jeudi 24 avril 2014

Bruno Bertez : Le SMIC, le chômage et le marché / Retour sur le suicide du maintien de l’euro

Les Clefs pour Comprendre : Le SMIC, le chômage et le marché Par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 19/04/2014 (en Français texte en français )
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Ou il est dit et redit que qui veut faire l’ange fait la bête.

Laissons Gattaz, ce triste sire représentant du socialisme patronal et du capitalisme managérial à ses rêveries malsaines.

Restons sur la question de la nécessaire suppression du SMIC. Elle se pose en les mêmes termes que les questions de réglementation des loyers. Il ne vous échappera pas que la France vit dans une crise du logement chronique. Un habitant de Sirius dirait, c’est parce les réglementations et les interventions de la puissance publique empêchent la formation d’un vrai marché du logement et donc empêche la découverte des prix ou s’équilibreraient l’offre et la demande.

Bref la crise du logement est, transposée à l’emploi, de même origine: on refuse de reconnaitre le rôle du marché, sa fonction d’équilibrage des offres et des demandes, on refuse son rôle de clearing efficace.

Pour résumer on refuse que le logement s’inscrive, comme c’est le cas ailleurs, dans le cadre d’une économie de marché. On refuse que ce soit, et on retrouve la similitude avec le travail, un bien comme un autre, avec une offre et une demande expression des désirs des uns et des autres.

Et bien il en va de même pour le marché de l’emploi. Tout, en France s’organise autour de la négation et de la formation d’un marché de l’emploi. Tout est fait pour y échapper. Donc on échappe à ses résultats et conséquences, à savoir l’échange, la confrontation volontaire des désirs des agents économiques. Et tout dysfonctionne. On fait semblant d’oublier que le mal est structurel, le taux de chômage n’est pas descendu sous la barre des 7% en France depuis 1982!

Le problème n’est pas la politique ou le découpage droite/gauche, le problème est culturel. On accepte de se battre sur le marché mondial des marchandises, on accepte le marché des marchandises, lesquelles ne sont rien d’autre que du travail cristallisé, mais on ne perçoit pas la contradiction majeure qui y réside. Le marché mondial des marchandises fixe le prix des marchandises et donc du travail contenu, c’est à dire qu’il implique que le prix du travail puisse s’établir, lui aussi sur un marché. Cela est incontournable et les erreurs théoriques comme disait Trotski conduisent inéluctablement aux catastrophes pratiques, ce qui est là le cas.

Avant la mondialisation et l’imbécillité européenne, cela ne se voyait pas ou peu car il n’y avait pas de contrainte extérieure aussi forte. Maintenant, la statue du commandeur est là, partout. Ou plutôt, un peu moins dans les services, pas du tout chez les fonctionnaires, mais elle est partout ailleurs ou il y a un marché des biens et services échangés sur un marché mondial.

Le système français vit et crève d’une contradiction: il veut participer à la grande confrontation globale sans en accepter les règles. Il nie les règles et lois immuables de l’économie. Qui veut faire l’ange, fait la bête, chassez le naturel il revient au galop, voilà ce que les élites devraient méditer. On ne commande à la nature qu’en respectant ses lois.

La notion de travail est un héritage. Un héritage de l’esclavage, un héritage des découvertes de Marx. Plutôt que d’avoir le courage de faire la Révolution et de changer de système, nos zozos français ont peur, ils veulent en même temps refuser l’exploitation de l’homme par l’homme, condamner moralement la vente de la force de travail, mais en même temps ils acceptent que ceci soit la règle du monde global. Ils s’y inscrivent et ils en redemandent! Bref ils mélangent tout dans une ragougnasse théorique infecte qu’ils servent aux citoyens ignorants. Nous sommes ni sans morale, ni sans compassion, mais l’économie fait mauvais ménage avec le mélange et la confusion des genres.

Le tout, sans percevoir que c’est un comportement infantile, socialiste bien sûr, qui consiste à refuser le choix. L’enfant c’est : "tout est possible en même temps". Les socialistes sont des enfants pourris gâtés qui ne peuvent rester enfants que parce que d’autres subviennent à leurs besoins. Ce sont eux les vrais exploiteurs. Pour les socialistes, on peut refuser le marché du travail à l’intérieur et s’en rendre esclave par l’extérieur, on peut ne pas avoir de genre, être à la fois homme et femme, et femme et homme. etc. Hélas, le réel a la tête dure, il se rebelle et fait retour. La France est un pays de plus en plus inadapté, névrosé, elle marche de plus en plus à coté de ses pompes.

Pendant ce temps, les médecins, eux se font cirer les pompes à l’Elysée, comme le conseiller spécial du président et de Valls avec ses 30 paires de chaussures!

Le SMIC c’est un prix fixé, c’est une donnée imposée par l’histoire, la politique, la morale etc. Or en terme économique, tout prix fixé a priori est un non-sens, puisque cela équivaut à mettre du fixe sur du variable. L’économie de base dit : on ne peut contrôler le prix d’une variable et sa quantité. Le prix du travail humain non qualifié varie en fonction de l’ouverture des frontières et des échanges.

Voilà ce que l’on ne peut nier. Et pourquoi le nie-t-on? Parce que si on l’acceptait, alors les citoyens se poseraient la question : est-ce que c’est ce que nous voulons, est ce que nous acceptons de payer ce prix, la perte de contrôle du prix du travail, pour construire leur Europe?

Est-ce que nous acceptons de perdre le contrôle de notre ordre social pour enrichir les banquiers dans le grand trafic de la mondialisation? Si on vous avait dit, le Smicard français va être mis au chômage parce qu’il coûte 2200 euros alors que le Polonais ne coute que 773 euros, peut-être que vous auriez hésité à accepter le marché de dupes de la mondialisation et de l’Union Européenne!

Comme on a fixé un prix idiot que l’on ne peut tenir, alors deux choses se passent:

1 Le travail est rationné, il n’y en a pas assez pour tout le monde

2 Pour qu’il y en ait encore, on doit lui filer une subvention

Et c’est ce que fait le gouvernement depuis des dizaines d’années. Car le SMIC est subventionné par des baisses de charges sociales, par le fait que les bas salaires ne paient pas d’impôts, touchent des aides au logement etc.

