C'est vraiment pas un temps à mettre un keynésien dehors en ce moment. Alors que ces derniers ont forcé la main des États pour qu'ils se lancent dans ces plans de relance ruineux (genre prime à la casse), et dont les États sortent encore plus dans la mouise qu'au départ, avec toujours plus de dette à rembourser, les keynésiens semblent tomber en disgrâce chez les dirigeants occidentaux qui se lancent tous dans la rigueur budgétaire.
Et l'occident semble désormais vouloir forcer l'ajustement de son économie vers moins de consommation et plus de production pour solder les "global imbalancies", quitte à renvoyer l'économie mondiale en récession, pour qu'elle s'équilibre à un niveau plus bas, mais soutenable sur la durée et équilibré en terme de balance commerciale.
Car fort prévisiblement, en pleine déflation par la dette, les plans de relance keynésiens n'ont abouti à aucune croissance digne de ce nom ni aucune inflation gommeuse de dettes. Et leurs contradicteurs autrichiens (ou en tous cas rigoristes) s'en donnent à cœur joie.
Après... Est-ce que ces plans de relance n'ont pas permis d'éviter le pire ? On ne saura jamais ce qu'il en aurait été sans.
Throwing money at problems never works in the long run.
Japan tried that and now has debt to GDP of 200%. Because of its aging demographics, Japan is in serious trouble as soon as interest rates rise. Japan will not be able to finance its monstrous debt nor will it be able to grow its way out of the problem. Such is the nature of compound interest and unsustainable levels of debt.
It will always be too early for you. There is no recovery nor will there ever be a recovery until there is genuine demand for goods and services at prices set by the free market not the government.
When the problem is debt, going deeper in debt cannot possibly be the solution.
Yes, Paul, we lost a decade. Yes, Paul, we are going to lose another, not because we failed to follow your recommendations, but precisely because we did!
We had a chance to write off the debt and to let the insolvent banks go under. Instead we wasted over a trillion dollars bailing out banks that still are not lending (and wisely will not lend) because we never purged the debts that needed to be purged nor did we reduce rampant overcapacity.
Et Richard Koo également en prend pour son matricule :
Apparently the lack of a European desire to hit the Nitrokeynesian button and go all in on a bet Keynes is right (or, gasp, wrong) has made Koo so furious, he proclaims: "Premature fiscal consolidation is a threat to democracy."
As Koo says: "Pushing ahead with these misguided policies risks a collapse of social and economic foundations and could even threaten the survival of democratic structures."
Japan should not raise taxes but should continue to borrow—the private sector’s loan demand is minimal, and the government (in spite of its relatively high debt/gdp ratio) can still borrow for 10 years at only 1.3%. Taxes would weigh on recovery
Koo thinks the movement toward fiscal consolidation at this stage is a mistake that could lead to economic collapse and threaten the foundations of democracy, especially in Central and Southern Europe...
En même temps, se lancer dans une bonne grosse déflation , je me dis qu'il n'a pas forcément tort le Koo... Surtout si le privé n'
investit plus. Il faut bien que l'État prenne le relai.
En fait tout dépend qui est sensé porter le coût de l'ajustement et de la rigueur. Or, tous les pays l'ont fait porter sur la consommation, les fonctionnaires, et les allocs... Pas un cent d'impôt en plus pour les riches...
Et voila que la rigueur tueuse, s'étend même aux pays ultra exportateurs et dont on attendrait plutôt qu'ils fassent un effort du côté de la consommation :
En Allemagne, baisse du nombre de fonctionnaires, et nouvelles taxes :
Le gouvernement allemand adopte un plan de réduction des déficits qui totalise 81 milliards d'euros d'économies sur quatre ans. Le programme comprend une réduction des dépenses qui monte en puissance au cours des prochaines années et une nouvelle taxe sur le nucléaire et l'aérien. Nicolas Sarkozy a repoussé au 14 juin sa visite à Berlin.
Surement que l'Allemagne souhaite rendre crédible l'euro et que la fourmi veut tracer le chemin à suivre aux cigales.
Et au Japon, montée de la TVA, baisse des allocations familiales :
Le nouveau Premier ministre japonais, Naoto Kan, va devoir vite s'attaquer à la remise en ordre des finances de son pays lourdement endetté: il pourrait envisager une hausse de la taxe sur la consommation et abandonner quelques promesses électorales de son parti.
Qu'il se lance ou non dans cette entreprise risquée, M. Kan pourrait être tenté de faire des économies en revenant sur certains engagements du PDJ, comme le montant de l'allocation versée aux parents pour tout enfant jusqu'à sa sortie du collège.
Créée sous M. Hatoyama, cette prime devait passer de 13.000 à 26.000 yens par mois (120 à 240 euros) l'année prochaine. Mais le coût de cette mesure, plus de 5.000 milliards de yens par an au total (plus de 45 milliards d'euros), fait hésiter certains responsables du parti au pouvoir.
C'est pas franchement inflationniste tout ça...