vendredi 18 avril 2014

Ca bouge à l'extrême gôche sur l'euro

La chose est simple à comprendre en fait.

L'euro aujourd'hui, c'est la ligne Valls : sacralisation de la fausse épargne et volonté de redonner de l'air aux classes ouvrieuses, en reprenant, en nominal, aux goinfres nourris à la gabegie publique leurs privilèges aristocratiques. Voici l'alliance des forces telle qu'elle se présente.

La gôche a soutenu l'euro tant que ce dernier permettait de continuer la course à l'endettement public pour nourrir les sus dites clientèles. Quant à l'explosion du prix des logements ? Et ben c'est bonus pour ses clientèles de fonctionnaires papy boomers multi proprios !

Ensuite ils ont demandé qu'on sacrifie les épargnants par l'inflation, pour continuer de payer les rentes de leurs clientèles (rentes qu'on appellera modèle "social" bien entendu).

Voyant que tout ceci est désormais exclu, dans une dernière tentative désespérée de sauver la position de petit aristocrate du tamponne-papier fonctionnaire encarté CGT, les voila qu'ils se déclarent contre l'euro...

Pas du tout pour des questions de souveraineté (la souveraineté du peuple, c'est du fascimse). Uniquement parce que l'affreux système turbo néo libéral va manger tout cru la pauvre veuve et l'orpheline et que ça va être le retour de la petite vendeuse d'allumettes (comprendre les rentiers vont devoir retoucher le sol).

Bernard Maris pour la sortie de l’euro
Rue89, 18/04/2014 (en Français texte en français )
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L’économiste Bernard Maris, qui signe sous le nom Oncle Bernard dans Charlie Hebdo et se déclare « européen fédéraliste », annonce dans Charlie Hebdo de cette semaine : « Je vire ma cuti. J’ai voté oui à Maastricht, oui au Traité constitutionnel. Aujourd’hui je pense qu’il faut quitter la zone euro. » Selon lui, l’euro est en effet en train de miner l’Europe. « Il n’est jamais trop tard (même s’il est bien tard) pour reconnaître qu’on s’est trompé ».



L'économiste Frédéric Lordon : "Il faut sortir de l'euro"
France Inter, 17/04/2014 (en Français texte en français )

Le drame algérien : avoir trop bien copié le népotisme, le système clientéliste et soviétique français

L'Algérie : un eldorado pétrolier à l'économie chancelante
Le Figaro, 18/04/2014 (en Français texte en français )
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sortir de la dépendance aux hydrocarbures suppose une rupture qui pourrait remettre en cause la paix sociale, largement financée par la rente. Subventions sur le carburant, l'électricité et le gaz, le lait, les céréales, aide à la création d'entreprise, au logement, augmentations des salaires des fonctionnaires En 2014, les transferts sociaux dépasseraient les 50 milliards de dollars, soit un peu plus d'un tiers du PIB. Mal gérées et diluées dans une inflation de plus de 10 %, ces dépenses, qui s'ajoutent à une facture de plus de 60 milliards de dollars d'importations, font frémir les experts, persuadés que l'État devrait se concentrer sur d'autres priorités.

Son agriculture ne contribue que pour 7 % à la construction du PIB national, et, selon la FAO, elle ne parvient même pas à produire les aliments essentiels à la consommation humaine.



Élection présidentielle en Algérie : Abdelaziz Bouteflika, "la mascarade"
RTL, 18/04/2014 (en Français texte en français )

jeudi 17 avril 2014

Inflation

Bruno Bertez : C’est un suicide collectif ! / Gattaz s’est fait baiser !

Humeur de Loup du Mercredi 16 Avril 2014: C’est un suicide collectif! Par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 16/04/2014 (en Français texte en français )
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C’est un suicide collectif, prévu, programmé, voulu; et le travail des politiciens est de faire croire :

   Qu’ils n’en sont pas responsables alors que tout cela était écrit dans les travaux préparatoires au grand marché européen
   Qu’ils luttent contre les conséquences de ce qu’ils ont programmé, ils veulent faire croire que l’on peut à la fois travailler à produire plus de chômage et en même temps œuvrer à le résorber.


Au lendemain des élections européennes, une grande offensive en faveur de la flexibilité et de l’assouplissement des rigidités du marché du travail va être menée à la demande des organismes internationaux. Ce sont les fameuses réformes exigées par Merkel, mais qu’elle a accepté de repousser après les élections. Ces réformes viseront à l’égalisation, en Europe, des coûts du travail afin de la rendre globalement plus compétitive.

C’est comme les inégalités, ils les créent par la politique monétaire et financière, mais ils jurent qu’ils luttent contre elles.

Comme le disait le nouveau porte -parole du gouvernement, Le Foll tout ce que l’on fait est bien, mais ce sont les Français qui ne comprennent rien! Que l’on fasse une chose un jour et le contraire le lendemain, c’est bien ! Que l’on annonce un programme et que l’on fasse le contraire, c’est encore bien ! Qu’on claironne vive la croissance et que l’on ne prenne que des mesures déflationnistes, c’est encore mieux ! Et tout est à l’avenant.

Il faut dire que les français ne valent pas mieux que leurs rois, eux qui donnent 58% de popularité à Valls. Eux qui acceptent les nominations des copains/coquins du Président.



Politique Friction du Mercredi 16 Avril 2014: Gattaz s’est fait baiser! Par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 16/04/2014 (en Français texte en français )
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Nous soutenons que l’existence du SMIC est l’une des causes du chômage, en particulier du chômage des jeunes et des gens sans qualification. Nous soutenons que chacun doit être libre d’offrir la seule chose qu’il a, sa force de travail, au prix qui lui convient. Chacun doit être libre de choisir la dignité et de se dire, je vais réussir, je gagne peu maintenant, mais j’ai le pied à l’étrier, je vais me rattraper plus tard.

Nous soutenons que le SMIC, c’est un moyen de bloquer, de cartelliser le marché du travail au profit des gens en place, et de ceux qui sont largués, dépassés, inefficaces. Le SMIC est une mesure de protection contre les jeunes et les gens peu qualifiés. Il faut oser le dire.

Notre analyse est incontournable, on a voulu la mondialisation, la mise en concurrence de tous les travailleurs du monde, il faut en tirer les conséquences et permettre que nos travailleurs, avec leurs atouts, relèvent le défi. Le seul avantage de la mondialisation, c’est la baisse des prix, la déflation des prix, tout doit devenir moins cher, plus abordable. Mais on empêche la baisse des prix car cela gêne ces messieurs les banquiers et les grands endettés. Alors on refuse la baisse des prix, l’ajustement des salaires et on met les jeunes et les moins qualifiés au rencart. La vraie lutte des classes , elle est là, dans cet antagonisme. Nous soutenons qu’une fois le SMIC supprimé, cela libérera les vraies énergies, pas celles des fonctionnaires bien sur; les forces vives seront enfin lâchées. Le coût du travail s’ajustera à sa valeur, compte tenu des qualifications, des formations, des compétences et des mérites et, bien sûr, des outils disponibles. On arrêtera de nous bassiner avec la solidarité qui tue l’effort et on investira, on relèvera, sans chaînes aux pieds, les défis de la modernité.