Le Pacte de Responsabilité est un piège car en fait c’est une subvention à l’emploi, d’où ses contreparties, qui ne veut pas dire son nom. Car les partenaires européens ne l’accepteraient pas. C’est un cadeau empoisonné aux chefs d’entreprise pour leur faire porter la responsabilité: "Si le chômage ne se résorbe pas "après tout ce que l’on a fait pour eux"!

Tenez un exemple de la difficulté à faire sa révolution culturelle.

J’entendais ce matin sur France Info un commentateur pas trop stupide, plutôt de bonne foi. D’un seul coup, je bondis car il dit sans même y prendre garde, comme en passant: "de toutes façons, il faudra bien les trouver les 50 milliards, c’est obligatoire".

Or dans toute la discussion sur le Pacte de responsabilité, on pose un invariant qui, à partir de là conditionne tout le reste. Cet invariant que l’on implante dans la tête des gens, c’est le coup des 50 milliards. Donc on escamote la seule discussion qui vaille- faut-il trouver 50 milliards-. Et voilà le tour est joué, l’esprit est pris au piège.

L’analyse critique au contraire, conduit à affirmer que la question de la nécessité de trouver 50 milliards se pose. Les marchés ne le demandent plus depuis que Draghi s’est couché et a donné aux banques la certitude de toujours être refinancées gratuitement ou quasi. La preuve, on la voit chaque jour, les primes de risque n’existent pour ainsi dire plus sur les dettes souveraines européennes. Les organisations internationales ont abandonné le credo de l’austérité et du rééquilibrage budgétaire. On a enfin compris que cela était contreproductif et faisait monter le ratio de dette. Il n’y a que l’Allemagne pour s’y accrocher; et l’Allemagne, il suffit de monter les dents et elle se couche. Elle n’a aucun moyen de forcer les gens à faire ce qu’ils refusent. La preuve, elle vient d’accepter, en cachette un nouveau rééchelonnement de la dette Grecque.

Tout est du même acabit, l’acabit des vessies que l’on fait passer pour des lanternes.

La réalité est que les banques et les marchés dominés par les banques et les ploutocrates ont besoin d’extraire du surproduit, de faire suer le burnous pour que leur capital fictif, dépassé, soit honoré, remboursé, conserve sa valeur, même si économiquement il devrait être euthanasié.

Pourquoi croyez-vous que les textes fiscaux, les lois, les mécanismes soient aussi compliqués?

Parce qu’il faut empêcher que les choses soient simples et claires, c’est à dire qu’elles apparaissent pour ce qu’elles sont.



Le SMIC actuel est une fiction, une fiction car il est subventionné, les Smicards sont des assistés, le travail est rationné parce qu’il ne faut pas que la réalité se montre dans sa nudité: le travail non qualifié n’est plus à son prix, il ne vaut plus ce que l’on dit qu’il vaut, sur le marché mondial.

Et comme on triche, on ment, on contrôle, on bloque, on masque par des subterfuges de plus en plus malsains, de plus en plus humiliants. Si on disait quelle est la valeur actuelle du travail français non qualifié, alors les gens voteraient eurosceptiques aux prochaines élections, ils refuseraient d’être mis en concurrence avec le travailleur Polonais à 773 euros. Or ils vont voter pour ce que l’on appelle la flexibilité, sans savoir ce que cela recouvre, cela recouvre la mise en concurrence de tous les travailleurs européens!

La suppression du SMIC est une opération "vérité". Tout comme Raymond Barre a fait les opérations "vérité" des prix en son temps, après des décennies de prix bloqués ou faussés, tout comme on a fait un peu partout avec la suppression des subventions à l’énergie, des subventions au prix du pain etc.

Tout ce qui s’écarte de la "vérité" ne survit que par le mensonge et surtout la force.



Géopolitique Friction du Jeudi 24 Avril 2014: Retour sur le suicide du maintien de l’euro Par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 24/04/2014 (en Français texte en français )
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Nous vous conseillons de lire et relire le texte de Bernard Maris que nous avons reproduit et que vous retrouverez en lien.

Il explique que l’arrimage monétaire, la monnaie unique et la politique de la BCE calquée sur celle de la Bundesbank ont tué les industries françaises et italiennes. La guerre est terminée car, à la faveur de sa victoire en Europe, l’Allemagne peut maintenant se passer de l’Europe, elle se réoriente vers la Grande Exportation.



La deuxième guerre civile Par Bernard Maris

En 1992, François Mitterrand a ouvert une deuxième guerre de 30 ans en croyant par la monnaie unique arrimer l’Allemagne à l’Europe.

L’Allemagne réalise sans le vouloir par l’économie ce qu’un chancelier fou avait déjà réalisé par la guerre : elle détruit à petit feu l’économie française. Certes, elle n’est pas responsable de cette situation, au contraire ; elle n’est jamais intervenue dans la politique intérieure de la France, elle a tendu la main aux Français du temps de Balladur pour réaliser un début d’unité fiscale et budgétaire (qui lui fut refusée).

C’est François Mitterrand qui à deux reprises a voulu arrimer la politique monétaire de la France à celle de l’Allemagne, détruisant une industrie française qui n’allait pas bien fort : en 1983 d’abord, avec le tournant de la rigueur et la politique du « franc fort », en 1989 ensuite, en paniquant après la réunification Allemande, et en avalisant celle-ci au prix d’une monnaie unique et d’un fonctionnement de la BCE calqué sur celui de la Bundesbank.

Plus de vingt ans de guerre économique ont passé, et l’industrie Allemande a laminé les industries italienne et surtout française. Aujourd’hui la guerre est terminée et gagnée. La part des exportations de l’Allemagne en zone euro représente 10% du total. Le reste est hors zone euro, aux États-Unis et en Asie. L’Allemagne n’a plus besoin de la zone euro. Au contraire : la zone euro commence à lui coûter cher, à travers les plans de soutien à la Grèce, au Portugal, et à l’Espagne, à tel point qu’elle songe elle aussi à quitter l’euro.

