutons ?".

Le vendredi c'est Dontigny

Paul "Deflation" Dontigny envisage tout à fait un Dow Jones à 5000 points et explique pourquoi...

Dégonflement de la bulle qui a commencé en ... 1996.

Et les USA n'ont plus le potentiel de croissance qu'ils ont eu le siècle dernier...

Le Dow Jones à 5000 points
LesAffaires.com, Paul Dontigny, 11/06/2010 (en Français texte en français )
http://www.lesaffaires.com/videos/chroniques/le-dow-jones-a-5000-points/515655


Mais c'est sans compter sur nos ploutocrates qui se recaveront à l'infini, chaque fois que se concrétisera le risque pour lequel ils exigent d'être rémunérés comme des cochons qu'on gave. Et alors, selon leurs propres règles du jeu, ils devraient être ruinés. Mais c'est sans compter sur l'État, bien noyauté, qui prendra aux serfs autant que nécessaire pour garantir à la ploutocratie faillie qu'elle reste en place. Et un capitalisme où les ploutocrates faillis ne perdent jamais, ça a déjà eu lieu dans l'histoire. Ça s'appelait la monarchie et les privilèges...

Pourquoi pas carrément payer des dividendes aux actionnaires avec l'argent des impôts, histoire de maintenir les cours ?

D'ailleurs, on ne doit plus en être très loin et de plus en plus de gens soupçonnent la FED d'acheter des actions par des moyens détournés, pour continuer son sauvetage de la ploutocratie et sa propagande par le cours de bourse. D'ailleurs, la remontée fulgurante du Dow Jones, après son crash éclair de 10%, laisse pas mal de monde perplexe...

C'est pas la crise pour tout le monde

Avec un rebond des actions de plus de 50% depuis mars 2009 et l'instauration du mark to fantasy, avec le sauvetage de toutes leurs corporations faillies sans aucune nationalisation, avec la distribution de pognon gratuit à 0,25% pour recaver ploutocrates et banksters au grand casino géant de la spéculation, avec le déversement de tombereaux de bon jus de subvention pour empêcher le prix de l'immobilier de redevenir abordable, tout ça avec l'argent de vos impôts, et bien tout va bien pour les nouveaux nobliaux, pour la nouvelle aristocratie mondiale, pour ceux qui ont le privilège de pouvoir ne pas payer l'impôt et même de se faire payer la gabelle par les serfs.

Le tout avec la complicité de l'État qui fait office de Welfare State à l'envers et qui prend aux serfs pour donner aux riches.

Et maintenant qu'on parle de rigueur pour rembourser et marquer dans le marbre ce hold up du millénaire, on demande aux classes moyennes et aux pauvres de payer à nouveau, en augmentant partout la TVA et en enfonçant à coup sûr la planète dans la dépression...  Histoire qu'avec l'argent volé, ces ploutocrates puissent finir d'acheter tous les actifs qui traineraient encore...

C'est le plus grand hold up de l'histoire. Surtout pour les anglais et les américains. Leur caste dirigeante a littéralement décidé de dépouiller ses classes moyennes. Et l'occident n'est plus qu'une dictature de ploutocrates qui ne dit pas son nom.

Je sens qu'elles vont être marrantes les élections de mid term aux USA, et que leur propagande va s'en donner à cœur joie pour ramener le troupeau de vaches à lait vers l'abattoir et vanter le bilan, pourtant nullissime, de sa Sainteté Obama...

14% de millionnaires en plus en 2009
Le Figaro, 11/06/2010 (en Français texte en français )
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/06/11/04016-20100611ARTFIG00408-14-de-millionnaires-en-plus-en-2009.php
Malgré la crise, le nombre de millionnaires a augmenté dans le monde en 2009. Moins d'1% des foyers de la planète réunissent ainsi 38% de la richesse privée mondiale.

Les riches font de la résistance. Malgré la crise, le nombre de millionnaires a augmenté de 14% en 2009, selon le rapport annuel «Global wealth 2010» publié jeudi à New York par le Boston Consulting Group (BCG). Cette hausse porte le nombre total de foyers millionnaires en dollars à 11,2 millions. Moins d'un pour cent des foyers de la planète possèdent ainsi 38% de la richesse privée mondiale, évaluée à 111.500 milliards de dollars, soit quasiment son niveau de 2007 (111.600 milliards de dollars).

4,7 millions de millionnaires aux Etats-Unis

Normalement, si on avait appliqué la doctrine ploutocrato-libérale que ces riches essaient de forcer en travers de la gorge des peuples depuis 30 ans, ils seraient tous ruinés à l'heure actuelle. Mais c'est marrant dis donc... Dès que leurs fortunes ont été menacées, ils ont tous redécouvert très rapidement les vertus du keynésiannisme, perverti pour eux mêmes...

Comment bien gérer son budget quand on est un Etat ruiné ?

  



Ça doit être une marque déposée japonaise...

C'est samedi, on ramasse les morts

Une seule banque cette semaine pour 180 millions. Je ne mets pas les graphes à jour pour si peu   

Le fichier excel est à jour et toujours dispo à l'adresse habituelle :

  Mise à jour des données : FDIC.xls