vendredi 29 août 2014

Comprendre l'obsession scolaire française

De droite comme de gauche, en France, l'école est toujours la priorité.

Encore récemment, l'UMP est revenue à la charge avec cette obsession sur l'école.

Pourtant on s'effondre au classement Pisa, et on est dans les pays qui dépensent le plus par élève.

J'entendais encore chez Brunet aujourd'hui qu'en Suisse, seuls 20% des élèves accèdent au BAC. Je ne sais pas ce que ça vaut comme info (ça me paraît excessif), mais je veux bien volontiers croire qu'ailleurs, obtenir 80% d'une classe d'âge de bacheliers au rabais ne soit pas une priorité.

Alors pourquoi cette obsession française pour l' "école" ?

Il faut bien comprendre pour ça le logiciel de nos élites maçonniques.

Pour ces élites, elle sont le guide, la lumière. Le peuple n'est rien. Il est crasseux, vulgaire, et ce n'est qu'une grosse pâte à modeler à pétrir.

L'élite, selon elle, a tous les pouvoirs par ses petits bras musclés.

Elle peut pétrir le peuple à loisir pour en faire ce qu'elle veut. Et le peuple ne vaut rien. Il est interchangeable. On peut très bien intégralement remplacer les français par des maliens que ça n'y changera rien. Avec le pétrissage de la sacro sainte éducation nationale, on en fera de parfaits janissaires de la République.

Or ça marche pas.

1) nos élites sont nulles. Le despote éclairé est une merde.

2) ils butent sur le réel. Les gens ne sont pas de rien. Ils sont d'une culture, d'une génétique, d'une famille. Leur pétrissage républicain est mineur. Alors ils se mettent à en vouloir à la famille qui empêche de produire de parfaits janissaires de la République.



La maladie française vient de son élite. Du mépris qu'elle a pour son peuple, bien plus que de sa propre médiocrité.

Qu'on nous redonne notre liberté, qu'on nous rende le fruit de notre travail, qu'on arrête avec leur "justice sociale", et la France se relèvera.

Mais ça signifie pour cela, de se débarrasser de ces élites faillies, ontologiquement faillies, tellement leur logiciel est fallacieux.

Vous, quand vous entendez République, vous l'entendez comme il se doit. Eux quand ils parlent République, c'est de ça qu'ils parlent...

Refuser le raisonnement par l'exception

Il y a eu peu avant les vacances toute une avoinée de la pravda sur une major au bac, d'une académie, issue de l'immigration.

Or en moyenne, il est avéré 1000 fois (ne serait-ce que par les rapports Pisa et leur novlangue qui peine à masquer les réalités) que les gars de l'immigration sont des boulets scolaires.

Il s'agit là d'un exemple. Mais d'un exemple très parlant de la manière dont le système utilise l'exception pour masquer le fond.

De manière générale, pour ma part, je raisonne en statisticien, et en moyenne. Voire en médiane. En pensant aussi à l'écart type.

Or pour la plus grosse partie de la population, ces notions sont parfaitement incompréhensibles.

Alors parler d'une courbe de Gauss, c'est même pas la peine...

Or pour toute population, si vous la triez sur un critère quelconque, grosso modo, dans la plupart des cas, vous obtiendrez ça :

(les barres verticales marquées par un sigma représentent 1 écart type)

Moi ce qui m'intéresse, c'est le coeur de la courbe de Gauss.

Le système, lui, au nom de l'individualisme et du dr'oit-de-l'hommisme à tous crins, utilise toujours l'exception, c'est à dire la pointe de la pointe de la courbe de Gauss à gauche ou à droite, pour justifier sa politique.

Et ce qui est génial avec l'exception, c'est que vous en avez toujours des 2 côtés. Et que selon là où vous voulez aller, vous trouverez toujours l'exemple extrême qui vous arrange.

Avec la logique droit-de-lhommiste, typiquement, si vous avez décidé de justifier l'importation d'une population criminelle de 1000 personnes à 99,9% et dont une seule ne l'est pas, il vous suffit de mettre en avant la seule personne en question et de ses droits individuels pour autoriser l'importation des 99,9% d'autres...

Moi je raisonne en moyenne.

La logique de l'exception est de la non pensée. Elle réfute le réel, le distord selon ce qui l'arrange.

J'ai eu le même souci quand j'essayais d'expliquer que les vieux en moyenne vivaient mieux que les actifs. On me sortait toujours l'exception du petit vieux miséreux au minimum vieillesse.