Il est bien évident que ni la Grèce, ni le Portugal, ni l’Espagne, ni même la France et l’Italie ne pourront jamais rembourser leur dette avec une croissance atone et une industrie dévastée. La zone euro éclatera donc à la prochaine grave crise de spéculation contre l’un des cinq pays précités.

La Chine et les États-Unis contemplent avec ravissement cette deuxième guerre civile interminable, et se préparent (pour les États-Unis une deuxième fois) à tirer les marrons du feu. La Chine et les États-Unis pratiquent une politique monétaire astucieuse et laxiste. On pourrait ajouter à la liste des pays pratiquant une politique monétaire intelligente la Corée du Sud, et aujourd’hui le Japon. La Grande-Bretagne, elle, prépare tout simplement un référendum pour sortir de l’Europe.

On a le choix : sortir de l’euro ou mourir à petit feu. Sinon, le dilemme pour les pays de la zone euro est assez simple : sortir de façon coordonnée et en douceur, ou attendre le tsunami financier.

Une sortie coopérative et en douceur aurait le mérite de préserver un peu de construction européenne, un tsunami sera l’équivalent du Traité de Versailles, les perdants étant cette fois les pays du Sud. Et au-delà des pays du Sud, toute l’Europe.

La sortie douce et coordonnée est assez simple, et a été déjà envisagée par nombre d’économistes. Il s’agit tout simplement de revenir à une monnaie commune, servant de référentiel aux différentes monnaies nationales. Cette monnaie commune, définie par un « panier de monnaies » nationales, atténue les spéculations contre les monnaies nationales.

C’est un retour au SME (Système monétaire européen) ? Oui. Des marges de fluctuations autour de la monnaie commune. Une stabilisation de la spéculation par des limitations des mouvements de capitaux, stabilisation qui pourrait être accrue par une taxe type Tobin sur ces mêmes mouvements de capitaux.

Mais le SME a échoué direz vous… Oui, parce que le SME ne s’était pas donné les moyens de lutter contre la spéculation, et n’avait pas adopté une « Chambre de compensation » comme la souhaitait Keynes dans son projet pour Bretton Woods (abandonné au profit du projet américain).

Le meilleur moyen de rendre l’Europe odieuse, détestable pour longtemps, de faire le lit des nationalismes les plus étroits, est de poursuivre cette politique imbécile de monnaie unique associée à une « concurrence libre et non faussée » qui fait se pâmer de joie ceux qui en profitent, Chinois, Américains et autres BRICs.

Bien évidemment la mainmise du politique sur la monnaie ne suffit pas à faire une économie puissante : la recherche, l’éducation, la solidarité sont certainement aussi importantes. Mais laisser les « marchés » gouverner les pays est tout simplement une honteuse lâcheté.

http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2014/04/20/sortie-de-leuro-bernard-maris-vire-sa-cuti-3/

-Première remarque, ce n’est pas pour cela que l’Allemagne est en position de force: elle a des créances considérables sur l’Europe et ne veut pas les perdre; C’est le passé ainsi cristallisé et c’est sa faiblesse, en particulier bancaire.

-Seconde remarque, l’Europe est le cache-sexe de l’Allemagne, le string de son impudeur, elle peut grâce à l’Europe mener une politique mercantiliste, sans être trop critiquée et attaquée. Elle est utile dans le dispositif global Américain car elle affaiblit géopolitiquement la France cet empêcheur traditionnel de "baiser" le monde en rond. L’optimum Allemand est un sous optimum partiel Américain.

-Troisième remarque, l’Allemagne est compétitive mondialement parce qu’elle étale déjà une partie de ses coûts fixes sur ses vassaux Européens. Les pourcentages d’export en regard des exports totaux induisent en erreur, car la compétitivité se joue à la marge, tout comme les cash-flow et les marges bénéficiaires. C’est la même chose avec la Suisse, le surproduit de la rente bancaire irrigue toute l’économie, bien au-delà de sa part dans le GDP.

L’exemple des crises monétaires passées et en particulier celui de la crise de 1992 montre que la dislocation monétaire est gérable et que l’argument du tsunami est un argument de propagande. Voir les études des constitutionnalistes Allemands et celles de la Banque d’Angleterre. Sur un plan plus théorique et libéral, voir les travaux de J.J. Rosa. On ne justifie plus le maintien de la monnaie unique que par la terreur de sa disparition, c’est là qu’il faut se battre et c’est là qu’il faut travailler à démystifier. Il est évident que lorsque ce sera l’intérêt des pays de la zone Mark de sortir, alors la propagande va s’inverser, on montrera que l’opération est gérable. Et les économistes à la botte prêteront leur concours.

Je doute que le Sud soit perdant. Tout dépendra des modalités et surtout des mesures d’accompagnement. Si des mesures fiscales adaptées sont prises, si des moratoires et restructurations de dettes sont mises en place, si les banques sont mises sous tutelle temporaire, alors l’avenir sera déblayé et les conditions de redressement seront réunies.

Il est évident que si aucune mesure d’accompagnement n’est prise et que la sortie ou l’éclatement ne correspondent qu’à un objectif: pouvoir retrouver les délices des financements monétaires, alors il vaut mieux ne rien changer du tout.

Retrouver la souveraineté monétaire ne doit pas équivaloir à retrouver la maîtrise de la planche à billets pour financer la consommation, les super bénéfices des ultra-riches et des kleptocrates. Une réforme en profondeur qui réoriente les ressources, réduit les inégalités, met le secteur financier à la portion congrue, interdit le clientélisme, réforme la Constitution et les lois électorales, etc s’impose.

En fait la perte de souveraineté a dénaturé la démocratie et même le système politique. Nous sommes dans un système à deux vitesses, un système compradore. Sortir du carcan européen est un projet politique.

Il faut être ambitieux et voir grand, je répète, il n’est de Vérité -et d’efficacité- que du tout.

La mise en place d’un Grand Projet pour la France ne peut se faire en douceur. Cela est désolant, mais c’est ainsi. Il ne faut pas rêver d’un miracle qui changerait les Français d’une part et leur donnerait un personnel politique valable d’autre part. L’un est le reflet de l’autre ou plutôt, c’est la concrétisation, la cristallisation d’un système.

La France, c’est plus que le grand vide, c’est l’espace occupé par des dysfonctionnants. Par l’anti-sélection.

Les dysfonctionnants sont enracinés, et ils n’ont pas de concurrents car la France a fait en sorte de tuer la concurrence à tous les niveaux par son dirigisme, par son népotisme, par la victimisation généralisée. Par sa culture et son mode de reproduction. L’angélisme qui consiste à flatter les Français, à leur dire qu’ils sont merveilleux, est criminel, il dissuade les prises de conscience. Il entretient la névrose sociale.

Les choses ne se corrigent pas à la marge, d’où ma position qui est celle du Grand Projet.

La tête du pays est occupée par des chefs de bande, par des gens dont les comparses, comme Morelle, peuvent dire à leur Chef : "Tu es un salaud, tu m’as lâché"…

Emmanuel Ratier : Le Vrai Visage de Manuel Valls

Le Vrai Visage de Manuel Valls : la bande-annonce
Egalité & réconciliation, 24/04/2014 (en Français texte en français )
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Ce vendredi 25 avril paraîtra le nouveau livre d’Emmanuel Ratier, intitulé Le Vrai Visage de Manuel Valls. Un ouvrage qui risque d’en ébranler plus d’un, du simple citoyen croyant encore à la parole politicienne jusqu’aux soutiens les plus communautaires du Premier ministre...


Table des matières

Introduction
Manuel Valls par lui-même et par les autres
L’entourage familial de Manuel Valls
Issu de la grande bourgeoisie conservatrice catholique catalane
Un père nullement « réfugié anti-franquiste »
Une famille maternelle enrichie par l’exploitation de l’or colonial
La misère : grandir dans une maison du Marais, face à l’île Saint-Louis
Une seconde femme très ambitieuse
Un pur apparatchik de la politique
Le « pacte de Tolbiac »
Marginaliser le PCF et les gauchistes avec l’alliance socialistes-lambertistes
Initié franc-maçon très jeune
De Rocard à Hollande en passant par Jospin
Membre des cénacles mondialistes
Évry, ou la « petite république vallsienne »
Manuel Valls, Israël et la communauté juive
Manuel Valls, ministre de l’Intérieur
Place Beauvau
Son équipe rapprochée
Une action catastrophique
La répression de La Manif pour tous
La haine des nationaux
Alain Soral et Dieudonné, ennemis publics numéros 1

Encadrés

Les Petits snobismes de Manuel Valls
Avec l’affaire Dieudonné, Manuel Valls met en place les principes d’une quasi-dictature

Annexes

Manuel Valls, descendant de marranes des Baléares ?
Alain Bauer, Grand Maître de la franc-maçonnerie, de l’influence et de la sécurité
Stéphane Fouks, le « communicant » strauss-kahnien
Manuel Valls sur Radio Judaïca Strasbourg, le 17 juin 2011
Circulaire anti-Dieudonné du ministre de l’Intérieur (Manuel Valls) aux préfets de police

Composition du corps électoral français, "à la grosse louche"

Je m'appuie sur les graphiques du dernier post ainsi que sur cette page wikipedia sur la démographie française.

En France, on a quasi 66 millions de personnes.

Dont 25% de moins de 19 ans (soit 16 millions de gens).

Ce qui me laisse grosso modo, un corps électoral de 49,4 millions de gens.

Sur ce corps électoral, j'ai
   28% de retraités (13,6 millions). Qui plus est à très forte participation lors des élections.
   38% de travailleurs du privé (18,5 millions).
   13% de fonctionnaires (6,2 millions)
   10% de chômeurs officiels (5 millions)
   4% de chômeurs officieux et de lumpen prolétariat (2,1 millions)
   3% de femmes au foyer (1,5 millions)
   5% d'étudiants en ponzi éducatif (2,5 millions)

C'est à la grosse louche...

En tous cas, comprenez bien que les travailleurs du privé, ça ne fait que 38% des gens.

62% des gens sont autre chose. Et tous ces gens ne vivent mathématiquement que de la ponction sur ces 38%. "There is no free lunch".

On comprend mieux pourquoi depuis 40 ans, les soviétoïdes du PS et de l'UMP n'ont de cesse que de ponctionner ces malheureux 38%, de les faire fondre, pour maximiser et augmenter sans cesse le tribut versé aux 62%. Et ces 62% ne vivant que de la ponction sur les 38% organisée par l'État, ils sont forcément pour plus d'État, plus de soviétisme. Nos politiques les adorent !

D'ailleurs, 75% des jeunes rêvent de devenir fonctionnaires, ayant parfaitement compris où étaient l'argent et la vie faciles... La belle qualité de vie étant en France proportionnelle à l'âge et à l'emploi de fonctionnaire, le must de la réussite dans ce pays étant le couple de jeunes retraités de 60 ans, multi proprios, cadres B tamponne papier de l'UNEDIC ou de profs de sport en lycée...



Sauf que voila, in fine, il faut bien produire ce que les gens consomment... Et à force de fermer les usines, de sacrifier les 38% de gueux, et de donner des rentes aux 62 autres %, il y a de moins en moins de gens qui bossent...

C'est Laffer qui se rappelle à notre petite clique de traitres au pouvoir...

Normalement, la réalité du déficit commercial (rappelons le : 100€ par mois et par personne de produits importés qu'on ne paye pas (au prix importé, pas en magasin) !) aurait dû servir de force de rappel depuis longtemps et ramener tout ce petit monde les pieds sur terre.


Et c'est là que l'euro sauve jusqu'ici notre petite clique...