C'est typiquement du raisonnement de gôchiste. Le gôchiste est nul en maths. Il marche à l'émotion. Il ne comprend rien au monde réel, il se contente de ressentir. Et il est très facile à manipuler dans ses émotions. Il suffit de lui montrer la bonne image qui arrange le système.

Un seul conseil : prenez de la hauteur, et apprenez à lire des tableaux et des graphiques.

Etrangeté de la guerre moderne

Ça arrose, ça vide du chargeur dans le vide, ça tire sans viser à 300m...

D'un côté comme de l'autre...





Personne ne veut mourir... Et c'est heureux.

On est loin des images de la 2nde guerre mondiale, de Stalingrad...

Juste pour se donner une idée. On parle de 2500 morts depuis le début du conflit en Ukraine. Pour une population de 40 millions de gusses. Les combats sont là depuis grosso modo 3 mois.

Aux USA, il y a 30 000 morts par armes à feu par an. Pour une population de 300 millions de personnes.

Faites le calcul vous même.

La guerre en Ukraine, fait à peine 2 fois plus de morts que de juste vivre aux USA...

samedi 16 août 2014

Robolution + Peak Everything = ?

Une vidéo à voir absolument sur la robolution, via le blog de yoananda, et ce qui s'annonce en terme de carnage de l'emploi et de nouveau luddisme.


Ce qu'il s'y dit est fondamental. Et surtout, l'analogie avec le premier ordinateur des années 80 est juste. Pour suivre les avancées depuis 5 ans, effectivement, je vois bien l'évolution. Il y a 5 ans encore, la robolution ça faisait juste rigoler. Aujourd'hui, on parle de voitures sans conducteur, de serveurs automatisés, etc etc...

Une grosse partie des emplois va disparaître. Surtout les moins qualifiés. Alors on me dira qu'on réduira juste le temps de travail et on se partagera les jobs très qualifiés qui resteront. Mais j'objecterai que tout le monde n'a pas les capacités pour faire un job très qualifié, voire peu de monde en fait.

Dans le même temps, une autre force de fond, contraire, est à l’œuvre. Le peak everything, pointe vers une raréfaction de l'énergie et des matières premières, une démographie explosive et une forte dégradation de l'environnement.


L'énergie, ce sont les glucides de l'organisme monde, et les matières premières les protéines. S'il n'y a pas les protéines, il y aura un problème pour construire tous ces robots et moins de matières à transformer pour produire des biens. S'il n'y a pas les glucides, il y aura un problème pour fournir l'énergie permettant le retravail du monde, c'est à dire la transformation de la matière en autre chose. Le peak everything lui pousse vers plus de travail humain pour compenser une énergie et des ressources devenant de plus en plus chères (on pense à l'agriculture par exemple).

Difficile d'imaginer vers quel avenir ces deux tendances de fond contradictoires vont pousser.

Quoi qu'il en soit, le niveau de dignité humaine est intrinsèquement lié à son utilité dans le système. On pense au citoyen soldat de l'antiquité d'un côté, et à la plèbe occidentale informe, débilitée consciencieusement et en démocratie d'opérette de l'autre.

Et ces questions sont fondamentales. L'infrastructure conditionne la superstructure. C'est la base de l'évolution du monde, et le reste, c'est à peine plus que du bruit médiatique.

Et c'est difficile d'imaginer un humain maintenu dans sa dignité par le système, dans un monde où il est devenu totalement inutile et un poids mort intégral.

Comment la religion de la modernité et du progrès, qui n'est en réalité qu'un utilitarisme forcené servant le profit, va t'elle retomber sur ses pieds ?

Je ne peux m'empêcher de repenser à cette page de la BD de la guerre éternelle, où on le voit revenir sur terre dans le futur. L'Humanité est poussée à l'homosexualité pour limiter les naissances, il y a un chômage organisé et en gros une forte rareté des ressources réelles, les gens étant condamnés grosso modo à s'abrutir devant la télé dans leurs appartements en béton plastique, les soins de santé sont limités passés 60 ans selon l'utilité de la personne, etc etc...



Face aux contraintes quasiment insurmontables qui s'annoncent, il me semble de plus en plus évident que les pires totalitarismes sont devant nous... Et que ce qui est décrit dans la guerre éternelle est peut-être encore ce qu'on peut espérer de mieux...

Les Georgia Guidestones, aux dernières nouvelles :


Tout est dans cette image... Et je ne saurais dire qui a raison...