Ce déficit commercial, ils le font peser sur les autres. Sauf que les autres ne veulent plus payer. C'est grosso modo ce qui se joue en ce moment au niveau européen quand l'Europe envoie bouler la France sur ses demandes de nouveaux délais... Et Valls, d'arriver en expliquant qu'il va redonner de l'air aux 38%, essayer de remettre les incitatifs à l'endroit, baisser le niveau de vie des 62%, etc etc... Et la fausse gôche de ruer dans les brancards pour crime de lèse soviétisme...

C'est ce que j'annonçais déjà en 2010 dans "la déflation des goinfres".

J'aime quand un plan se déroule sans accrocs... Faut juste être patient...

Là où je ne pensais quand même pas que le système était pourri à ce point, c'est que le pouvoir n'ose même pas assumer le fait qu'ils redonnent de l'air aux 38% en reprenant aux 62%... Ils le font en mentant, en louvoyant, sans jamais l'assumer... Quitte à être à moins de 20% d'opinion favorable, bien en deça des sus-dits 38%... Comme si prendre le parti de ces 38% de sacrifiés depuis 30 ans était la honte ultime pour nos socialistes fabiens au pouvoir...

Les français n'y pensent jamais, mais voila à quel niveau de vie ils pourraient s'attendre avec un pays bien géré

Alors, dans le cas de la Suisse, il y a l'aspect drain de l'épargne mondiale en plus, mais quand même, cela n'explique pas tout... Et cette faculté à drainer l'épargne mondiale est aussi une des conséquences de sa bonne gestion, de ses incitatifs dans le bon sens, de la responsabilisation de ses citoyens au lieu de leur infantilisation, etc etc...

Les Suisses se prononceront bientôt sur un smic à 3240 euros
Le Figaro, 24/04/2014 (en Français texte en français )
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Les Suisses voteront le 18 mai 2014 sur l'introduction d'un salaire minimum de 3240 euros par mois.
Ils sont donc 9% des salariés du pays à toucher moins de 3240 euros par mois.
Vous lisez bien... 90% des gens touchent plus de 3240€ par mois... Alors certes, avec ça, il faut payer des trucs qu'on ne paye pas en France, comme la santé, mais quand même...


Chez nous, on continue l'importation industrielle de miséreux d'Afrique à qui on interdit de travailler à cause du Smic et que le reste des gueux est obligé de subventionner massivement, ainsi que la distribution de postes de fonctionnaires tamponne papier et festivistes (Wauquiez expliquait par exemple chez Zemmour et Naulleau que la gestion des retraites en France coutait 6 milliards de plus qu'en Allemagne)...
Emploi : la chute française a commencé avant 1970
Contrepoints, 24/04/2014 (en Français texte en français )
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(pourcentage des actifs qui travaillent)


(ce taux est le pourcentage de ceux qui travaillent qui sont fonctionnaires)

Ce qui au passage, signifie, si je comprends bien, qu'en France, un actif sur deux ne bosse pas. En rajoutant les retraités, ça signifie qu'au bas mot 60% des gens en âge de voter ne travaillent pas.

Sur ces 40% qui bossent, on a 10% de fonctionnaires, et 30% de gens bossant dans le privé...

Si on prend l'Australie, et qu'on compare, on y a autour de 60% de gens qui bossent. Et sur ces 60%, 8% de fonctionnaires, et 52% de gens bossant dans le privé.

Je sais que la pravda est forte. Mais la France commence vraiment à décrocher en terme de niveau de vie par rapport aux autres pays de l'OCDE mieux gérés. Et ça va finir par se voir...

mercredi 23 avril 2014

Charles Hugh Smith : This Is How Empires Collapse

This Is How Empires Collapse
Of two minds via ZeroHedge, Charles Hugh Smith, 23/04/2014 (traduire en Français texte en anglais )
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This is how empires collapse: one complicit participant at a time.

Before an empire collapses, it first erodes from within. The collapse may appear sudden, but the processes of internal rot hollowed out the resilience, resolve, purpose and vitality of the empire long before its final implosion.

What are these processes of internal rot? Here are a few of the most pervasive and destructive forces of internal corrosion:

1. Each institution within the system loses sight of its original purpose of serving the populace and becomes self-serving. This erosion of common purpose serving the common good is so gradual that participants forget there was a time when the focus wasn't on gaming the system to avoid work and accountability but serving the common good.

2. The corrupt Status Quo corrupts every individual who works within the system.Once an institution loses its original purpose and becomes self-serving, everyone within either seeks to maximize their own personal share of the swag and minimize their accountability, or they are forced out as a potentially dangerous uncorrupted insider.

The justification is always the same: everybody else is getting away with it, why shouldn't I? Empires decline one corruptible individual at a time.

3. Self-serving institutions select sociopathic leaders whose skills are not competency or leadership but conning others into believing the institution is functioning optimally when in reality it is faltering/failing.
The late Roman Empire offers a fine example: entire Army legions in the hinterlands were listed as full-strength on the official rolls in Rome and payroll was issued accordingly, but the legions only existed on paper: corrupt officials pocketed the payroll for phantom legions.
Self-serving institutions reward con-artists in leadership roles because only con-artists can mask the internal rot with happy-story PR and get away with it.

4. The institutional memory rewards conserving the existing Status Quo and punishes innovation. Innovation necessarily entails risk, and those busy feathering their own nests (i.e. accepting money for phantom work, phantom legions, etc.) have no desire to place their share of the swag at risk just to improve sagging output and accountability.
So reforms and innovations that might salvage the institution are shelved or buried.

5. As the sunk costs of the subsystems increase, the institutional resistance to new technologies and processes increases accordingly. Those manufacturing steam locomotives in the early 20th century had an enormous amount of capital and institutional knowledge sunk in their factories. Tossing all of that out to invest in building diesel-electric locomotives that were much more efficient than the old-tech steam locomotives made little sense to those looking at sunk costs.
As a result, the steam locomotive manufacturers clung to the old ways and went out of business. The sunk costs of empire are enormous, as is the internal resistance to change.

6. Institutional memory and knowledge support "doing more of what worked in the past" even when it is clearly failing. I refer to this institutional risk-avoidance and lack of imagination as doing more of what has failed spectacularly.
Inept leadership keeps doing more of what once worked, even when it is clearly failing, in effect ignoring real-world feedback in favor of magical-thinking. The Federal Reserve is an excellent example.

7. These dynamics of eroding accountability, effectiveness and purpose lead to systemic diminishing returns. Each failing institution now needs more money to sustain its operations, as inefficiencies, corruption and incompetence reduce output while dramatically raising costs (phantom legions still get paid).

8. Incompetence is rewarded and competence punished. The classic example of this was "Good job, Brownie:" cronies and con-artists are elevated to leadership roles to reward loyalty and the ability to mask the rot with good PR. Serving the common good is set aside as sychophancy (obedient flattery) to incompetent leaders is rewarded and real competence is punished as a threat to the self-serving leadership.

9. As returns diminish and costs rise, systemic fragility increases. This can be illustrated as a rising wedge: as output declines and costs rise, the break-even point keeps edging higher, until even a modest reduction of input (revenue, energy, etc.) causes the system to break down:



A modern-day example is oil-exporting states that have bought the complicity of their citizenry with generous welfare benefits and subsidies. As their populations and welfare benefits keep rising, the revenues they need to keep the system going require an ever-higher price of oil. Should the price of oil decline, these regimes will be unable to fund their welfare. With the social contract broken, there is nothing left to stem the tide of revolt.

10. Economies of scale no longer generate returns. In the good old days, stretching out supply lines to reach lower-cost suppliers and digitizing management reaped huge gains in productivity. Now that the scale of enterprise is global, the gains from economies of scale have faltered and the high overhead costs of maintaining this vast managerial infrastructure have become a drain.

11. Redundancy is sacrificed to preserve a corrupt and failing core. Rather than demand sacrifices of the Roman Elites and the entertainment-addicted bread-and-circus masses to maintain the forces protecting the Imperial borders, late-Roman Empire leaders eliminated defense-in-depth (redundancy). This left the borders thinly defended. With no legions in reserve, an invasion could no longer be stopped without mobilizing the entire border defense, in effect leaving huge swaths of the border undefended to push back the invaders.
Phantom legions line the pockets of insiders and cronies while creating a useful illusion of stability and strength.

12. The feedback from those tasked with doing the real work of the Empire is ignored as Elites and vested interests dominate decision-making. As I noted yesterday in The Political Poison of Vested Interests, when this bottoms-up feedback is tossed out, ignored or marginalized, all decisions are necessarily unwise because they are no longer grounded in the consequences experienced by the 95% doing the real work.
This lack of feedback from the bottom 95% is captured by the expression "Let them eat cake." (Though attributed to Marie Antoinette, there is no evidence that she actually said Qu'ils mangent de la brioche.)
The point is that decisions made with no feedback from the real-world of the bottom 95%, that is, decisions made solely in response to the demands of cronies, vested interests and various elites, are intrinsically unsound and doomed to fail catastrophically.

How does an Empire end up with phantom legions? The same way the U.S. ended up with ObamaCare/Affordable Care Act. The payroll is being paid but there is no real-world feedback, no accountability, no purpose other than private profit/gain and no common good being served.

That's how empires collapse: one corrupted, self-serving individual at a time, gaming one corrupted, self-serving institution or another; it no longer matters which one because they're all equally compromised. It's not just the border legions that are phantom; the entire stability and strength of the empire is phantom. The uncorruptible and competent are banished or punished, and the corrupt, self-serving and inept are lavished with treasure.

This is how empires collapse: one complicit participant at a time.

Bruno Bertez : Avril 2014: Elections Européennes, un enjeu considérable !

Moi, mon choix est fait, je vote UPR. Mais votez ce que vous voulez, du moment que vous votez contre Babel...

En tous cas, ceux qui voteront pour la continuation de l'instauration de la démocrature et de notre disparition sont soit des cons, soit des traitres.

Géopolitique Friction du Mercredi 23 Avril 2014: Elections Européennes, un enjeu considérable! Par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 23/04/2014 (en Français texte en français )
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Avez-vous remarqué la campagne d’intoxication concertée pour donner le sentiment que les problèmes sont résolus ou en passe de l’être? Le positif est monté en épingle, le négatif est nul et non avenu, il n’a pas le droit de cité dans les médias.



C’est flagrant et cela en est consternant. L’astuce consiste à mettre en avant de minuscules améliorations tendancielles qui ont pour origine le report de la consolidation budgétaire et la pause dans l’austérité et à escamoter ce qui est négatif: le niveau de chômage, les ratios de prélèvement obligatoires et les ratios de dettes.

On imprime un climat, une ambiance, un sentiment, afin de manipuler les élections européennes. Le message est: "Nous sommes sur la bonne voie, les sacrifices ont payé"!

Ces élections sont fondamentales car c’est l’ordre du monde voulu par les États-Unis qui est en jeu. Si les Eurosceptiques faisaient un gros score, alors le processus d’intégration européenne voulu par les USA et sous leur coupe, et selon leur schéma, serait interrompu. Il y a une coalition gigantesque, coûte que coûte, pour forcer la réticence des peuples. et tous les moyens sont et seront bons, ce n’est que le début.

Il y a unité complète entre l’économique, le financier, le géopolitique en ce moment. L’enjeu c’est vraiment l’ordre du monde, à ceux qui en doutent, nous renvoyons aux analyses sur ce qui se passe du côté de l’extension de l’Otan, l’Ukraine et la tentative en cours de mise au pas de la Russie, avant celle de la Chine.





Nous sommes dans le maelstrom constructiviste des néocons américains. Honte aux Français qui ne le dénoncent pas. Honte aux héritiers de de Gaulle et aux pseudo-souverainistes.

Espagne baisse de population en 2013

Espagne baisse de population en 2013
La chute, Patrick Raymond, 23/04/2014 (en Français texte en français )
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La population espagnole s'est effondrée en 2013, effondré, c'est le mot, avec - 0.9 % en une année, avec un mouvement naturel encore positif, et une immigration qui rentre chez elle.

Au global, il y a 404 619 habitants en moins, et sans doute, le croît naturel (+ 0.3 %, soit 100 000 naissances d'excédent sur les décès) contrarie un peu le mouvement.

On est loin des années où l'on voulait nous démontrer en 2006, que c'est une émigration massive (+ 800 000 personnes/an), qui provoquait la croissance.

L'année précédente, la baisse avait été de seulement 206 000 personnes, là aussi, avec un accroissement naturel d'environ 100 000.

En réalité, le mouvement est sans doute beaucoup plus fort ; les "sans papiers", donc, non décomptés, sont une population très mouvante, et la plus touchée par le non-travail.

Il y a donc, visiblement, une accélération du mouvement, et sans doute aussi, une ruralisation de la population espagnole, qui regagne ses terres ancestrales, où ils peuvent au moins cultiver le jardin, sinon l'exploitation agricole.

Bruno Bertez : Alerte sur le secteur bancaire européen, soyez vigilants !

Alerte Rouge du Mardi 22 Avril 2014: Alerte sur le secteur bancaire européen, soyez vigilants! Par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 22/04/2014 (en Français texte en français )
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Le secteur bancaire européen a cessé d’être la locomotive de la Bourse.

Il a fait un top mi-Janvier, puis refait un double top début Avril, plus bas que le premier alors que le marché en général a réussi a faire un second top plus haut que le premier.

Vous pouvez le visualiser par le biais de l’ETF CODE FR 0007068077, Easy ETF, EURO BANK

Le premier top est à 282,72, le second juste au-dessus des 280.

Regardez la courbe relative de cet ETF comparé au CAC 40.

Par ailleurs la courbe de l’ETF a cassé les deux moyennes mobiles des 20 et 50.

Notre hypothèse est que les banques européennes sont très vulnérables à la situation russe aussi bien sous l’angle des embargos/rétorsions que l’angle de la récession. Les banques euro comme d’habitude ont été très très imprudentes en Russie. Et pour très gros.




Le FMI confirme que la situation du secteur bancaire européen se dégrade encore (Ph. Herlin)
Blog d'Olivier Demeulenaere, 22/04/2014 (en Français texte en français )
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"Revenons au Global Financial Stability Report du FMI dont nous avons parlé la semaine dernière, mais cette fois au premier chapitre, dans la section concernant les banques européennes (à partir de la page 39). Et le constat que réalise l’institution internationale est plutôt inquiétant puisque, selon elle, les créances douteuses ("non performing loans") que les banques européennes détiennent dans leurs bilans ont doublé depuis 2009, pour passer de 400 à 800 milliards d’euros. Ce sont surtout, on l’aura compris, les banques des pays en difficulté qui sont concernées (Italie, Espagne, Portugal, Grèce).

Une lourde menace pèse donc sur le secteur bancaire des pays du sud, avec tous les risques de contagion que cela comporte pour les pays du cœur. Existe-t-il des raisons pour espérer que la situation s’améliore ? Non, au contraire, affirme le FMI, qui estime que 20 à 30% des entreprises italiennes ne dégagent pas suffisamment de cash flow pour payer les intérêts de leur dette. En Espagne et au Portugal, c’est encore pire avec une proportion de 30 à 40% ! Les débiteurs étant eux-mêmes en mauvaise posture, la situation ne peut donc que se dégrader.

Pour l’Allemagne et la France, 15% "seulement" des entreprises ont un cash flow inférieur à leurs frais financiers. La France a pourtant battu en 2013 un record de faillites et son économie s’avère à l’évidence en moins bonne forme que celle de l’Allemagne, à croire que les banques françaises ont la prescience de "couper le robinet" très rapidement, dès que les premières difficultés apparaissent pour leurs entreprises clientes. Quoi qu’il en soit, les systèmes bancaires de ces pays sont moins touchés sur ce point.

A l’aune de ces chiffres, on mesure encore mieux l’incapacité chronique des plans de Quantitative easing ou autres LTRO à produire le moindre rebond de l’économie réelle : celle-ci se porte tellement mal, les banques sont déjà tellement empêtrées dans des crédits en perdition, que la dernière chose à espérer est bien une hausse des prêts aux entreprises ! Tout cet argent créé ex-nihilo finit en réserve à la banque centrale ou en spéculation sur les marchés, mais certainement pas en création de richesse. Cet argent a surtout pour utilité de resolvabiliser les banques en leur apportant de la liquidité, alors que ces 800 milliards de créances douteuses auraient déjà dû en envoyer beaucoup sur le tapis.

Par ailleurs, ces chiffres sont à évaluer dans le contexte actuel de taux d’intérêt les plus faibles que l’on puisse trouver dans ces dernières décennies. Une remontée significative des taux alourdirait le coût de ces crédits, la proportion des entreprises passant la tête sous l’eau augmenterait encore, et les créances douteuses exploseraient, dégradant encore plus la situation de nombreuses banques…

Enfin ces chiffres, ceux concernant les entreprises comme ceux des banques, montrent bien qu’il n’y a aucune véritable reprise économique auto-entretenue en Europe (excepté l’Allemagne exportatrice), et que c’est seulement la consommation des ménages, dopée par de la dette publique, qui parvient à sauver les apparences. Décidément, le secteur bancaire européen nous réserve encore de mauvaises surprises…"

Philippe Herlin, Goldbroker.com, le 22 avril 2014

La France déshonorée ?

La France déshonorée ?
Contrepoints, Philippe Robert, 23/04/2014 (en Français texte en français )
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Comment donc expliquer l’indulgence de l’Union européenne et des marchés financiers pour leur fille prodigue, la France ?

Il est assez bluffant de constater que la France parvient régulièrement à placer ses obligations assimilables du Trésor (OAT) à moins de 2% à 10 ans et, désormais, à un taux inférieur à 3% à 30 ans.

On peut donc légitimement se demander sous quelle bonne étoile la France, pourtant au centre de mille épreuves qu’elle se sera infligée à elle-même au fil du temps, parvient ainsi à poursuivre sa route à l’aveugle vers des lendemains pourtant riches en impasses.

En ce qui me concerne, j’y vois plutôt la main de moins en moins invisible de Berlin tirant en sous-main, via Francfort, les ficelles de la Commission européenne le tout placé sous l’œil attentif mais encore bienveillant du FMI de Mme Lagarde à Washington.

Si la France est bien à l’origine de l’UE telle qu’elle est aujourd’hui, c’est-à-dire assez éloignée de la vision originelle de ses concepteurs, elle en est aussi la seconde économie après l’Allemagne et se pique même de gouverner l’Europe sur un pied d’égalité avec Berlin.

C’est donc l’honneur de la France associée à l’Allemagne puis aux 26 autres États membres qui est en jeu avec le risque majeur, si nous ne nous réformons pas drastiquement comme d’autres l’ont déjà fait avant nous, de passer pour des jean-foutre invétérés.

Ainsi, le plan de 50 milliards d’euros de François Hollande mis en place par Manuel Valls est manifestement un ersatz dont les modalités, visant à atteindre des cibles mineures, font déjà pousser des cris d’orfraie à la classe politique et aux syndicats outrés.

La France a la chance d’être incontournable en Europe et c’est là, selon moi, que se trouve la raison principale de la mansuétude des marchés. Mais se faire porter à bout de bras par les petits camarades européens n’en est pas moins odieux : halte à la flibuste !

Babel contre le reste du monde

   Centrafrique: des proches de soldats français dénoncent une armée de bouts de ficelle (BFM TV)
Conditions de vie spartiates, manques logistiques qui nuisent à leur sécurité... Sur le terrain, la colère des militaires français monte.
Beaucoup se plaignent également de ne pas disposer de moustiquaire. Résultat, depuis le début de l'opération Sangaris, 56 soldats auraient attrapé le paludisme, affirme France Info.

   David Cameron dans la tourmente pour avoir qualifié son pays de "chrétien" (E&R)

   Fukushima Manager Admits Water Woes "Out Of Control", Refutes Lies By PM Abe (ZH)

   10 maisons fabriquées en 24 heures grâce à l’impression 3D (via E&R)

   La plume de Manuel Valls est membre du Crif (Panamza via E&R)

   Flood Of Students Demanding Loan Forgiveness Forces Administration Scramble (ZH)
As WSJ reports, enrollment in student debt forgiveness plans have surged nearly 40% in just six months, to include at least 1.3 million Americans owing around $72 billion.

   Bundy Ranch (h16)
Ce consentement est tout sauf une simple formule rhétorique puisqu’il fonde véritablement le principe même de la démocratie (le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple). Dès lors qu’un nombre d’individus ne consent plus à un impôt, s’en explique et est prêt à se battre pour le refuser, sans qu’on puisse qualifier le restes de ses activités comme ouvertement criminelles et néfastes au reste de la société, il devient délicat de continuer à parler de consentement, tout comme il est plus compliqué de faire croire à l’équité de la ponction opérée.
Là où beaucoup de citoyens américains se contentent de tolérer le gouvernement comme un moindre mal, le citoyen français est bien plus souvent qu’à son tour considéré comme la piétaille à la merci des administrations.
De la même façon que les Bonnets Rouges ont été décriés par une presse très mal à l’aise avec un mouvement qui ne s’inscrivait pas dans les schémas traditionnels, de la même façon que les participants aux Manifs Pour Tous ont subi un traitement de choix par les forces de l’ordre et le pouvoir en place qui ne pouvait laisser la sédition s’installer, on peut imaginer que le Ranch Bundy déclenchera une belle tornade de caricatures et d’approximations dans la presse française si jamais elle venait à s’en occuper.

   Impérialisme - 2014 s'annonce comme une année de vérité pour les États-Unis (Paul Craig Roberts)
Une des deux choses suivantes est probable : soit le dollar américain sera abandonné, entrainant l'effondrement de sa valeur et mettant ainsi fin à l'état de superpuissance de Washington et à la menace qu'il représente pour la paix mondiale, soit Washington mènera ses marionnettes en conflit militaire avec la Russie et la Chine. Le résultat d'une telle guerre serait beaucoup plus dévastateur que l'effondrement du dollar américain.

   Quatre morts dans une fusillade à Slaviansk dans l'est de l'Ukraine (Romandie)
   Ukraine: les autorités versent 80.000 USD pour la capture de militants pro-russes (Ria Novosti)
   Kiev refuse de réprimer les radicaux: les accords de Genève menacés (Lavrov) (Ria Novosti)
   Here Come The Boots On The Ground: US Troops Heading To Eastern Europe (ZH)
600 U.S. TROOPS HEADING TO EUROPE FOR EXERCISES: PENTAGON
   The Truce Is Over: Ukraine President Urges Restart Of Military Action (ZH)
UKRAINE'S TURCHYNOV URGES RESTART OF ANTI-TERRORIST OPERATION
   Ukraine: un député pro-européen assassiné dans l'est (Ria Novosti)
   USA/RUSSIE: Les doctrines influent sur l’Ukraine (via le blog à Lupus)
Il y a un risque de conflit, et l’on va dans cette direction si l’on n’accepte pas l’idée d’une fédéralisation de l’Ukraine.
L’Allemagne ne peut guère ne plus acheter de gaz russe, alors qu’elle est reliée à la Russie par le gazoduc North Stream.
L’Europe a beaucoup à perdre
   Le projet Manhattan du 21ème siècle: l'arme fatale de Washington contre la Russie est financière (Express.be)
Les États-Unis sont peut-être sur le point de déployer une arme d’un nouveau genre contre la Russie : leur contrôle sur le système bancaire mondial, étayé par leur réseau d’alliances et l’accord résigné des pays neutres, affirme Ambrose Evans-Pritchard dans le Telegraph. Il n’hésite pas à parler de « bombe à neutron financière » pour qualifier cet instrument de guerre économique qu’il a surnommé le « Projet Manhattan du 21ème siècle » (le nom de code du projet qui a abouti au développement de la première bombe atomique aux Etats-Unis).